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	<title>Archives des Société - La voix du gendarme</title>
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	<title>Archives des Société - La voix du gendarme</title>
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		<title>Cyberattaques sur les fichiers de la police judiciaire centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 17:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce mercredi 17 décembre 2025 que des fichiers de police ont été la cible de cyberattaques. Un individu ou un groupe d’individus a réussi à s’introduire dans les systèmes informatiques du ministère pendant plusieurs jours. Cette faille de sécurité pourrait découler d’un manque « d’hygiène numérique » avec des [&#8230;]</p>
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<p>Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce mercredi 17 décembre 2025 que des fichiers de police ont été la cible de cyberattaques. Un individu ou un groupe d’individus a réussi à s’introduire dans les systèmes informatiques du ministère pendant plusieurs jours.</p>



<p>Cette faille de sécurité pourrait découler d’un manque « d’hygiène numérique » avec des mots de passe échangés « en clair » sur des messageries professionnelles compromises. Cette explication qui laisse dubitatif soulève des interrogations, notamment sur les conformités de sécurité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) et une intrusion qui a duré plusieurs jours.</p>



<p>Des mesures de remédiation sont mises en place, notamment l’instauration de la double authentification systématique pour accéder aux fichiers maison ignore la gravité des conséquences et les éventuelles exfiltrations de données, du moins officiellement.</p>



<p>Des enquêtes judiciaires et administratives sont ouvertes et une expertise est en cours par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Celle-ci doit dresser un état des lieux structurel des outils pour en renforcer la sécurité. Dans un contexte où le système de Contrôle Interne Traces, Applications et du Réseau (CITAR) a été développé pour mieux surveiller les agents, cette situation paraît d’autant plus préoccupante.</p>



<p>Les administrés espèrent que ces incidents ne mèneront pas à des actes de chantage ou à des malversations sur la base des données à caractère personnel détenues.</p>



<p>MR</p>



<p></p>



<p>crédit photo : Photo de <a href="https://unsplash.com/fr/@markusspiske?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Markus Spiske</a> sur <a href="https://unsplash.com/fr/photos/photo-du-film-matrix-iar-afB0QQw?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a></p>
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		<title>CITAR : l’outil de contrôle des consultations des fichiers pour lutter contre les abus et la corruption</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 15:54:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C.I.T.A.R Un outil de contrôle des consultations des fichiers a été créé et mis à la disposition des échelons territoriaux pour renforcer le contrôle interne et la lutte contre la corruption. Cet outil informatique, baptisé CITAR (Contrôle interne des traces des applications et du réseau), permet aux échelons de commandement d’effectuer directement le contrôle des [&#8230;]</p>
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<p>C.I.T.A.R Un outil de contrôle des consultations des fichiers a été créé et mis à la disposition des échelons territoriaux pour renforcer le contrôle interne et la lutte contre la corruption. </p>



<p>Cet outil informatique, baptisé CITAR (Contrôle interne des traces des applications et du réseau), permet aux échelons de commandement d’effectuer directement le contrôle des connexions de leur personnel sur les fichiers centraux administrés par la gendarmerie. <br><br>Ce moyen déconcentré doit renforcer l’effet dissuasif auprès des utilisateurs et provoquer mécaniquement une réduction des consultations illicites¹, si cela devait être le cas. <em>La Voix du Gendarme </em>rappelle aux utilisateurs du quotidien² le principe du « droit d’en connaître ET du besoin d’en connaître ». <br><br>¹ L’article 226-21 du code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende « le fait, par toute personne détentrice de données à caractère personnel, de savoir si un proche a des antécédents ou de rechercher des informations sur l’ex-conjoint ou le nouveau compagnon, et même sur le chauffeur de BLABLACAR qui doit véhiculer votre fille ou l’employeur de votre fils ! » C’est interdit ! <br><br>² Deux gendarmes adjoints volontaires et deux policiers municipaux sont poursuivis dans le Val-d’Oise dans le cadre d’une “affaire de corruption en lien avec la criminalité organisée”. Ils auraient effectué “près de 6 500 opérations de nature frauduleuse en lien avec l’utilisation des fichiers judiciaires et administratifs”, selon un communiqué du parquet ce samedi 14 décembre 2025.<br><br>Marc Rollang </p>



<p></p>
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		<title>Retour sur la conscription : trente ans d’évolution du service national en France</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/retour-conscription-service-national-1996-2025/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=retour-conscription-service-national-1996-2025</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 07:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La disparition de l’Union soviétique en 1991 marque la fin de la guerre froide et entraîne une profonde révision de la stratégie militaire française. Le&#160;Livre blanc sur la défense&#160;de 1994 recommande la professionnalisation des forces armées. C’est sur cette base que le président Jacques Chirac annonce, le 22 février 1996, la&#160;suspension du service national obligatoire. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La disparition de l’Union soviétique en 1991 marque la fin de la guerre froide et entraîne une profonde révision de la stratégie militaire française. Le&nbsp;<em>Livre blanc sur la défense</em>&nbsp;de 1994 recommande la professionnalisation des forces armées. C’est sur cette base que le président Jacques Chirac annonce, le 22 février 1996, la&nbsp;<strong>suspension du service national obligatoire</strong>.</p>



<p>Le code du service national est alors modifié : son article L.112-2 précise que l’appel sous les drapeaux est suspendu pour tous les Français nés après le 31 décembre 1978. Toutefois, cette suspension peut être&nbsp;<strong>levée à tout moment</strong>&nbsp;si les besoins de la défense nationale l’exigent.</p>



<p>Près de trente ans plus tard, le 27 novembre 2025, le président Emmanuel Macron annonce la&nbsp;<strong>création d’un service militaire volontaire</strong>, signe d’un possible renouveau de l’engagement citoyen sous une forme modernisée.</p>



<p>Bien que le service militaire obligatoire soit suspendu depuis 1997, un parcours citoyen demeure. La&nbsp;<strong>Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD)</strong>, instaurée la même année, devient en 2011 la&nbsp;<strong>Journée défense et citoyenneté (JDC)</strong>. Obligatoire pour tous les jeunes Français de 16 à 25 ans, elle s’inscrit dans un processus plus large mêlant recensement, information et sensibilisation au rôle des forces armées.</p>



<p>Parallèlement, d’autres dispositifs d’engagement civique et militaire voient le jour, sous l’autorité du ministère des Armées, avec des objectifs souvent autant sociaux que militaires.</p>



<p>C’est cette évolution, amorcée il y a près de deux siècles avec l’idéal du&nbsp;<strong>« citoyen-soldat »</strong>&nbsp;né de la Révolution de 1789, que&nbsp;<strong>La Voix du Gendarme (LVDG)</strong>&nbsp;analysera prochainement. L’article retracera les multiples tentatives, depuis 30 ans, pour repenser ou revitaliser un modèle d’engagement national au cœur de l’identité française.</p>



<p>Marc Rolland</p>



<p>crédit photo : Illustration du dossier service national &#8211; © Ministère des Armées et des Anciens combattants</p>
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		<item>
		<title>Effacer un homme, quelle brillante idée !</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/audrey-alicia-capitaine-charrat-hommage-oublie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=audrey-alicia-capitaine-charrat-hommage-oublie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 06:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Treize ans après l’assassinat brutal de&#160;l’adjudante Alicia Champlon et de la maréchale des logis chef Audrey Bertaut, la mémoire officielle semble vaciller. Dans cette tribune, le capitaine Marc Rollang, porte parole de l’apnm Gendarmes &#38; Citoyens, dénonce avec force et émotion l’exclusion silencieuse de leur ancien commandant, le capitaine Charrat, des hommages rendus à ses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Treize ans après l’assassinat brutal de&nbsp;<strong>l’adjudante Alicia Champlon et de la maréchale des logis chef Audrey Bertaut</strong>, la mémoire officielle semble vaciller. Dans cette tribune, le capitaine Marc Rollang, porte parole de l’apnm Gendarmes &amp; Citoyens, dénonce avec force et émotion l’exclusion silencieuse de leur ancien commandant, le capitaine Charrat, des hommages rendus à ses propres gendarmes.&nbsp;<br>Entre devoir de mémoire, esprit de corps et dérives protocolaires, ce texte pose une question essentielle : peut-on effacer un homme sans trahir ceux qu’il a servis ?</p>



<p><strong>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/la-perte-du-devoir-de-memoire/#google_vignette">Audrey et Alicia : fâcheuse perte du devoir de mémoire à la brigade de Pierrefeu-du-Var</a><br>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/le-20-fevrier-2015-une-page-aurait-du-se-tourner/">Le 20 février 2015, une page aurait dû se tourner !</a></strong></p>



<p>Comme chaque année depuis 13 ans, le 17 juin est organisée à la caserne de Pierrefeu-du-Var une cérémonie en hommage aux deux gendarmes assassinées. Un moment solennel où l’on célèbre l’esprit de corps, la fraternité et la mémoire… enfin, une mémoire soigneusement filtrée.</p>



<p>Cette fois encore, le capitaine Charrat est porté disparu de la liste des invités. Cet homme qui les a commandées, qui les a découvertes dans une scène cauchemardesque et qui a porté leur mémoire avec dignité, n’a visiblement pas sa place parmi les commémorant officiels. Pourquoi ? Un bug informatique ? Une liste trop courte ? Non, tout simplement un rappel à l’ordre silencieux. En 2024, il avait osé protester publiquement contre le retrait des portraits de Audrey et Alicia des murs de la brigade. Et dans certaines sphères, défendre la mémoire de ses collègues peut coûter très cher : l’oubli organisé.</p>



<p>Mais qu’à cela ne tienne ! Le principal intéressé sait que le souvenir de « ses filles » ne dépend ni des cérémonies officielles ni des poignées de mains protocolairement appliquées. Pendant que certains peaufinent l’art subtil de l’invisibilisation, lui conserve l’essentiel : le soutien indéfectible de ceux qui ont réellement servi à ses côtés. La preuve ? Il sera bel et bien présent à une autre cérémonie, celle de Lançon de Provence où la mémoire d’Audrey et Alicia sera honorée sans faux-semblants.&nbsp;</p>



<p>Quand on brandit fièrement le slogan « une force humaine », on se doit de dépasser les querelles personnelles. Certains feraient bien de méditer sur ce principe qui prend tout son sens… surtout quand l’humanité semble réservée à ceux qui rentrent dans les cases. Mais rassurons-nous, à force d’effacer ceux qui dérangent, la Gendarmerie finira peut-être par ne plus voir ses propres contradictions.</p>



<p>En attendant, le capitaine Charrat poursuivra son devoir de mémoire, loin des petits arrangements bureaucratiques d’une certaine caste hiérarchique. Car ce qui compte vraiment, ce ne sont pas les invitations bien ciblées… c’est que Audrey et Alicia restent à jamais dans les esprits.</p>



<p>«&nbsp;Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c&rsquo;est la présence des absents, dans la mémoire des vivants. (Jean D’Ormesson)&nbsp;»</p>



<p>Capitaine Marc Rollang&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>À l’heure des bilans de la lutte contre la délinquance ! Une tribune d&#8217;un officier de Gendarmerie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Ceynom]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean Ceynom, (pseudonyme), officier de Gendarmerie d'active, nous a adressé une nouvelle tribune au sujet de la lutte contre la délinquance.</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/a-lheure-des-bilans-une-tribune-dun-officier/">À l’heure des bilans de la lutte contre la délinquance ! Une tribune d&rsquo;un officier de Gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Jean Ceynom, (pseudonyme), officier de Gendarmerie d&rsquo;active, nous a adressé une nouvelle tribune au sujet de la lutte contre la délinquance.</p>



<p><strong>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/tribune-la-perversion-des-reseaux-ou-lobsolescence-de-la-decence/">Tribune : la perversion des réseaux ou l’obsolescence de la décence</a></strong></p>



<p>Avec les bilans annuels sur la délinquance et la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur, les Préfets, accompagnés des Directeurs interdépartementaux de la Police nationale (DIPN) et des Commandants de Groupement de Gendarmerie Départementale (CGGD), communiquent sur de prétendues nouvelles stratégies de lutte contre l’insécurité. </p>



<p>Sous couvert du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, ces annonces ne sont, en réalité, qu’une reformulation de dispositifs déjà existants, laissant l’impression à la population que les choses (enfin) vont changer.</p>



<p>Les priorités restent inchangées (heureusement): lutte contre les stupéfiants, violences intrafamiliales, atteintes aux biens, prévention des accidents&#8230; Seule la sémantique évolue, donnant l’illusion d’un renouveau alors que les actions concrètes restent les mêmes. Continuons donc à faire ce que nous faisons déjà avec, la spécificité assumée, d’un retour “aux résultats”.</p>



<p>Nos modes d’action s’adaptent et se renouvellent dès que nécessaire, mais ils ne produisent pas d’évolution significative. Les opérations “coup de poing”, le renforcement de la prévention&#8230; ces approches sont déjà mises en œuvre. Pourtant, sans une évolution législative profonde, notre capacité d’action restera limitée face à une adversité croissante.</p>



<p>Une présence accrue des forces de sécurité ne suffit pas à éradiquer la délinquance, tout comme l’augmentation du nombre de médecins ne suffit pas à faire reculer les maladies. Ce qui importe, c’est un traitement de fond. Nous évoluons dans une société qui cherche à tout contrôler, tout maitriser, mais il faut accepter une réalité : l’être humain, avec ses complexités et ses contradictions, n’est pas forcément en mesure de tout comprendre ou, en tout cas, capable de se remettre en cause. Nous ne vivons pas tous dans la même réalité, il y aura toujours des individus mal intentionnés, et tout parent n’a pas nécessairement la capacité ou les valeurs nécessaires pour transmettre une éducation conforme aux principes républicains.</p>



<p>La vraie solution est une guerre du temps, elle passe par l’éducation, le renforcement de l’autorité parentale et la transmission de valeurs essentielles ; l’esprit de corps, le sens du service, de l’autre, le dépassement de soi, la fierté d’appartenance&#8230; Trop souvent un schéma simple, mais redoutable est constaté : carences éducatives, oisiveté, errance = délinquance.</p>



<p>De même, pour ceux qui ont déjà franchi la limite légale, une incarcération plus utile pourrait être envisagée : rémunérer les détenus pour des travaux d’intérêt général sous surveillance offrirait une alternative constructive. Cela leur permettrait de réparer leurs erreurs, d’être utiles, de retrouver une dignité et, peut-être, de découvrir un savoir-faire ou une vocation.</p>



<p>Ensemble, dans l’espérance, œuvrons pour une société plus ferme, plus cohérente et surtout plus juste.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tribune : la perversion des réseaux ou l’obsolescence de la décence</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/tribune-la-perversion-des-reseaux-ou-lobsolescence-de-la-decence/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=tribune-la-perversion-des-reseaux-ou-lobsolescence-de-la-decence</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Nov 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmerie]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean Ceymon, officier de Gendarmerie d'active écrivant sous pseudonyme nous a adressé une nouvelle tribune relative à l'usage des réseaux sociaux par des gendarmes et spécialement par des officiers</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/tribune-la-perversion-des-reseaux-ou-lobsolescence-de-la-decence/">Tribune : la perversion des réseaux ou l’obsolescence de la décence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Jean Ceynom, officier de Gendarmerie d&rsquo;active écrivant sous pseudonyme nous a adressé une nouvelle <strong>tribune </strong>relative à l&rsquo;usage des <strong>réseaux sociaux </strong>par des gendarmes et spécialement par des officiers. Dans cette tribune intitulée “<em>la perversion des réseaux ou l’obsolescence de la décence”</em>, l&rsquo;auteur se demande pourquoi certains militaires de la Gendarmerie “<em>détournent-ils cet outil si puissant pour se perdre dans les méandres de leur propre image ? ”</em>. Cette prise de position qui n&rsquo;engage que son auteur pouvant apparaître comme sévère et caustique, reflète néanmoins un certain point de vue existant au sein de l&rsquo;Arme avec des officiers estimant inutile leur présence sur les réseaux sociaux ou les ayant quittés, déçus du règne de l&rsquo;entre-soi, de l&rsquo;auto-congratulation et de l&rsquo;hypocrisie.</p>



<p><strong>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/tribune-ce-que-les-reseaux-sociaux-disent-de-la-gendarmerie/">Tribune : ce que les réseaux sociaux disent de la Gendarmerie</a></strong></p>



<p>Avec l’ère numérique où chaque action semble devoir s’inscrire dans un récit virtuel, il est presque impossible d’échapper aux réseaux sociaux. Nous les utilisons, ces plateformes omniprésentes, pour communiquer, pour témoigner de nos engagements, pour mettre en lumière nos réussites. Après tout, quoi de plus efficace que ces outils pour sensibiliser, alerter, et diffuser des messages de prévention au plus grand nombre ?</p>



<p>Dans cette quête, la communication trouve son sens le plus noble. Elle devient alors une mission collective, un moyen de servir l’intérêt général, d’illustrer la raison d’être de notre métier : les autres avant tout. C’est une vocation qui nous pousse à agir, à mettre en lumière ce qui compte vraiment, bien au-delà de notre simple existence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un culte de soi déguisé en fausse humilité </h2>



<p>Et pourtant, une ombre plane sur cet idéal. Pourquoi, parmi nous, certains officiers notamment, détournent-ils cet outil si puissant pour se perdre dans les méandres de leur propre image ? Pourquoi ces posts où l’on devine un culte de soi déguisé en fausse humilité ? À les lire, ces camarades révolutionnent leur profession à chaque instant, façonnent l’avenir avec des phrases si évidentes qu’elles en deviennent creuses. Ils inondent les fils d’actualité de photos anodines accompagnées de textes faciles, répétant à l’envi un quotidien vidé de sa profondeur.</p>



<p>Ce déferlement constant finit par déranger les esprits les plus sages. Ces publications, si futiles, trahissent une obsession : celle de nourrir leur orgueil et d’assouvir leur insatiable besoin d’exister. Ces individus bâtissent alors leur carrière sur des apparences, sur la forme et le vide, délaissant le fond, cette essence qui devrait pourtant être au cœur de leurs préoccupations. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Car être un “chef”, c’est plus qu’apparaître : c’est inspirer, guider, et porter avec charisme des valeurs qui transcendent les subordonnés&#8230;où tout du moins essayer.</p>



<p></p>
</blockquote>



<p>Hélas, leur hybris qui les pousse toujours plus à l&rsquo;extrême sans jamais regarder où ils posent les pieds, les conduit inexorablement vers la chute. L’oubli les guette, l’erreur les rattrape, et avec elle, la perte du sens même de leur mission.</p>



<p>Alors, camarades, il est temps de se reprendre. Cessez de vouloir devenir de faux créateurs de contenu, égarés dans un narcissisme stérile. Soyez plutôt les artisans de l’adhésion, les bâtisseurs de réussites collectives. Reprenez cette lumière que vous dilapidez inutilement, et tournez-la vers ceux que vous servez, ceux qui vous entourent. C’est là, et seulement là, que réside la véritable grandeur!</p>



<p><strong>Jean Ceynom</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/tribune-la-perversion-des-reseaux-ou-lobsolescence-de-la-decence/">Tribune : la perversion des réseaux ou l’obsolescence de la décence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Ligue des droits de l&#8217;Homme : défense de tous ou agenda partisan ?</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/la-ligue-des-droits-de-lhomme-defense-de-tous-ou-agenda-partisan/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-ligue-des-droits-de-lhomme-defense-de-tous-ou-agenda-partisan</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 20:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;APNM Gendarmes et Citoyens1 a récemment publié un article critiquant la Ligue des Droits de l&#8217;Homme2 (LDH). Selon cet article, la LDH, association à but non lucratif fondée en 1898, se voit une fois de plus déboutée par le tribunal administratif de Nouméa, suite à une requête déposée contre les forces de l’ordre en Nouvelle-Calédonie. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/la-ligue-des-droits-de-lhomme-defense-de-tous-ou-agenda-partisan/">La Ligue des droits de l&rsquo;Homme : défense de tous ou agenda partisan ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;APNM Gendarmes et Citoyens<sup>1</sup> a récemment publié un <a href="https://www.apnmgc.fr/post/la-ligue-des-droits-de-tous-les-hommes-pas-vraiment">article </a>critiquant la Ligue des Droits de l&rsquo;Homme<sup>2</sup> (LDH). Selon cet article, la LDH, association à but non lucratif fondée en 1898, se voit une fois de plus déboutée par le tribunal administratif de Nouméa, suite à une requête déposée contre les forces de l’ordre en Nouvelle-Calédonie.</p>



<p><strong>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/une-deputee-propose-de-creer-une-loi-adama-traore-pour-lutter-contres-les-violences-policieres/">Une députée propose de nommer des lois pour lutter contre les violences policières du nom d’Adama Traoré: une tribune du capitaine (H) Jean-François Charrat</a></strong></p>



<p>La LDH, dénonçant des atteintes aux libertés fondamentales, a vu sa requête rejetée, le tribunal estimant que les circonstances ne permettaient pas de lever les dispositifs en place. Cette décision souligne, selon l&rsquo;APNM, un discours récurrent de la LDH qui vise à décrédibiliser les forces de l’ordre, en les présentant comme brutales et dénuées de sens éthique, une approche qualifiée de “propagande anti-flic”.</p>



<p>L’article rappelle également d&rsquo;autres échecs récents de la LDH, notamment lors des affrontements à Sainte-Soline, où l’association avait contesté des arrêtés préfectoraux. Ce sont des tentatives, selon l&rsquo;APNM, de saper l’autorité de l’État sous couvert de respect des droits humains, sans prise en compte des agressions subies par les forces de l’ordre lors de manifestations.</p>



<p>L&rsquo;APNM critique également la LDH pour ses prises de position jugées partiales, dénonçant un soutien à des groupes extrémistes ou des personnalités controversées, tout en ignorant les victimes parmi les forces de l&rsquo;ordre. L’association pointe du doigt le financement public dont bénéficie la LDH, malgré ses attaques régulières contre l&rsquo;État et ses institutions. En 2023, près de 30 % de son financement provenait de subventions publiques, une situation que l’APNM juge paradoxale.</p>



<p>L’article conclut que la Ligue des Droits de l’Homme s’est éloignée de son objectif initial de défense universelle des droits pour devenir un outil partisan. Selon l&rsquo;APNM, il est temps pour cette organisation de revenir à une véritable neutralité et de cesser ses attaques systématiques contre l’autorité républicaine.</p>



<p>1- L’Association Gendarmes et Citoyens® est une association professionnelle nationale militaire (APNM) dont l’objet principal est la défense des intérêts individuels et collectifs des gendarmes. Créée en 2008, elle est agréée “Association Professionnelle Nationale Militaire” en 2016 par le ministère des Armées à la suite de la loi 2015-917 du 28 juillet 2015 accordant aux militaires le droit de créer et d’adhérer à des APNM. L’APNM Gendarmes et Citoyens a pour mission de porter la voix des gendarmes actifs, retraités, ou réservistes sur des sujets concernant leurs droits, conditions de travail, et statut. L’association joue un rôle d’intermédiaire avec les autorités publiques, les parlementaires, et les institutions étatiques pour proposer des améliorations concernant la protection des gendarmes, leur bien-être, et leur reconnaissance.</p>



<p>2- La Ligue des Droits de l&rsquo;Homme (LDH)&nbsp; créée en 1898 à la suite de l’affaire Dreyfus, est une association française loi 1901. Elle a pour mission de défendre les droits et libertés individuels et collectifs. La LDH est fondée sur l’idée que tous les individus, quelles que soient leur origine, religion, ou condition, doivent bénéficier des mêmes droits fondamentaux. Elle agit dans les domaines des droits civils et politiques, mais aussi sociaux, économiques, et culturels.</p>
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		<title>Audrey et Alicia : fâcheuse perte du devoir de mémoire à la brigade de Pierrefeu-du-Var</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 16:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une tribune, le capitaine (H) Jean-François Charrat, ancien porte-parole de l’Association professionnelle nationale militaire (APNM) Gendarmes et Citoyens, partenaire de “la Voix du Gendarme” et commandant de la brigade de Pierrefeu-du-Var fait part de sa colère après avoir découvert que les portraits d'Audrey et Alicia, les deux gendarmes assassinées le 17 juin 2012 à Collobrières avaient été décrochés de la salle de réunion qu'elles avaient créée. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans une tribune, le capitaine (H) Jean-François Charrat, ancien porte-parole de l’Association professionnelle nationale militaire (APNM)&nbsp;<strong>Gendarmes et Citoyens,</strong>&nbsp;partenaire de “<em>la Voix du Gendarme</em>” et commandant de la brigade de <strong>Pierrefeu-du-Var</strong> fait part de sa colère après avoir découvert que les portraits d<strong>&lsquo;Audrey et Alicia</strong>, les deux gendarmes assassinées le 17 juin 2012 à Collobrières avaient été décrochés de la salle de réunion qu&rsquo;elles avaient créée. </p>



<p><strong>Du même auteur :&nbsp;<a href="https://lavoixdugendarme.fr/trop-cest-trop/">Trop c&rsquo;est trop </a></strong>! </p>



<p>L’histoire de la Gendarmerie nationale est semée d’actes héroïques qui ont souvent conduit ceux ou celles qui les ont accomplis au sacrifice suprême de leur vie. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="400" src="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat.png" alt="" class="wp-image-71427" style="width:322px;height:auto" srcset="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat.png 400w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-300x300.png 300w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-150x150.png 150w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-125x125.png 125w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-200x200.png 200w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-80x80.png 80w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2024/06/jean-francois-charrat-100x100.png 100w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<p><br>Le nom de ces morts pour le service de la Nation reste à jamais gravé dans la mémoire collective de toute la communauté gendarmesque. Ainsi ces dernières décennies, plusieurs centaines de Gendarmes de tous grades et de toutes conditions ont perdu la vie pour aller au bout de leur serment. <br>Chaque année, les cérémonies du 16 février leur rendent hommage. C’est la juste reconnaissance de leur dévouement. Arnaud Beltrame est certainement le plus légendaire, tant son dévouement et son altruisme furent salvateurs pour l’otage dont il a pris la place. </p>



<p>Moi, j’ai deux prénoms qui m’accompagnent depuis le 17 juin 2012&nbsp;: Audrey et Alicia, deux jeunes gradées, pleines de vie qui, en service, ont rencontré un couple diabolique. Leur assassinat a créé un raz-de-marée émotionnel dans toute la population et un élan de solidarité incroyable s’est diffusé dans tous les territoires. <br>Les parents, les proches et leurs camarades de la Gendarmerie, abasourdis par leur disparition injuste, ont mis un point d’honneur à perpétuer leur souvenir. Pour que l’on ne les oublie pas. La salle de réunion de la brigade de Pierrefeu-du-Var, dont elles avaient été les principales conceptrices, leur avait été naturellement dédiée. <br>Le portrait de chacune d’entre-elles et tous les hommages spontanés de personnalités y avaient été accrochés avec mon approbation. Le devoir de mémoire pour que chaque Gendarme se souvienne que la protection des personnes peut conduire à donner sa vie pour sauver celle des autres, mais également en témoignage de l’attachement de l’institution à deux Gendarmes mortes en service. <br>Cette petite salle, conçue par elles, accueillait ceux qui avaient le besoin de se rappeler et permettait à leurs parents de se recueillir quelques instants, une fois par an. Tout cela est terminé. Par la décision d’on ne sait quelle autorité, tout ce qui rappelle Audrey et Alicia a été purement et honteusement décroché et caché dans un placard. Ce n’est qu’à la faveur d’une visite des parents de l’une d’entre elles que ces objets de la mémoire collective ont été remis aux familles sans aucune autre forme de politesse. Des Gendarmes ont fait connaître leur désapprobation, mais il semblerait que les visages des deux sacrifiées provoquent une gêne parmi quelques-uns. Incompréhensible&nbsp;! Le renoncement de certains responsables aux valeurs de mémoire d’une Arme multiséculaire m’est insupportable. Ces deux femmes, je les ai commandées, appréciées, guidées, aimées et découvertes assassinées, défigurées et mutilées. Je ne parviens pas à calmer la colère et la fureur qui m’animent. La disparition des traces de leur passage funeste à Pierrefeu-du-Var est un effacement de leur sacrifice héroïque. Si c’est ainsi que la Gendarmerie, grande famille institutionnelle de militaires, honore ses morts, j’ai honte désormais d’en avoir été un élément. <br>Je ne connais pas les raisons profondes d’une telle ignominie, mais je me souviendrai longtemps du regard embrumé des parents d’Audrey lorsqu’ils ont sorti du coffre de leur voiture le portrait de leur fille pour me le montrer. Douze ans après, on venait de tuer une seconde fois Audrey et Alicia&nbsp;!&nbsp;</p>
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		<title>Trop c’est trop !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 16:50:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le capitaine (H) Jean-François Charrat, ancien porte-parole de l’Association professionnelle nationale militaire (APNM) Gendarmes et Citoyens, partenaire de “la Voix du Gendarme”, livre une tribune sans pudeur sur les alliances politiques au détriment des forces de l&#8217;ordre. Sur le même thème: Tribune : Nouvelle Calédonie, une réforme constitutionnelle incendiaire ! Face au spectacle grand guignolesque de la campagne [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le capitaine (H) Jean-François Charrat, ancien porte-parole de l’Association professionnelle nationale militaire (APNM) <strong>Gendarmes et Citoyens,</strong> partenaire de “<em>la Voix du Gendarme</em>”, livre une tribune sans pudeur sur les alliances politiques au détriment des forces de l&rsquo;ordre.</p>



<p><strong>Sur le même thème: <a href="https://lavoixdugendarme.fr/nouvelle-caledonie-une-reforme-constitutionnelle-incendiaire/">Tribune : Nouvelle Calédonie, une réforme constitutionnelle incendiaire !</a></strong></p>



<p>Face au spectacle grand guignolesque de la campagne de “bordélisation” des législatives organisé de main de maître par le président de la République j’avais pris le parti de ne pas exprimer mes états d’âme. Mutique sur les passes d’armes des élites de tous poils sur des alliances contre nature de mouvements politiques à droite, à gauche, par devant et par derrière, j’attendais patiemment de voir sortir des cornes d’abondance d’une France déclassée et au bord du chaos quelques nouvelles têtes. J’avais même commencé à me livrer, dans mon for intérieur seulement, à des calculs d’apothicaire sur les résultats définitifs d’une assemblée qui ressemble depuis l’arrivée de certains députés, aux rencontres internationales des clowns pas drôles, en envisageant une majorité pour l’un ou l’autre. Je gardais à l’esprit que, quelle que soit la composition du palais Bourbon, les gendarmes et les policiers seraient impliqués dans la protection des biens et des personnes. </p>



<p>En écoutant mes contemporains se déchaîner sur les plateaux de télévision au sujet des chiffres de la dette publique, de la délinquance ou de l’immigration, j’avais le sentiment de glisser lentement vers une dystopie totalitaire de quel côté que l’on se place. Je me suis fait livrer du popcorn, en attendant que ceux qui décident de mon destin sociétal achèvent de se crêper le chignon, à grands coups de menton et de quolibets même pas comiques. La fenêtre ouverte pour en faire profiter mes voisins tout aussi intéressés que moi sur le bazar élyséen ainsi ourdi par le chef de tous les Français, je buvais la parole de l’un, les arguments de l’autre ou encore l’analyse du dernier. A la manière de Sénèque lançant des apophtegmes sentencieux sur l’art d’apaiser la colère, je me plaisais à contempler ceux qui aspiraient à devenir les organisateurs de mon quotidien, d’une manière calme et apaisée. </p>



<p>Je laissais le soin à mon charcutier, entre la découpe de jambon et la confection d’une andouillette, d’apporter un avis éclairé sur la crise que parcourait le pays tout en avouant à demi-mot que son agneau provenait de Nouvelle Zélande. Je cédais aussi au boulanger le soin de développer ses diatribes contre une Europe qui l’étrangle tout en confessant que la farine ukrainienne était la moins chère du marché et parce qu’il faut bien aider ces braves gens ma pauvre Lucette ! </p>



<p>J’étais là de mes circonvolutions métaphysiques intellectuelles, je tournais en rond en somme, quand une annonce m’a fait bondir de mon siège. Une alliance de partis dont l’affection pour les policiers et les gendarmes est désormais reconnue internationalement, venait d’investir la candidature d’un cadre du Nouveau Parti Anticapitaliste à la députation dans la première circonscription de l’Aude. Mon sang n’a fait qu’un tour. On parachute un gugusse qui clame que les policiers sont des assassins, qu’il faut les désarmer et que le Hamas fait de la résistance. Les bras m’en sont tombés. La quiétude dans laquelle le spectacle de la campagne législative m’avait plongé, a fait place à une colère sourde. Que des gens se réclamant de la gauche démocratique s’allient avec des partis d’extrême-gauche, passe encore, mais qu’ils investissent un homme qui crache sa haine du flic dans le canton où le colonel Beltrame a sauvé une femme en prenant sa place d’otage et a été assassiné par un terroriste islamiste, c’en est trop. Une tempête de fureur me soulève le cœur. </p>



<p>Mesdames et messieurs les caciques de la NUPES 2.0, que cherchez-vous à démontrer en défiant ainsi les gendarmes ? N’avez-vous donc aucune pudeur à légitimer la candidature d’un homme qui hurle sa haine des flics, ceux-là mêmes qui vous protègent au palais Bourbon ou dans votre vie de nantis de la république ? Que sont devenues vos valeurs et vos convictions pour vous allier à de tels personnages ? </p>



<p>Le vieux gendarme qui vit encore en moi répugne, par courtoisie naturelle, d’écrire les qualificatifs qui me viennent à l’esprit. J’ai honte pour vous, pseudos républicains d’opérette lancés dans une course à l’échalotte pour un siège à 12000 €uros. Vos compromissions vous discréditent définitivement de mon cercle démocratique. </p>



<p>Votre honneur ne vaut même pas le plat de lentilles que vous lorgnez et qui va vous conduire, je l’espère, à une déroute cuisante. En attendant, je retourne à Sénèque pour chercher à apaiser ma colère, cette colère dont vous vous êtes servis parfois pour accuser sans preuves ce que vous nommez des violences policières et qui ne sont que des réponses légitimes à des agressions brutales. Si j’osais, je vous suggèrerais d’investir des fichés S, si ce n’était pas déjà fait. Il vous reste encore un niveau pour atteindre les bas-fond de l’indignité, investir un des membres du clan Traoré.</p>



<p>JFC </p>



<p>Crédit photo : Photo de&nbsp;<a href="https://unsplash.com/fr/@hellojanaknorr?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash">Jana Knorr</a>&nbsp;sur&nbsp;<a href="https://unsplash.com/fr/photos/panneau-dinterdiction-de-fumer-rouge-et-blanc-d-JNCzsRDFE?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash">Unsplash</a></p>
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		<title>Nouvelle-Calédonie : rencontre avec Bruno, ancien Gendarme, au cœur des émeutes</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/nouvelle-caledonie-rencontre-avec-bruno-ancien-gendarme-au-coeur-des-emeutes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=nouvelle-caledonie-rencontre-avec-bruno-ancien-gendarme-au-coeur-des-emeutes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 08:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Voix du Gendarme a eu l'opportunité de s'entretenir avec Bruno, un Gendarme retraité vivant en Nouvelle-Calédonie depuis près de vingt ans. Directeur d'une agence de sécurité, il nous livre un témoignage poignant sur la vie quotidienne depuis le début des émeutes qui secouent l'île, alors que le président de la République est attendu sur place. </p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/nouvelle-caledonie-rencontre-avec-bruno-ancien-gendarme-au-coeur-des-emeutes/">Nouvelle-Calédonie : rencontre avec Bruno, ancien Gendarme, au cœur des émeutes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>La Voix du Gendarme a eu l&rsquo;opportunité de s&rsquo;entretenir avec Bruno, un Gendarme retraité vivant en Nouvelle-Calédonie depuis près de vingt ans. Directeur d&rsquo;une agence de sécurité, il nous livre un témoignage poignant sur la vie quotidienne depuis le début des émeutes qui secouent l&rsquo;île, alors que le président de la République est attendu sur place.</em> <br>Ce témoignage a été recueilli juste avant l&rsquo;arrivée du chef de l&rsquo;État. Les exactions se poursuivent.</p>



<p><strong>Sur le même thème : <a href="https://lavoixdugendarme.fr/lemouvant-hommage-a-nicolas-et-xavier-morts-en-mission-en-nouvelle-caledonie-video/">L’émouvant hommage à Nicolas et Xavier, morts en mission en Nouvelle Calédonie (Vidéo)</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte historique complexe</strong><strong></strong></h2>



<p>La Nouvelle-Calédonie, territoire français d&rsquo;Outre-mer, est marquée par des tensions historiques entre les Kanaks, le peuple autochtone, et les communautés d&rsquo;origine européenne, souvent appelées les “Caldoches” ou “loyalistes”. Les Kanaks, présents sur l&rsquo;île depuis environ 3 000 ans, ont vu leurs terres confisquées et redistribuées aux colons européens après l&rsquo;annexion française en 1853. Les révoltes kanaks, comme celle menée par le chef Ataï en 1878, ont été brutalement réprimées. Au XXe siècle, les Kanaks ont été marginalisés économiquement et socialement, souvent relégués à des réserves ou à des ghettos urbains.</p>



<p>En revanche, les Caldoches, descendants des colons européens, dominent l&rsquo;économie de l&rsquo;île, contrôlant notamment les mines de nickel et les grandes exploitations agricoles. Souvent conservateurs, ils défendent fermement l&rsquo;intégration de la Nouvelle-Calédonie à la France.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tensions et tentatives de réconciliation</strong><strong></strong></h2>



<p>Les tensions ont culminé dans les années 1980 avec une série de conflits violents. La création du Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) en 1984 a marqué une intensification des revendications pour l&rsquo;indépendance des Kanaks, menant à une période de troubles connue sous le nom des “Événements”. Les accords de Matignon en 1988 et de Nouméa en 1998 ont tenté de mettre fin à la violence et de favoriser une réconciliation entre les communautés, prévoyant notamment des référendums sur l&rsquo;indépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les émeutes de mai 2024</strong><strong></strong></h2>



<p>Les émeutes ont éclaté le 13 mai, au moment où une réforme constitutionnelle était en discussion à l&rsquo;Assemblée nationale. Opposés au dégel du corps électoral, les indépendantistes ont appelé à manifester, entraînant des violences et des actes de vandalisme à travers l&rsquo;île. L&rsquo;état d&rsquo;urgence a été décrété, restreignant les libertés de circulation et de réunion.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Témoignage de Bruno</strong><strong></strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une vie quotidienne bouleversée</strong></h3>



<p>Bruno, retraité depuis 2015, habite dans un quartier mixte à 13 km de l&rsquo;aéroport de Tontouta. “Nous vivons entre deux tribus, Bangou au nord et Saint-Laurent, sans tensions habituelles. Mais la situation est devenue critique avec les émeutes. Ma fille, en vacances chez nous, vit des moments inédits.”</p>



<p>Il décrit les défis quotidiens : “Les distributeurs de billets sont vandalisés, il n&rsquo;y a plus de gaz. L&rsquo;usine de gaz est à l&rsquo;arrêt depuis huit jours, et nos agents de sécurité doivent être relevés par voie maritime, les routes étant impraticables.”</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Violence et insécurité</strong></h3>



<p>Bruno évoque les barrages tenus par des jeunes souvent alcoolisés ou sous l&#8217;emprise de cannabis : “ls fouillent les voitures et pratiquent le car-jacking. Des zones entières de Nouméa sont interdites, chaque quartier a son propre checkpoint.”</p>



<p>“Il y a des zones interdites dans Nouméa, les quartiers sud ont créé leurs propres barrages pour se protéger. Côté Kanak, l&rsquo;ambiance est plus agressive, avec des feux, des caillassages et des armes blanches.”</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;impact sur l&rsquo;économie</strong></h3>



<p>Bruno témoigne des dégâts économiques : “Les concessions automobiles ont été saccagées, les entreprises vandalisées. Le nombre de véhicules brûlés dépasse l&rsquo;entendement. Les agents de sécurité sont souvent confrontés à des situations dangereuses et ont exercé leur droit de retrait.”</p>



<p>Il poursuit : “Nous avons perdu énormément de sites de travail, et nous nous dirigeons vers un plan social. En détruisant leur économie, les émeutiers ne réalisent pas qu&rsquo;ils se tirent une balle dans le pied.”</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La venue du président et l&rsquo;espoir de dialogue</strong></h3>



<p>Bruno exprime un espoir mitigé quant à la visite du Président : “Il faut renouer le dialogue, mais les indépendantistes refusent toute discussion. La réforme du corps électoral est le détonateur de ces violences. La venue de Macron pourrait apaiser les tensions, mais il est difficile de voir une issue à cette crise.”</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un avenir incertain</strong></h3>



<p>En conclusion, Bruno se dit inquiet pour l&rsquo;avenir de la Nouvelle-Calédonie : “Nous sommes partis pour vingt à trente ans d&rsquo;incertitude politique. Les indépendantistes sont prêts à prendre les armes. Nous avons bon espoir que la visite présidentielle calme les esprits, mais il est difficile de voir une issue à cette crise.”</p>



<p>Il ajoute : “Personnellement, nous envisagions de rentrer en métropole dans les deux ans, mais les événements récents accélèrent cette réflexion. La situation est devenue intenable, et beaucoup de gens, surtout ceux sans attaches solides, envisagent de rentrer.”</p>



<p>Le témoignage de Bruno met en lumière la complexité et la gravité de la situation en Nouvelle-Calédonie. Entre espoir et désillusion, il souligne la nécessité d&rsquo;un dialogue constructif pour éviter que la situation ne dégénère davantage et pour trouver une solution durable à cette crise profonde.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"></figure>



<p>Crédit photos : bruno.</p>
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