Émeutes : retour sur l’engagement exceptionnel de la Gendarmerie : diaporama

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Un Gendarme en région parisienne au cours de la nuit de vendredi à samedi (Photo Gendarmerie)

La Gendarmerie a connu, lors des émeutes qui secouent le pays depuis le drame de la mort de Nahel à Nanterre, son engagement le plus important depuis la crise des Gilets jaunes. Sur les 700 membres des forces de l’ordre blessés, 40 sont des Gendarmes, mais heureusement, aucun gravement selon la Direction générale. Ce lundi, malgré une baisse notable des exactions, le chef de l’État, qui recevra 200 maires mardi, a demandé au gouvernement de maintenir une présence massive des forces de l’ordre.

Le bilan de ces émeutes est à ce jour, selon le Parisien (*) , de quelque 5 000 véhicules incendiés, 10 000 feux de poubelles, près de 1 000 bâtiments brûlés ou dégradés, 250 attaques de commissariats ou de Gendarmeries. Les Gendarmes ont procédé à eux seuls à près de 400 interpellations.

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Les Gendarmes qui ont ressorti leurs blindés pour les utiliser en zone urbaine et utilisé pour la première fois les VIPG (véhicules d’intervention polyvalents de la Gendarmerie) “Centaure”, – avec satisfaction- ont en effet été mobilisés en très grand nombre et très rapidement grâce à leur disponibilité liée à leur statut militaire. L’Arme a ainsi montré, comme l’a dit à la Voix du Gendarme lors d’une interview le Directeur général, qu’elle était capable d’intervenir en tout et en tout lieu en situation très dégradée.

Depuis le début des évènements, ce sont ainsi, selon nos calculs, environ 25000 militaires de l’Arme qui ont été déployés chaque jour en zone de Police nationale comme en zone Gendarmerie. Cette mobilisation s’est faite en plus de ses missions du quotidien, auxquelles il faut ajouter les arrivées des premiers estivants, le Tour de France et les opérations en cours à Mayotte.

Les PSIG engagés un peu partout en France aux côtés des policiers

Si les Gendarmes mobiles ont été employés en nombre dans les grandes agglomérations, ainsi que la Garde républicaine avec ses pelotons d’intervention, les PSIG, désormais quasiment tous professionnalisés et lourdement équipés, ont renforcé les policiers de la sécurité publique, comme par exemple à Cannes. Les groupements de GD ont également fait appel aux réservistes dans de nombreux départements pour cette mobilisation exceptionnelle et gourmande en effectifs.

Le GIGN, en île-de-France et en province avec ses antennes, a aussi été mobilisé pour sa capacité à procéder à des interpellations d’individus violents en situation très dégradée ou pour intervenir dans l’hypothèse d’une prise à partie d’un membre des forces de l’ordre ou d’une autorité. Les hélicoptères des forces aériennes de la Gendarmerie ont été mis à contribution toutes les nuits au profit des policiers ou des Gendarmes et ont été très utiles avec leur puissant projecteur pour guider des troupes au sol. Enfin, les unités de recherches ont été mises à contribution pour les enquêtes relatives aux exactions de même que le ComCyberGend afin de tenter d’identifier les auteurs de messages sur les réseaux sociaux appelant à des rassemblements.

(*) Le Parisien

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