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CRS et gendarmes mobiles : Jean-François Charrat répond au syndicat Alliance

Le syndicat de police Alliance dénonce une différence de mobilisation entre les CRS et les escadrons de gendarmerie mobile à l’occasion du 31 octobre. Une sortie qui fait bondir Jean-François Charrat. Dans cette tribune au vitriol, il dénonce une polémique corporatiste, rappelle l’engagement quotidien des gendarmes mobiles et s’interroge sur les arrière-pensées syndicales, à quelques semaines des élections professionnelles. Sans remettre en cause la solidarité entre policiers et gendarmes sur le terrain, il règle ses comptes avec les représentants d’Alliance.

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On savait le syndicat Alliance coutumier du corporatisme de bas étage, on le découvre désormais atteint d’une jalousie maladive. À lire leur dernière prose larmoyante sur les réseaux, l’amertume le dispute au ridicule : ils pleurnichent parce que les escadrons de gendarmerie mobile seraient moins sollicités qu’eux, alors même que le 31 octobre prochain, toutes les compagnies de CRS seraient sur le pont.

Il faut une audace sans limites — ou un sens inné de l’inversion — pour oser la ramener. Les gendarmes mobiles passent le clair de leur temps à colmater les brèches dans les zones de compétence de la police, souvent au détriment de leurs propres plates-bandes. Et étrangement, on n’entend personne s’émouvoir outre mesure quand, dans un commissariat d’une centaine de fonctionnaires, on cherche désespérément une patrouille dehors, les autres ayant visiblement des occupations plus urgentes ou un café trop chaud.

Alors, messieurs d’Alliance, au lieu de geindre et de lorgner par-dessus la gamelle du voisin, essayez donc de vous concentrer sur votre cœur de métier : courser les casseurs, les pilleurs et les voyous. Et cessez de vendre des salades en faisant croire que la totalité des CRS est déployée sur le terrain à effectifs pleins, quand un calcul de niveau primaire rappelle qu’avec des effectifs réduits de moitié, c’est tout juste la moitié de la machine qui tourne réellement.

À force de saturer les plateaux des chaînes d’information en invisibilisant méthodiquement les gendarmes mobiles, il ne fallait pas s’étonner que le ministère finisse par céder à la mise en scène et ne plus faire appel qu’aux « indispensables » autoproclamés du maintien de l’ordre.

Le silence eût été l’ultime et le plus souverain des mépris, mais ce serait leur prêter une consistance qu’ils n’ont pas que de les gratifier de notre indifférence. À moins qu’une fois de plus, les élections syndicales de décembre ne fassent tourner à plein régime les calculateurs de la maison, bien décidés à agiter l’épouvantail d’une pseudo-inégalité de traitement pour garnir leurs urnes.

Heureusement que sur le terrain, l’Alliance, la vraie, entre exécutants n’est plus à démontrer.

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