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	<title>Archives des Tribune libre - La voix du gendarme</title>
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	<title>Archives des Tribune libre - La voix du gendarme</title>
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		<title>Protection sociale : faut-il confier sa gestion aux syndicats, au patronat ou la privatiser ?</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2026 13:30:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Assurance maladie, retraites, prestations familiales, prévoyance : la protection sociale est au cœur du modèle républicain français. Mais face aux tensions financières et aux appels croissants à la privatisation, une question s’impose : faut-il confier davantage sa gestion aux syndicats, au patronat, ou au secteur privé ? Pour les gendarmes comme pour l’ensemble des Français, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Assurance maladie, retraites, prestations familiales, prévoyance : la protection sociale est au cœur du modèle républicain français. Mais face aux tensions financières et aux appels croissants à la privatisation, une question s’impose : faut-il confier davantage sa gestion aux syndicats, au patronat, ou au secteur privé ? Pour les gendarmes comme pour l’ensemble des Français, ce débat engage bien plus qu’une réforme : il touche à la solidarité nationale elle-même.</strong></p>



<p>La protection sociale française constitue l’un des piliers de notre pacte républicain. Assurance maladie, retraites, allocations familiales, accidents du travail : derrière ces dispositifs se joue une question essentielle, celle de la solidarité nationale. Pourtant, depuis plusieurs années, le débat ressurgit régulièrement : faut-il laisser davantage de place aux syndicats et au patronat dans la gestion du système ? Doit-on, au contraire, ouvrir plus largement la porte aux assurances privées ? Ou préserver un modèle fondé avant tout sur la solidarité nationale et l’intervention publique ?</p>



<p>Pour les personnels de la gendarmerie, comme pour l’ensemble des forces de sécurité, cette interrogation n’est pas théorique. Elle touche directement à la sécurité des carrières, à la prise en charge des risques professionnels et à la protection des familles. C’est un véritable sujet de société qui engage l’avenir du modèle français et le maintien des liens intergénérationnels auxquels notre pays demeure profondément attaché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle social qui reste une exception française</h2>



<p>Créée en 1945 dans l’élan de la Libération, la Sécurité sociale repose sur une idée simple mais ambitieuse : chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Ce système a permis de bâtir, au fil des décennies, un modèle social unique, souvent envié à l’étranger.</p>



<p>Cette exception française n’est pas seulement un mécanisme administratif ou financier. Elle traduit une certaine vision de l’Homme et de la société, fondée sur la solidarité entre générations, entre actifs et retraités, entre bien-portants et malades.</p>



<p>Dans un monde marqué par l’individualisme croissant et la fragilisation des repères collectifs, préserver ce modèle constitue un enjeu majeur de cohésion nationale. Car lorsqu’une société abandonne progressivement la solidarité au profit de la seule logique marchande, ce sont les plus fragiles qui en paient le prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle historique des partenaires sociaux</h2>



<p>À l’origine, la protection sociale reposait largement sur une gestion paritaire. Les représentants des salariés et ceux des employeurs administraient ensemble les caisses de Sécurité sociale et les régimes complémentaires.</p>



<p>Cette gouvernance avait une vertu essentielle : associer les acteurs du monde du travail aux décisions qui concernent directement les citoyens. Aujourd’hui encore, les syndicats patronaux et salariés ainsi que les conseils d’administration des mutuelles jouent un rôle important dans l’équilibre du système.</p>



<p>Mais cette responsabilité impose une vigilance particulière quant à la désignation des administrateurs. Ceux qui siègent dans ces instances devraient avoir pour seule préoccupation l’intérêt général et la défense du modèle social français. La recherche de notoriété personnelle, d’avantages ou d’indemnités ne peut devenir l’objectif principal d’organismes dont la vocation première demeure la solidarité.</p>



<p>Le fonctionnement des mutuelles et des organismes sociaux exige compétence, intégrité et sens du bien commun. Dans une période où les équilibres financiers sont fragiles, les décisions prises engagent directement l’avenir de millions de Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La privatisation : une dérive inquiétante</h2>



<p>Face aux difficultés budgétaires chroniques de la protection sociale, certains défendent une ouverture croissante au secteur privé. La Protection Sociale Complémentaire (PSC), déjà en développement dans plusieurs secteurs, illustre cette évolution.</p>



<p>Or cette orientation suscite de profondes inquiétudes. Derrière le discours de modernisation et d’efficacité se profile le risque d’une protection sociale à plusieurs vitesses. À terme, les sociétés d’assurance privées recherchent naturellement des profils rentables et limitent les risques coûteux. Une telle logique peut conduire progressivement à de grandes inégalités d’accès à la protection et aux soins.</p>



<p>La santé, la retraite ou la prévoyance ne peuvent être réduites à de simples produits commerciaux. Lorsque la rentabilité devient le critère dominant, la solidarité recule inévitablement.</p>



<p>Le modèle américain constitue, à cet égard, un exemple souvent cité des dérives possibles d’une société trop libérale. Malgré sa puissance économique, les États-Unis demeurent confrontés à de profondes inégalités sociales et sanitaires. Des millions de personnes y renoncent encore à certains soins pour des raisons financières. Ce système, fondé largement sur les assurances privées, montre les limites d’une logique où l’Homme devient avant tout un client.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vigilance nécessaire pour l’avenir</h2>



<p>La protection sociale ne peut être pensée uniquement sous l’angle comptable. Elle participe directement de la stabilité sociale, de la paix civile et du sentiment d’appartenance nationale.</p>



<p>Pour les militaires et les forces de sécurité, attachés au service de l’État et de la République, cette dimension revêt une importance particulière. Les gendarmes savent combien la cohésion sociale demeure essentielle au bon fonctionnement du pays.</p>



<p>Bien sûr, notre système doit évoluer pour répondre aux réalités démographiques et économiques contemporaines. La maîtrise des dépenses, la lutte contre les abus et l’amélioration de la gestion sont indispensables. Mais ces adaptations ne doivent jamais conduire à remettre en cause le principe fondamental de solidarité qui constitue l’âme même du modèle français.</p>



<p>Dans une époque marquée par les fractures sociales et l’incertitude, préserver une protection sociale forte, équitable et humaine apparaît non seulement comme un choix politique, mais comme une nécessité nationale.</p>



<p><strong>Jean-Francois Stephan</strong>,<br>Chroniqueur pour<em> La Voix du Gendarme</em></p>



<p></p>
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		<title>Le jugement de Forcalquier pourrait s’apparenter à de la défiance.</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des décisions qui interrogent, d’autres qui révoltent. Et puis il y a celles qui donnent l’impression que la justice a tout simplement baissé les yeux. Le jugement rendu à Forcalquier le 28 avril 2026, après un refus d’obtempérer et ne badinons pas, à une tentative de meurtre, appartient tristement à cette catégorie. [&#8230;]</p>
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<p>Il y a des décisions qui interrogent, d’autres qui révoltent. Et puis il y a celles qui donnent l’impression que la justice a tout simplement baissé les yeux. Le jugement rendu à Forcalquier le 28 avril 2026, après un refus d’obtempérer et ne badinons pas, à une tentative de meurtre, appartient tristement à cette catégorie.</p>



<p>Un conducteur refuse d’obtempérer. Il met volontairement en danger des gendarmes, des automobilistes, des familles. Il choisit délibérément la fuite et l’affrontement.<br>Ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas un moment d’égarement. C’est un acte volontaire, dangereux, criminogène. L’interpellation se passe mal, les gendarmes sont blessés les motos détruites.&nbsp;</p>



<p>Et la réponse tombe. 5 ans de prison avec aménagement de la peine. L’auteur ressort du tribunal avec un joli accessoire à la cheville. Une sanction qui ressemble davantage à un clin d’œil qu’à une peine, une tape sur les doigts. Une décision qui, pour beaucoup, dont moi, résonne comme un encouragement à recommencer.</p>



<p>Comment expliquer qu’un acte qui tue chaque année des gendarmes, des policiers et des innocents soit traité comme une simple incivilité routière&nbsp;? Comment justifier qu’un acte d’une telle gravité soit sanctionné comme s’il relevait d’une simple infraction routière ?</p>



<p>Comment demander aux forces de l’ordre de risquer leur vie si la chaîne pénale renvoie l’idée que tout cela n’a, au fond, pas tant d’importance&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>À Forcalquier, ce jugement n’est pas seulement incompris, il est incompréhensible.<br>Il crée un fossé entre le terrain et le tribunal. Il alimente le sentiment d’impunité.<br>Il fragilise l’autorité de l’État. Il décourage ceux qui, chaque jour, portent l’uniforme et prennent des risques que personne d’autre n’accepterait.</p>



<p>Il ne s’agit pas de réclamer la sévérité pour la sévérité. Il s’agit de rappeler une évidence.<br>Un refus d’obtempérer, en percutant volontairement les gendarmes, n’est pas un détail administratif, c’est une mise en danger délibérée de la vie d’autrui, voire une tentative de meurtre.&nbsp;</p>



<p>Quand la justice minimise ce geste, elle envoie un signal catastrophique. La règle n’est plus une règle, elle devient une option. Et une société où la règle devient optionnelle est une société qui se délite.&nbsp;</p>



<p>À Forcalquier, la justice avait l’occasion de rappeler fermement que la République ne négocie pas avec ceux qui mettent des vies en danger. Elle a choisi de ne pas la saisir.<br>C’est regrettable. C’est même dangereux.&nbsp;</p>



<p>Et c’est, disons-le sans détour, tout simplement inacceptable.</p>



<p>Jean-François Charrat</p>
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		<title>Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame – 8ᵉ anniversaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 11:43:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[ArnaudBeltrame]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 23 mars 2018, à Trèbes, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, officier du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude, accomplissait un acte dont la portée dépasse le cadre du devoir. Face à un terroriste retranché et déjà meurtrier, il choisit de se substituer à une otage, offrant sa propre vie pour tenter de sauver celle d’une [&#8230;]</p>
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<p>Le 23 mars 2018, à Trèbes, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, officier du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude, accomplissait un acte dont la portée dépasse le cadre du devoir. Face à un terroriste retranché et déjà meurtrier, il choisit de se substituer à une otage, offrant sa propre vie pour tenter de sauver celle d’une innocente. Grièvement blessé par arme à feu, il succomba à ses blessures le lendemain, laissant derrière lui un pays bouleversé et admiratif.</p>



<p>Huit ans ont passé, mais son geste demeure intact dans nos mémoires. Il continue de nous rappeler ce que signifie véritablement servir. Avancer vers le danger quand d’autres s’en&nbsp;éloignent, protéger sans calcul, agir avec une force morale qui transcende la peur.<br>Arnaud Beltrame n’a pas seulement accompli un acte héroïque,&nbsp;il a incarné, jusqu’au sacrifice ultime, les valeurs les plus hautes de la gendarmerie et de la République.</p>



<p>Son courage n’était pas celui d’un instant, mais celui d’une vie entière consacrée à la protection de nos concitoyens. Son abnégation, son sens du devoir, sa droiture et son humanité résonnent encore aujourd’hui dans chaque brigade, dans chaque école, dans chaque cœur de gendarme.&nbsp;</p>



<p>À travers lui, c’est toute une institution qui se reconnaît faite de femmes et d’hommes qui, quel que soit le grade, se tiennent prêts&nbsp;à&nbsp;risquer leur vie pour préserver la nôtre.</p>



<p>En ce huitième anniversaire, nous honorons sa mémoire avec respect et gratitude. Nous pensons à sa famille, à ses proches, à ses camarades d’armes, qui portent encore la trace de cette épreuve. Nous pensons aussi à toutes celles et ceux qui, dans l’ombre, poursuivent chaque jour la mission qu’il a servie avec tant de noblesse.</p>



<p>Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame demeure un exemple. Un repère. Une lumière dans les moments de doute.&nbsp;</p>



<p>Son sacrifice nous oblige à&nbsp;être dignes,&nbsp;à&nbsp;être unis,&nbsp;à&nbsp;ne jamais oublier que la liberté&nbsp;et la sécurité&nbsp;ont un prix que certains acceptent de payer pour nous tous.</p>



<p>Aujourd’hui, nous nous souvenons. Et nous continuons de faire vivre son héritage.</p>



<p>Jean-François Charrat </p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Cyberattaques sur les fichiers de la police judiciaire centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 17:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce mercredi 17 décembre 2025 que des fichiers de police ont été la cible de cyberattaques. Un individu ou un groupe d’individus a réussi à s’introduire dans les systèmes informatiques du ministère pendant plusieurs jours. Cette faille de sécurité pourrait découler d’un manque « d’hygiène numérique » avec des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce mercredi 17 décembre 2025 que des fichiers de police ont été la cible de cyberattaques. Un individu ou un groupe d’individus a réussi à s’introduire dans les systèmes informatiques du ministère pendant plusieurs jours.</p>



<p>Cette faille de sécurité pourrait découler d’un manque « d’hygiène numérique » avec des mots de passe échangés « en clair » sur des messageries professionnelles compromises. Cette explication qui laisse dubitatif soulève des interrogations, notamment sur les conformités de sécurité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) et une intrusion qui a duré plusieurs jours.</p>



<p>Des mesures de remédiation sont mises en place, notamment l’instauration de la double authentification systématique pour accéder aux fichiers maison ignore la gravité des conséquences et les éventuelles exfiltrations de données, du moins officiellement.</p>



<p>Des enquêtes judiciaires et administratives sont ouvertes et une expertise est en cours par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Celle-ci doit dresser un état des lieux structurel des outils pour en renforcer la sécurité. Dans un contexte où le système de Contrôle Interne Traces, Applications et du Réseau (CITAR) a été développé pour mieux surveiller les agents, cette situation paraît d’autant plus préoccupante.</p>



<p>Les administrés espèrent que ces incidents ne mèneront pas à des actes de chantage ou à des malversations sur la base des données à caractère personnel détenues.</p>



<p>MR</p>



<p></p>



<p>crédit photo : Photo de <a href="https://unsplash.com/fr/@markusspiske?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Markus Spiske</a> sur <a href="https://unsplash.com/fr/photos/photo-du-film-matrix-iar-afB0QQw?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a></p>
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		<item>
		<title>CITAR : l’outil de contrôle des consultations des fichiers pour lutter contre les abus et la corruption</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 15:54:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C.I.T.A.R Un outil de contrôle des consultations des fichiers a été créé et mis à la disposition des échelons territoriaux pour renforcer le contrôle interne et la lutte contre la corruption. Cet outil informatique, baptisé CITAR (Contrôle interne des traces des applications et du réseau), permet aux échelons de commandement d’effectuer directement le contrôle des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C.I.T.A.R Un outil de contrôle des consultations des fichiers a été créé et mis à la disposition des échelons territoriaux pour renforcer le contrôle interne et la lutte contre la corruption. </p>



<p>Cet outil informatique, baptisé CITAR (Contrôle interne des traces des applications et du réseau), permet aux échelons de commandement d’effectuer directement le contrôle des connexions de leur personnel sur les fichiers centraux administrés par la gendarmerie. <br><br>Ce moyen déconcentré doit renforcer l’effet dissuasif auprès des utilisateurs et provoquer mécaniquement une réduction des consultations illicites¹, si cela devait être le cas. <em>La Voix du Gendarme </em>rappelle aux utilisateurs du quotidien² le principe du « droit d’en connaître ET du besoin d’en connaître ». <br><br>¹ L’article 226-21 du code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende « le fait, par toute personne détentrice de données à caractère personnel, de savoir si un proche a des antécédents ou de rechercher des informations sur l’ex-conjoint ou le nouveau compagnon, et même sur le chauffeur de BLABLACAR qui doit véhiculer votre fille ou l’employeur de votre fils ! » C’est interdit ! <br><br>² Deux gendarmes adjoints volontaires et deux policiers municipaux sont poursuivis dans le Val-d’Oise dans le cadre d’une “affaire de corruption en lien avec la criminalité organisée”. Ils auraient effectué “près de 6 500 opérations de nature frauduleuse en lien avec l’utilisation des fichiers judiciaires et administratifs”, selon un communiqué du parquet ce samedi 14 décembre 2025.<br><br>Marc Rollang </p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre humour et nausée</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/entre-humour-et-nausee/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=entre-humour-et-nausee</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 05:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce billet, Jean-François Charrat revient sur la dernière provocation d’un chroniqueur en mal de notoriété, qui a cru bon de comparer policiers et gendarmes à Daech au nom de l’humour. Une sortie aussi grossière qu’indigne, révélatrice non pas des forces de l’ordre, mais de ceux qui les prennent pour cible. Il paraît qu’un « [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans ce billet, Jean-François Charrat revient sur la dernière provocation d’un chroniqueur en mal de notoriété, qui a cru bon de comparer policiers et gendarmes à Daech au nom de l’humour. Une sortie aussi grossière qu’indigne, révélatrice non pas des forces de l’ordre, mais de ceux qui les prennent pour cible.</strong></p>



<p>Il paraît qu’un « humoriste » — terme généreux, presque charitable — vient de se distinguer. Viré de plusieurs radios, il persiste à croire qu’il fait rire. Cette fois, il a trouvé la comparaison du siècle : police et gendarmerie seraient… Daech avec la sécurité de l’emploi, sous les applaudissements exagérés d’un clan d’affidés. Rien que ça.</p>



<p>On pourrait, nous aussi, applaudir l’audace, si l’audace consistait à confondre une force républicaine avec une organisation terroriste coupable de milliers de morts. Mais non, ici, ce courage ressemble surtout à une léthargie cérébrale.&nbsp;</p>



<p>Il voulait faire de l’humour. Résultat : une caricature indigeste, un amalgame grossier et une cible posée sur des hommes et des femmes qui encaissent chaque jour les fractures d’une société en crise. Le talent, manifestement, avait pris le soin d’éviter son berceau.&nbsp;</p>



<p>Coutumier des « saillies » que lui seul trouve drôles, il recycle toujours la même recette : un peu de provocation, beaucoup de vacuité et une pincée de mépris. L’humour, dit-on, ne permet pas tout. Lui, il prouve surtout qu’il ne permet pas grand-chose quand on n’a pas le moindre talent.&nbsp;</p>



<p>Comparer des gendarmes à des terroristes, c’est cracher sur la souffrance des familles, des enfants, des proches. Mais après tout, pourquoi s’embarrasser de décence quand on peut faire un «&nbsp;mauvais&nbsp;» mot… qui ne fait rire que lui-même ?</p>



<p>Et quand on regarde le plateau où il sévit, on comprend mieux : « La Dernière », animée par Guillaume Meurice, lui-même licencié de France Inter pour faute grave après une comparaison douteuse. Décidément, certains plateaux semblent spécialisés dans le recyclage des provocateurs en mal de reconnaissance.</p>



<p>Notons que Radio Nova appartient au groupe&nbsp;<em>Combat</em>, fondé par Matthieu Pigasse, ce banquier d’affaires qui se rêve en « Bolloré&nbsp;de gauche ». La station, fidèle&nbsp;à&nbsp;son image de contre‑culture, n’a pas hésité&nbsp;à&nbsp;voler au secours de son chroniqueur après la plainte déposée par le ministre de l’Intérieur. Elle a affiché&nbsp;son soutien en invoquant la liberté&nbsp;d’expression et en affirmant qu’elle&nbsp;« n’acceptera aucune menace »&nbsp;contre ses collaborateurs.</p>



<p>Entre humour et nausée, il faut choisir. Lui a choisi de nous donner la nausée. Moi, j’ai choisi de ne pas rire.&nbsp;</p>
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		<title>Corse : le conseiller concertation jette l’éponge… et le manchon réglementaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 19:57:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gendarmes et Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Observateur attentif du monde de la gendarmerie, Marc Rollang manie la plume comme d’autres le sabre : avec précision et mordant. Dans ce billet, il raconte avec ironie et lucidité la mésaventure d’un conseiller concertation en Corse, pris au piège d’un système qui n’aime guère qu’on parle trop fort. Il était venu en Corse avec [&#8230;]</p>
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<p><strong>Observateur attentif du monde de la gendarmerie, Marc Rollang manie la plume comme d’autres le sabre : avec précision et mordant. Dans ce billet, il raconte avec ironie et lucidité la mésaventure d’un conseiller concertation en Corse, pris au piège d’un système qui n’aime guère qu’on parle trop fort.</strong></p>



<p>Il était venu en Corse avec sa gouaille, son expérience, ses tatouages et une foi inébranlable dans le dialogue interne. Il repart avec une mise à l’écart, une menace de mutation et une belle leçon sur la fragilité du modèle de concertation quand il ose parler trop fort.</p>



<p>Le sous-officier fraîchement débarqué de la région parisienne, qualifié de « parachuté » par certains locaux, avait pourtant été réélu par ses pairs. Un détail qui aurait pu faire réfléchir. Mais non : en Corse, on aime les traditions, surtout celles qui consistent à rappeler à l’ordre ceux qui parlent trop bien, trop vite ou trop vrai.</p>



<p>Premier accroc : les tatouages. L’instruction n°60 000/GEND/DOE/SDEF/BSOP, véritable chef-d’œuvre de l’esthétique militaire, exige que les peaux trop expressives soient recouvertes. Le manchon neutre devient alors le symbole d’un dialogue tout aussi neutre : lisse, sans aspérité, sans couleur. On ne discute pas avec un bras qui pense&nbsp;!</p>



<p>Le conseiller ose parler des logements indignes, de la prime pour résultats exceptionnels, du fonctionnement des commissions. Sacrilège. Il est recadré, menacé et bientôt accusé de trahison. Un militaire qu’il cite comme mécontent aurait en fait dit qu’il dormait très bien dans son cagibi. L’autre conseiller remonte des choses « plus favorables ». Traduction&nbsp;: lui, il sait se taire.</p>



<p>La phrase du chef est historique. «&nbsp;Je ne veux pas boire le café avec vous&nbsp;». Elle scelle la rupture avec son concertant. On ne partage pas le café avec ceux qui posent des questions. On les mute, on les isole et on leur rappelle que la concertation, c’est bien tant qu’elle ne dérange personne.</p>



<p>Lors de la visite du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, aucun créneau n’est prévu pour la concertation. Oubli fâcheux ou message subliminal ? Le cabinet rattrape le coup, rallonge le créneau et le Directeur Général s’entretient finalement avec les concertants. Un moment de grâce, entre deux silences gênés.</p>



<p>Le conseiller finit par présenter sa démission. Trop de gouaille, trop de service, trop de convictions. Il quitte la scène sous les applaudissements de ses collègues, mais sans illusion : la concertation, dans certains coins, reste un théâtre d’ombres où le dialogue est toléré tant qu’il ne fait pas de bruit.&nbsp;</p>



<p>La concertation est un outil précieux. Mais comme tout outil, elle peut être rangée dans un tiroir quand elle devient trop tranchante. Et dans certains territoires, mieux vaut porter un manchon réglementaire sur le bras… et un bâillon discret sur la bouche.</p>



<p>Marc Rollang </p>



<p></p>
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		<title>Uniforme correct exigé, livraison espérée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 15:01:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un reportage diffusé au journal télévisé de TF1, les « dysfonctionnements » — doux euphémisme — liés à la livraison des équipements par Marck &#38; Balsan aux policiers et gendarmes sont exposés avec une pudeur tout administrative. On y entend, dans un ballet bien huilé, un syndicaliste policier, un porte-parole du ministère de l’Intérieur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un reportage diffusé au journal télévisé de TF1, les « dysfonctionnements » — doux euphémisme — liés à la livraison des équipements par Marck &amp; Balsan aux policiers et gendarmes sont exposés avec une pudeur tout administrative.</p>



<p>On y entend, dans un ballet bien huilé, un syndicaliste policier, un porte-parole du ministère de l’Intérieur et un responsable de l’entreprise. Les gendarmes, eux, sont priés de rester dans les coulisses, comme d’habitude.</p>



<p>Quelques extraits du groupe privé Facebook animé par Ladie Fox viennent illustrer ce que tout le monde sait déjà : ça ne fonctionne pas. Retards, effets manquants, qualité douteuse et un silence assourdissant sur la seule question qui vaille. Pourquoi diable confier un marché de 350 millions d’euros à une entreprise incapable de livrer des pantalons à l’heure ?</p>



<p>Ce reportage aurait pu poser la question aux premiers concernés — les gendarmes — mais il semble que leur parole soit, une fois encore, jugée trop… opérationnelle.<br>À&nbsp;<em>La Voix du Gendarme</em>, nous avons enquêté. Et sans faire la réclame de Paul Boyé, force est de constater que lui, au moins, savait livrer. Rapidement. Correctement. Sans faire de la formation couture dans des bâtiments dignes du Bengladesh.</p>



<p>Pendant ce temps, le ministère « s’emploie à résoudre les difficultés » (sic) et les gendarmes attendent. Certains depuis un an. Un jeune lieutenant, lassé d’attendre son képi depuis neuf mois, l’a commandé à ses frais chez l’ancien fournisseur. Livré en quinze jours. Sidéré.</p>



<p>Mais rassurez-vous : tout va bien. Le marché est signé, les pénalités sont en cours et les couturières sont en formation.<br>Le képi, lui, attend toujours.</p>



<p>Jean-François Charrat </p>
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		<title>La France, ce pays ingérable… et pourtant irremplaçable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 08:09:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette tribune libre, Daniel Gonfroy, président national de l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG), livre une réflexion sur la singularité française : un pays souvent jugé « ingérable », mais profondément vivant, créatif et attaché à ses idéaux. À travers cette analyse lucide et bienveillante, il rappelle que l’effervescence, les débats [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans cette tribune libre, <strong>Daniel Gonfroy</strong>, président national de l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG), livre une réflexion sur la singularité française : un pays souvent jugé « ingérable », mais profondément vivant, créatif et attaché à ses idéaux. À travers cette analyse lucide et bienveillante, il rappelle que l’effervescence, les débats et les contradictions qui animent notre société ne sont pas des faiblesses, mais les signes d’une démocratie exigeante et d’une nation qui, malgré ses tensions, demeure <strong>irremplaçable</strong>.</p>



<p>Du même auteur : <strong><a href="https://lavoixdugendarme.fr/l-art-de-gouverner-respect-intelligence-savoir/">L’Art de Gouverner, entre :  l’Intérêt Collectif, l’Esprit Partisan – L’Intelligence et le Savoir</a></strong></p>



<p>Au vu de l’actualité, on s’aperçoit que dans notre pays, les gouvernements sont de plus en plus éphémères. On serait donc en droit de penser que la France est devenue ingérable.</p>



<p>Oui&nbsp;; peut-être&nbsp;! Mais quand on y regarde de plus près, la France c’est beaucoup plus que cela.</p>



<p><strong>La France, pays ingérable… et pourtant irremplaçable</strong></p>



<p>C’est une formule qui claque, provocante, presque désabusée. Mais elle mérite qu’on s’y arrête. Dire que la France est « ingérable », c’est pointer du doigt une complexité bien réelle : celle d’un pays pétri d’histoire, de passions, de contradictions, et d’un attachement viscéral au débat, à la contestation, à l’idéal.</p>



<p><strong>Un pays de débats et de désaccords</strong></p>



<p>La France aime discuter, contester, revendiquer. C’est dans son ADN républicain. Les réformes y sont souvent lentes, car chaque changement suscite une levée de boucliers, parfois avant même d’être compris. Le pluralisme syndical, les contre-pouvoirs, les traditions de grève et de manifestation rendent la gouvernance plus complexe… mais aussi plus vivante.</p>



<p><strong>Un héritage lourd à porter</strong></p>



<p>L’État centralisé, hérité de Colbert et de Napoléon, cohabite avec une société civile exigeante et méfiante. Les institutions sont solides, mais parfois rigides, peu adaptées à la souplesse que demande le monde contemporain. Depuis Colbert jusqu’à nos jours, l’État français s’est voulu stratège, garant de l’intérêt général. Mais il se heurte à une société foisonnante, frondeuse, inventive.</p>



<p>Associations, syndicats, intellectuels, citoyens engagés : tous veulent peser, influer, contester. Ce n’est pas l’anarchie, c’est la vitalité.</p>



<p>La France est ingérable parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle refuse la résignation. Parce qu’elle croit encore aux idées, aux idéaux, aux utopies. Elle est ingérable comme peut l’être une œuvre d’art : impossible à enfermer dans des cases, toujours en mouvement, toujours en quête.</p>



<p><strong>Ingérable, donc vivante</strong></p>



<p>Depuis les cahiers de doléances de 1789 jusqu’aux cortèges contemporains, le peuple français n’a jamais cessé de débattre. Tocqueville le notait déjà : « Ce qui distingue les Français, c’est leur goût pour les idées générales et leur passion pour l’égalité. » Cette passion, parfois excessive, rend la gouvernance complexe, mais elle est aussi le moteur de notre démocratie.</p>



<p>Raymond Aron, lucide observateur de notre vie politique, écrivait : « La France est un pays où les gouvernements sont faibles et l’État est fort. » Cette formule résume bien le paradoxe : une administration puissante, mais une légitimité politique sans cesse remise en question.</p>



<p><strong>Une ingérabilité créative</strong></p>



<p>Ce désordre apparent est aussi source d’innovation. Dans les arts, la pensée, la diplomatie, la France continue de rayonner. Elle est ingérable comme peut l’être une œuvre d’art : indomptable, brillante, profondément humaine.</p>



<p>C’est peut-être ce que voulait dire Georges Clemenceau lorsqu’il affirmait : « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts. » Derrière l’ironie, une vérité : notre pays est complexe, parfois absurde, mais toujours inspirant.</p>



<p><strong>La France, bien plus qu’un pays ingérable</strong></p>



<p>Oui, peut-être. Peut-être que la France est ingérable. Peut-être que ses gouvernements vacillent, que ses réformes s’enlisent, que ses passions débordent. Mais quand on y regarde de plus près, la France, c’est beaucoup plus que cela.</p>



<p>C’est une nation qui débat parce qu’elle pense, qui résiste parce qu’elle espère, qui conteste parce qu’elle croit encore à la force des idées. Ce tumulte n’est pas un défaut : c’est une richesse. Une vitalité. Une fidélité à ce que nous sommes indisciplinés, certes, mais profondément attachés à la liberté, à l’égalité, à la fraternité.</p>



<p>Dans ce texte, j’ai voulu explorer cette complexité, non pour la déplorer, mais pour la célébrer. Car si la France est parfois ingérable, elle est surtout irremplaçable.</p>



<p><strong>Et si c’était sa force ?</strong></p>



<p>Dans un monde qui tend vers la standardisation, la France cultive l’exception. Elle est parfois fatigante, souvent imprévisible, mais toujours inspirante. Elle ne se laisse pas gouverner facilement, mais elle mérite qu’on l’aime profondément.</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Daniel Gonfroy</p>
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		<title>L’Art de Gouverner, entre :  l’Intérêt Collectif, l’Esprit Partisan – L’Intelligence et le Savoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 07:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette tribune libre, Daniel Gonfroy, président national de l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG), livre une réflexion sur la crise de confiance politique et institutionnelle qui traverse notre pays. Face à la montée des tensions et à l’effacement du respect dans le débat public, il appelle à renouer avec les fondements [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/l-art-de-gouverner-respect-intelligence-savoir/">L’Art de Gouverner, entre :  l’Intérêt Collectif, l’Esprit Partisan – L’Intelligence et le Savoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans cette tribune libre, <strong>Daniel Gonfroy, président national de l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG)</strong>, livre une réflexion sur la crise de confiance politique et institutionnelle qui traverse notre pays. Face à la montée des tensions et à l’effacement du respect dans le débat public, il appelle à renouer avec les fondements de l’art de gouverner : l’intérêt collectif, l’intelligence, le savoir et la dignité républicaine.</p>



<p>Comme tout citoyen responsable, les membres de l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie, suivent avec attention l’évolution de la situation nationale et internationale. Ils s’inquiètent légitimement de leur avenir. Si le contexte géopolitique mondial demeure instable et souvent préoccupant, c’est bien la politique intérieure qui suscite aujourd’hui une inquiétude profonde.</p>



<p>Le 3 juin 1958, dans un moment de crise institutionnelle, l’Assemblée nationale adopte une loi autorisant la révision de la Constitution. Cette date marque le point de départ de la Cinquième République et de l’élaboration d’un nouveau texte fondamental, promulgué quelques mois plus tard.</p>



<p>Cette Constitution avait pour ambition de clarifier le fonctionnement des institutions, en définissant plus nettement la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et en encadrant les relations entre l’État et les citoyens. Mais au-delà du texte, c’est la Cinquième République elle-même qui introduit une rupture majeure avec la tradition parlementaire française. Elle consacre un renforcement du pouvoir exécutif, au détriment parfois du rôle délibératif du Parlement.</p>



<p>Cette évolution, si elle a permis une certaine stabilité, interroge aujourd’hui. Dans un contexte de défiance croissante, de tensions sociales et de fragmentation politique, il est légitime de se demander si nos institutions permettent encore un dialogue serein entre les représentants du peuple et le gouvernement. Le respect des équilibres, la transparence des décisions, et la capacité à entendre les voix discordantes sont autant de conditions nécessaires à la vitalité démocratique.</p>



<p><strong>Le respect, une vertu politique en péril</strong></p>



<p>Alors, aujourd’hui, je pense que nous sommes en droit de nous poser une question essentielle : nos gouvernants, nos parlementaires, nos responsables politiques de tout bord ont-ils perdu la notion du respect ?</p>



<p>Ce respect, pourtant, est le fondement du débat démocratique. Il ne s’agit pas d’un simple geste de courtoisie, mais d’une posture républicaine. Respecter l’autre, c’est reconnaître sa légitimité à penser, à s’exprimer, à représenter. C’est accepter la contradiction sans sombrer dans l’invective. C’est débattre sans mépriser.</p>



<p>Lorsque le respect disparaît, le dialogue devient impossible. La politique se transforme en affrontement, en caricature, en rejet. On ne cherche plus à convaincre, mais à vaincre. On ne construit plus, on détruit.</p>



<p>Il est temps de rappeler que le respect n’est pas une faiblesse. C’est une force. Celle qui permet de bâtir ensemble, malgré les divergences. Celle qui fait vivre la République, dans sa pluralité, sa complexité, sa grandeur.</p>



<p><strong>Revenir au fondamental du respect</strong></p>



<p>La politique devrait être l’art de servir, de convaincre, de construire. Pourtant, elle devient trop souvent le théâtre d’un affrontement stérile, où les partis imposent des carcans idéologiques qui finissent par ressembler à de l’endoctrinement.</p>



<p>On ne débat plus, on condamne. On ne tend plus la main à l’élu d’un autre bord, pourtant légitimement choisi par le peuple, parce qu’il ne pense pas comme nous. On fait campagne contre un homme, contre une étiquette, et l’on oublie le programme que l’on prétend défendre. Le fond disparaît derrière la forme, l’idée derrière l’image.</p>



<p>Ce rejet de l’autre, cette crispation partisane, affaiblit notre démocratie. Elle empêche le dialogue, la nuance, la compréhension. Elle transforme l’électeur en militant aveugle, et l’élu en porte-voix d’un camp plutôt qu’en représentant du peuple.</p>



<p>Et si nous retrouvions le sens du respect ? Le respect de l’élu, quel que soit son bord. Le respect de l’électeur, quel que soit son choix. Le respect du débat, de la contradiction, de la complexité.</p>



<p>Ce respect ne signifie pas renoncer à ses convictions. Il signifie les porter avec dignité, les confronter avec intelligence, et reconnaître que l’autre, même opposé, peut nous aider à mieux comprendre ce qui est néfaste pour notre pays et ce qui peut le faire grandir.</p>



<p><strong>Quand la technocratie étouffe l’humain</strong></p>



<p>Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Très certainement parce que la France est aujourd’hui gouvernée par une technocratie qui fait prévaloir les aspects techniques, procéduraux et normatifs au détriment de l’élément humain.</p>



<p>Les décisions se prennent dans des bureaux, loin du terrain, loin des réalités vécues par les citoyens. Les chiffres dominent les récits, les tableaux remplacent les témoignages, et les indicateurs deviennent plus importants que les visages.</p>



<p>Cette logique technocratique, si elle peut garantir une certaine rigueur, finit par dessécher le politique. Elle transforme les élus en gestionnaires, les débats en calculs, et les politiques publiques en équations abstraites. Elle oublie que gouverner, c’est aussi écouter, comprendre, ressentir.</p>



<p>La République ne peut se réduire à une mécanique institutionnelle. Elle est d’abord une aventure humaine, fondée sur le lien, la confiance, la parole donnée. Il est temps de remettre l’humain au cœur de la décision publique, de redonner sens à l’engagement, et de rappeler que la technique ne vaut que si elle sert une vision, une communauté, un destin partagé.</p>



<p><strong>Intelligence, respect, connaissance : les fondements oubliés des gouvernements</strong></p>



<p>Et si ce qui manque à notre pays pour former un gouvernement stable, digne et efficace, n’était pas tant une majorité parlementaire qu’une posture intellectuelle ? Une manière d’être, de penser, de débattre ?</p>



<p>L’intelligence, ce n’est pas l’arrogance du savoir. C’est la capacité à douter, à se remettre en cause, à chercher à comprendre ce que l’on croyait acquis. C’est ce qui distingue l’homme intelligent de l’homme simplement instruit. Le premier interroge, le second assène.</p>



<p>La connaissance, enfin, ne devrait pas être une arme idéologique, mais un outil de compréhension. Trop souvent, elle devient un prétexte à l’entre-soi, à l’exclusion de ceux qui pensent autrement. Or, gouverner, c’est aussi savoir expliquer, transmettre, convaincre.</p>



<p>Et si nous osions réclamer autre chose ? Non pas des slogans, mais des attitudes. Non pas des promesses, mais des preuves de respect, d’intelligence et de responsabilité. Un gouvernement ne devrait pas être une addition de forces politiques, mais une coalition de consciences. Des parlementaires qui ne seraient pas les porte-voix d’un camp, mais les serviteurs du peuple.</p>



<p>C’est cette exigence de maturité démocratique que nous devons retrouver. Pour que le gouvernement ne soit pas seulement une structure, mais une volonté partagée de faire grandir notre pays.</p>



<p>Daniel Gonfroy<br>Président National</p>



<p></p>
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