Gendarmerie : la Voix du Gendarme a interrogé les candidats à l’élection présidentielle

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Les candidats à l'élection présidentielle (Photo montage LVDG)

La Voix du Gendarme, en lien avec son partenaire l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG), première association de Gendarmes (30000 membres), a interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur la Gendarmerie, son rôle, son évolution, son utilisation en tant que force armée et ses réserves. Nous avons également interrogé les candidats au sujet de la directive européenne relative au temps de travail.

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Parmi les candidats sollicités, Emmanuel Macron qui avait accepté dans un premier temps et auquel nous avions accordé un délai supplémentaire pour prendre le temps de répondre, s’est finalement ravisé. En réponse à un mail de relance, une chargée de communication nous a laconiquement indiqué “qu’au regard du temps imparti pour le reste de la campagne, Emmanuel Macron ne pourrait pas répondre”. Marine le Pen, dont l’attachée de presse s’était dite intéressée par l’interview, n’a pas donné suite, de même que Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel qui étaient également d’accord pour répondre. Jean-Luc Mélenchon a même envoyé sa photo!

Yannick Jadot nous a fait savoir qu’il n’aurait pas le temps de répondre “en raison du grand nombre de sollicitations”, et Jean Lassale n’a pas répondu du tout.

Les Gendarmes qui nous lisent apprécieront sans doute cette absence de réponse de ces candidats avant l’élection présidentielle et avant les élections législatives.

Nathalie Artaud et Philippe Poutou n’ont pas été sollicités par choix de la rédaction.

Réponses des candidats (ordre arrêté par le Conseil constitutionnel)

Eric Zemmour 

Quelle décision prendrez-vous si la directive européenne sur le temps de travail s’imposait aux armées et à la Gendarmerie ?

Eric Zemmour (Photo DR)

EZ Avant tout, je tiens à vous dire que mon soutien aux forces de l’ordre sera total et que je serai toujours aux côtés des gendarmes et des policiers qui font un métier très difficile.  Faire partie de la Gendarmerie est une fierté et s’inscrit dans une grande tradition française.

L’ensauvagement de notre société et les crises à répétition nous rappellent qu’il est vital pour la France que la Gendarmerie puisse monter en puissance dans l’urgence et tenir dans la durée. C’est donc la priorité, mais il est légitime que les militaires bénéficient des mêmes avancées sociales que les autres citoyens :  ils ont, bien entendu, droit au repos, à une vie de famille et à une vie sociale. Ils doivent aussi bénéficier de compensations à la hauteur des efforts consentis. Pour concilier ces impératifs, j’engagerai une réflexion conjointe entre les armées, dont la Gendarmerie, la chaîne de concertation et les associations professionnelles (APNM). Mais, soyons clairs, je ne laisserai en aucun cas l’Union européenne fragiliser la capacité opérationnelle de nos forces !


Êtes-vous favorable dans la continuité du livre blanc de relever voire de supprimer le seuil de population délimitant les zones de compétence et de confier à la force la mieux adaptée ou
présentant la meilleure offre de sécurité des communes supérieures à 20000 habitants, ou même des départements complets ?

EZ En tout cas, je ne l’exclus pas. La réflexion ne doit pas être prisonnière d’un seuil arbitrairement fixé pour toute la France : il faut prendre en compte la spécificité de chaque territoire, de la délinquance et de la population. Je ne m’interdis donc rien, mais je ne prendrai aucune décision sans une réflexion préalable avec les préfets locaux, les commandants de groupement de Gendarmerie, les directions départementales de la sécurité publique et, naturellement, les élus.

 
Police et Gendarmerie doivent elles être systématiquement traités sur un pied d’égalité? La Gendarmerie, force armée ayant des pouvoirs de Police, ne doit elle pas au être considérée et employée à un niveau spécifique? Comme par exemple être employée en unités constituées sous commandement Gendarmerie dans les cités sensibles ?

EZ Bien sûr et dans certains cas – je pense à Dijon à l’été 2020 – il faudra peut-être y associer l’armée de Terre, Mais il n’est pas question d’abandonner les zones rurales, déjà trop négligées par les gouvernements successifs : je veux une politique pénale efficace, une procédure adaptée qui cherche à établir les faits, sans enfermer les enquêteurs dans un formalisme toujours plus chronophage, des sanctions dissuasives, qui rendent à la Gendarmerie et à la police la marge de manœuvre nécessaire pour opérer des bascules de force (notamment des unités de force mobile) et reconquérir les “ territoires perdus”.

Le continuum de sécurité renforce peu à peu le rôle des polices municipales et créé un déséquilibre de moyens des communes entre les centres urbains et la périphérie. Dans ce contexte, ne faut-il pas augmenter les effectifs de la Gendarmerie nationale ?

EZ Il faut surtout punir les délinquants interpellés ! Donc expulser les délinquants étrangers, construire des places de prison, revoir la politique pénale. Vous avez raison : en renonçant à assumer ses responsabilités régaliennes pour s’en défausser sur les collectivités, l’État a créé des inégalités intolérables. S’il est nécessaire d’augmenter les effectifs pour y remédier, je le ferai. Mais, contrairement à mes adversaires, je refuse de promettre des moyens pour lutter contre l’insécurité sans traiter les causes profondes de cette insécurité. N’en déplaise aux belles âmes, le lien entre immigration et insécurité est bien établi.
Concernant les réservistes de la Gendarmerie, employés de manière très inégale au gré des budgets, vous engagez vous à sanctuariser le budget et à garantir un nombre minimal de jours ?

EZ Oui, la réserve opérationnelle est une composante de la gendarmerie à part entière.  Et les militaires d’active doivent pouvoir s’appuyer sur la réserve en toute confiance, ce qui suppose que les réservistes soient suffisamment employés pour entretenir leurs compétences.

Anne Hidalgo

Quelle décision prendrez-vous si la directive européenne sur le temps de travail s’imposait aux armées et à la Gendarmerie ?

Anne Hidalgo (Photo DR)

AH Je crois au principe constitutionnel de libre disposition de la force armée qu’a consacré le Conseil constitutionnel dans sa jurisprudence. Il s’applique sans réserve lorsqu’il s’agit de promouvoir ou défendre les intérêts fondamentaux de la Nation, ce à quoi participe la Gendarmerie nationale. Cette primauté de notre règle constitutionnelle ne souffre pas de discussion.

Au demeurant, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a reconnu que les dispositions de la directive concernée ne pouvaient contrevenir à la préservation de l’intégrité territoriale et de la sauvegarde de la sécurité nationale des Etats membres. Je ferai donc valoir ces arguments soutenus par le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel et conformes à la jurisprudence de la CJUE afin de préserver l’organisation de notre sécurité intérieure.

Etes vous favorable dans la continuité du livre blanc de relever voire de supprimer le seuil de population délimitant les zones de compétence et de confier à la force la mieux adaptée ou présentant la meilleure offre de sécurité des communes supérieures à 20000 habitants, ou même des départements complets ?

AH Dans une note publiée par le think tank L’Hétairie, j’ai rappelé ce qui forgera mon action en matière de sécurité : la primauté accordée aux réalités locales. Le centralisme n’est jamais une méthode d’organisation efficace. En matière de sécurité, il satisfait l’appétit médiatique du Gouvernement sans répondre aux besoins des territoires. Il faut donc pouvoir appréhender les spécificités géographiques et démographiques en s’affranchissant des modèles administratifs figés qui ne permettent pas d’adapter les moyens à un terrain d’action ou à un bassin de délinquance, les actions conduites aux attentes des citoyens, les modalités d’intervention à leurs conséquences concrètes et psychologiques. Une politique de sécurité doit avant tout répondre aux attentes des citoyens et aux réalités locales.

Pour répondre à cette démarche, j’ai indiqué que, dès le début de mon mandat, un diagnostic sera concerté, département par département, avec tous les acteurs concernés, dont les élus. La question des zones de compétence sera évidemment un point majeur de ce diagnostic concerté.

Police et Gendarmerie doivent elles être systématiquement traités sur un pied d’égalité? La Gendarmerie, force armée ayant des pouvoirs de Police, ne doit elle pas au être considérée et employée à un niveau spécifique? Comme par exemple être employée en unités constituées sous commandement Gendarmerie dans les cités sensibles ?

AH A la suite de la réforme de 2009, la Gendarmerie nationale a souffert de ne pas être traitée sur un pied d’égalité. Il a fallu attendre le quinquennat de François Hollande pour revenir au principe d’équité républicaine qu’ont su valoriser Denis Favier et Richard Lizurey. Sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, un déséquilibre a à nouveau frappé la Gendarmerie nationale.

Nous devons donc assurer une parfaite équité républicaine qui, loin de gommer les spécificités, les préserve et les met en valeur. Je m’engage à ce que ce principe se traduise en terme de budget, de recrutements, d’évolution de carrière, de reconnaissance. Cela suppose également que chaque force travaille selon sa doctrine d’emploi même si l’hybridation des méthodes doit toujours être observée. 

Le continuum de sécurité renforce peu à peu le rôle des Polices municipales. Or il apparaît un déséquilibre de moyens des communes entre les centres urbains et la périphérie. Dans cette perspective, ne faudrait-il pas augmenter les effectifs de la Gendarmerie nationale ?

AH J’ai eu l’occasion d’indiquer que je souhaitais que 6000 policiers et gendarmes puissent venir en renfort du service à la population, grâce à des recrutements, à des redéploiements, à la modernisation des outils et procédures, à la réforme des cycles horaires. Cela suppose naturellement d’accroître les effectifs de la Gendarmerie nationale et de conforter les moyens conférés aux brigades de contact. 

Concernant les réservistes de la Gendarmerie, employés de manière très inégale au gré des budgets, vous engagez vous à sanctuariser le budget des réserves et à garantir un nombre minimal de jours ?

AH La réserve joue un rôle fondamental pour la Gendarmerie nationale, sans commune mesure avec la Police nationale. En reconnaissance de ce rôle mais aussi pour sanctuariser les capacités opérationnelles de cette force, il est en effet primordial de sanctuariser le budget alloué à la réserve et de garantir un nombre minimal de jours. Il ne peut s’agir d’une variable d’ajustement comme cela a pu être le cas sous le quinquennat qui s’achève. J’ajoute que je suis admirative de ces Françaises et Français qui s’engagent pour la sécurité de tous.

Valérie Pécresse

Quelle décision prendrez-vous si la directive européenne sur le temps de travail s’imposait aux armées et à la Gendarmerie ? 

Valérie Pécresse (Photo DR)

VP La doctrine française veut que les forces armées soient disponibles en tous temps et tous lieux. Nos forces armées, dont la Gendarmerie, concourent sur le territoire national comme en opérations extérieures à garantir la sécurité des Français et des Européens. Dans cet esprit, je négocierai avec mes homologues du Conseil européen pour défendre une exception française à ce sujet car la France est l’unique nation de l’Union européenne membre du Conseil de sécurité de l’ONU. 

Etes-vous favorable dans la continuité du livre blanc à relever voire de supprimer le seuil de population délimitant les zones de compétence et de confier à la force la mieux adaptée ou présentant la meilleure offre de sécurité des communes supérieures à 20000 habitants, ou même des départements complets ? 

VP Je suis très attachée à la dualité de nos forces de sécurité intérieure. Il est très important que la Police et la Gendarmerie disposent de zones de compétences distinctes, fondées sur des règles claires. Je souhaite mieux organiser la complémentarité des forces de sécurité. 

Police et Gendarmerie doivent-elles être systématiquement traitées sur un pied d’égalité? La Gendarmerie, force armée ayant des pouvoirs de Police, ne doit- elle pas au être considérée et employée à un niveau spécifique? Comme par exemple être employée en unités constituées sous commandement Gendarmerie dans les cités sensibles ? 

VP Nos Gendarmes mènent un travail remarquable dans la lutte contre la criminalité et la délinquance sur le territoire national. A la fois par sa présence très importante sur l’étendue du territoire et par son expertise en de nombreux domaines, cette force militaire fait la fierté de notre nation et est prise en exemple à l’étranger. La Gendarmerie doit développer ses activités et mener des opérations de grande ampleur au sein des territoires dont elle a la responsabilité. 

Le continuum de sécurité renforce peu à peu le rôle des Polices municipales. Or il apparaît un déséquilibre de moyens des communes entre les centres urbains et la périphérie. Dans cette perspective, ne faudrait-il pas augmenter les effectifs de la Gendarmerie nationale ? 

VP Je souhaite que la Gendarmerie nationale puisse se développer et exercer ses missions dans les meilleures conditions. Je sanctuariserai les effectifs et augmenterai les moyens dédiés à la Gendarmerie. 

Dès le début du mandat, j’adopterai une LOPMI (Loi d’orientation du ministère de l’Intérieur) afin d’engager un vaste plan de modernisation. Je consacrerai 5 milliards à l’équipement matériel et informatique et je modifierai la loi pour permettre aux gendarmes d’utiliser les technologies de maintien de l’ordre et d’enquête les plus performantes. 

Concernant les réservistes de la Gendarmerie, employés de manière très inégale au gré des budgets, vous engagez-vous à sanctuariser le budget des réserves et à garantir un nombre minimal de jours ?

VP Les réservistes ont un rôle essentiel dans le rapprochement entre les forces de l’ordre et la population française, notamment les jeunes. 

En tant que présidente de Région, j’ai déployé chaque année, en partenariat avec la Gendarmerie de la région, 1 000 patrouilles composées de 3 à 4 gendarmes réservistes dans les bus. Je souhaite ainsi que le budget des réserves soit sanctuarisé et je souhaite développer leurs missions afin de permettre aux réservistes d’exercer leurs jours. 

Nicolas Dupont-Aignan

Quelle décision prendrez vous si la directive européenne sur le temps de travail s’imposait aux armées et à la Gendarmerie ? 
Nicolas Dupont-Aignan (Photo DR)

NDA : parce qu’ils ont un statut de militaire, les gendarmes exercent plus qu’un métier, ils ont une vocation qui les engage à être les défenseurs, le dernier rempart, de leurs concitoyens face aux dangers qui les menacent, en dehors de la logique civile. C’est pourquoi ils exercent leur vocation selon des règles parfois exorbitantes du droit commun. A cet égard, la directive européenne sur le temps de travail, parce qu’elle prétend faire des gendarmes des travailleurs comme les autres, est contraire à la vocation qui est la nôtre pour nos armées. C’est la raison pour laquelle, une fois élu, je refuserai l’application de cette directive de façon à ce que nous puissions continuer à organiser nos forces de Gendarmerie d’une façon d’une manière adaptée à leurs missions. La loi française doit primer sur toute convention, directive, règlement ou jurisprudence antérieurs. C’est une question démocratique : le peuple français est souverain. Il doit par conséquent pouvoir décider à tout instant et ne doit pas être privé cette liberté par une poignée de juges européens non élus qui prennent trop librement leurs décisions. C’est pourquoi, je négocierai le remplacement de l’Union européenne par une Europe des coopérations à la carte.

Êtes vous favorable dans la continuité du livre blanc de relever voire de supprimer le seuil de population délimitant les zones de compétence et de confier à la force la mieux adaptée ou présentant la meilleure offre de sécurité des communes supérieures à 20000 habitants, ou même des départements complets ? 

NDA même si le couple police-gendarmerie génère parfois une rivalité quelque peu stérile, cette dualité est une richesse pour notre système de sécurité dans son ensemble. Cependant, face à la forte dégradation de la sécurité sur notre territoire, des synergies doivent inévitablement être développées entre Police et Gendarmerie. Par exemple, le seuil des 20 000 habitants ne doit pas être une règle rigide, mais doit pouvoir faire l’objet d’adaptations selon les besoins. A cet égard, des initiatives comme les Groupes d’intervention Régionaux (créés en 2002), devenus Groupes Interministériels de Recherche, doivent être considérablement développés pour lutter contre les trafics de drogue, de façon coordonnée.

Police et Gendarmerie doivent elles être systématiquement traités sur un pied d’égalité? La Gendarmerie, force armée ayant des pouvoirs de Police, ne doit elle pas au être considérée et employée à un niveau spécifique?  Comme par exemple être employée en unités constituées sous commandement Gendarmerie dans les cités sensibles ? 

NDA : le problème des quartiers sensibles ne pourra se régler sans une coordination efficace de l’action entre la Police et la Gendarmerie. La Gendarmerie aura besoin de l’expérience de la Police dans les zones très urbanisées, mais le combat ne pourra être mené à bout sans mobiliser activement la Gendarmerie, dont le statut militaire apporte une indéniable plus-value devant la gravité de la situation. Toutefois, pour espérer reconquérir les territoires perdus de la République, nous devons avant tout assurer une présence permanente dans ces quartiers, sur le modèle de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI police) ou des Pelotons d’Intervention de la Gendarmerie, avec coordination judiciaire territoriale. Nous devons aussi nous inspirer plus largement du dispositif des zones de sécurité prioritaires (ZSP), en intensifiant sensiblement les moyens à y consacrer, en liaison avec les territoires et incluant dans toutes les ZSP des magistrats, des douaniers et des agents des services fiscaux. En outre, il convient de multiplier les moyens de vidéo protection ou de surveillance (drones, interception téléphonique satellitaire…) et de contrôle pour identifier les trafics et la délinquance. Il faut notamment utiliser les drônes qui permettent de contrôler rapidement et précisément les occupants de vastes zones urbaines. Enfin, nous devons impérativement adapter la réponse judiciaire par la mise en place de magistrats strictement dédiés à ces territoires.

Le continuum de sécurité renforce peu à peu le rôle des Polices municipales. Or il apparaît un déséquilibre de moyens des communes entre les centres urbains et la périphérie. Dans cette perspective, ne faudrait-il pas augmenter les effectifs de la Gendarmerie nationale ?

NDA : la dégradation du contexte sécuritaire sur l’ensemble du territoire appelle à l’évidence une augmentation importante des effectifs des force de sécurité, notamment de la Gendarmerie, pour appuyer les policiers municipaux dans les zones périphériques. A cet égard, je ne me soumettrai pas aux injonctions de la Cour des Comptes qui ne fonde son jugement que sur des arguments proprement budgétaires pour exiger de réduire les recrutements dans la Gendarmerie. Au contraire, je souhaite recruter 10 000 gendarmes dès le début de mon quinquennat.   

Concernant les réservistes de la Gendarmerie, employés de manière très inégale au gré des budgets, vous engagez-vous à sanctuariser le budget des réserves et à garantir un nombre minimal de jours ?

NDA : face à la montée de l’insécurité et du terrorisme, le rôle des réservistes de la Gendarmerie est devenu incontournable. Je me réjouis d’ailleurs que leur nombre ait augmenté ces dernières années, signe que les Français ont conscience de s’engager pour la protection de leur pays et de leurs concitoyens. Toutefois, rien ne pourra fonctionner correctement sans un budget adéquat. C’est pourquoi je m’engage à sanctuariser le budget alloué à la réserve de la Gendarmerie pour que les forces vives de notre nation qui souhaitent servir soient réellement mobilisées.