Deux hommes arrêtés après l’agression mortelle d’une veuve de Gendarme

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Section de recherches - Gendarmerie Nationale

Soupçonnés d”avoir agressé mortellement une veuve de Gendarme en janvier dernier, deux hommes ont été arrêtés par la section de recherches de Metz.

M. et Y., deux beaux-frères de 21 et 37 ans issus de la communauté des gens du voyage, ont été mis en examen ce mercredi 7 octobre pour “vol avec effraction” et “coups mortels” relate Le Républicain Lorrain.

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Le plus vieux était déjà en prison et et a du être extrait de sa cellule du Mans dans le cadre d’une affaire de rébellion.

Attaquée chez elle dans la nuit du 16 au 17 janvier à Xirocourt, où elle vivait seule dans une ferme depuis le décès en 2012 de son mari, un major de Gendarmerie, Mauricette Ruyer, 84 ans, avait succombé à ses blessures dix jours plus tard à l’hôpital.

Une mâchoire fracturée et une plaie à la joue

Elle avait été retrouvée dans sa chambre allongée alors qu’elle était grièvement blessée à la tête et au visage avec notamment “une fracture d’une mâchoire et une grande plaie à une joue” a détaillé François Pérain, le procureur de Nancy, lors d’un point de presse Hélas, bien qu’opérée le soir même, et stabilisée, Mauricette devait décédée 10 jours après sans avoir été entendue par les Gendarmes.

Au terme d’une remarquable enquête, les limiers de la Section de recherches (SR) de Nancy et de la brigade de recherches (BR) ont identifié et interpellé deux suspects.

La porte de la grange avait été forcée et c’est un voisin qui avait donné l’alerte le lendemain matin après avoir constaté ces signes d’effraction.

Trahis par leur ADN et par un démarchage de la veuve

Ce sont notamment leur ADN qui a trahi les deux suspects.

Celui du plus jeune, interpellé avec l’aide du GIGN, chez lui à Viterne (54), avait été retrouvé par les TIC sur un prélèvement de bois effectué sur la porte de la grange fracturée. Une chevalière qu’il portait est en cours d’analyses afin de vérifier si celle-ci est à l’origine de l’orifice décelé sur le visage de l’octogénaire.

L’ADN de son aîné, fort de 16 condamnations sur son casier, avait quant à lui relevé sur des fibres de tissu coincées dans une écharde de bois de la même porte.

Mais c’est surtout un numéro de téléphone qui a mis les enquêteurs sur la piste. Le plus jeune avait en effet démarché chez elle l’octogénaire quelques jours plus tôt pour lui proposer ses services d’élagueur. Il lui avait laissé son numéro que les Gendarmes ont retrouvé chez elle..

Les investigations en téléphonie ont confirmé la présence dans le secteur de l’élagueur sur place la nuit des faits ainsi que celle de son beau-frère.

A ce stade, le magistrat instructeur a retenu l’incrimination la plus grave pour la mise en examen mais si le lien de causalité n’était pas démontré, il pourrait les requalifier en “vol avec violence suivi d’acte de barbarie sur une personne vulnérable”, a avancé le procureur.

La Voix du Gendarme adresse ses félicitations aux enquêteurs.

1 COMMENTAIRE

  1. bravo a ceux qui ont realisés l enquête qui aura permis d arreter ces criminels ! des minables capables de frapper a mort une personne agée sanctions maximales !!!!

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