Corrèze : cérémonie en hommage aux Gendarmes morts en service en 2023

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Le vendredi 16 février, la Gendarmerie de la Corrèze était regroupée pour rendre hommage aux héros et aux morts de la Gendarmerie nationale décédés en service (14 gendarmes) durant l’année 2023. Cette cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte de l’école gendarmerie de Tulle, sous une pluie battante.

Le général Jean Gouvart et le colonel Xavier Lefèvre ont accueilli les autorités civiles et militaires ayant répondues présentes pour cette journée souvenir.

La lecture par deux élèves-gendarmes du récit historique de la gendarmerie ouvrait cette cérémonie.

« Au long de ses siècles d’existence, la Gendarmerie n’a jamais pleuré ses morts. En vérité, elle a préféré les honorer et leur rendre hommage. Car l’oubli est la seule véritable mort. Car le tombeau de nos camarades est en nous, c’est le cœur des vivants. Le 16 février 1791, la Maréchaussée devenait la Gendarmerie nationale. 200 ans plus tard, la date symbolique de la création de notre Arme était instituée comme la solennité de l’hommage national rendu aux Gendarmes tués dans l’accomplissement de leur devoir. La genèse tardive d’une telle commémoration ne signifie pas pour autant qu’il existait auparavant une forme d’oubli de celles et ceux qui étaient tombés. Nombreux sont les monuments, les marbres qui rappellent les hauts faits de nos devanciers et qui entretiennent leur mémoire. Depuis aussi longtemps qu’existent les maréchaussées et la Gendarmerie, leurs membres n’ont pas failli. Ils se sont dressés avec courage, ils ont agi avec audace et ténacité. Ils l’ont fait au feu des combats, ils l’ont fait tout autant dans la discrétion et l’humilité du service quotidien, pour la paix publique et le maintien de l’ordre. Pour la France et les Français. C’est l’héroïsme du Gendarme. C’est notre héritage. La mémoire de nos héros vit dans les faits d’armes inscrits sur nos drapeaux et étendards : Hondschoote–Villogrigo–Taguin–Sébastopol–Indochine–Afrique du nord, sur les emblèmes de la gendarmerie départementale et de la gendarmerie mobile ; Dantzig–Friedland–Alcoléa–Burgos–Indochine, sur ceux de la Garde républicaine. La mémoire de nos héros passe par le souvenir de la Grande guerre, durant laquelle près de 900 de nos Anciens sont morts pour la France, pour une Arme comptant alors moins de 28 000 Gendarmes. La mémoire de nos héros, c’est rappeler qu’en mai-juin 1940, près de 400 Gendarmes sont morts en combattant l’invasion. Puis qu’aux heures noires qui suivirent, des milliers des nôtres ont rejoint l’armée des ombres, dont plus de 1 100 sont devenus des martyrs de la Résistance, fusillés, déportés, tués au maquis ou dans les combats de la Libération. 5 Compagnons de la Libération, 22 Justes parmi les Nations, 360 médaillés de la Résistance sont ainsi issus des rangs de la Gendarmerie. La mémoire de nos héros ne peut reléguer dans l’oubli les 680 officiers et sous-officiers tombés au feu pendant la guerre d’Indochine. Ni omettre qu’ils ne furent pas moins de 450 à donner leur vie durant la guerre d’Algérie. Pas plus qu’elle ne peut taire le souvenir de nos camarades morts en opérations extérieures et dans nos ambassades depuis 1962. La mémoire de nos héros, c’est enfin et surtout, entretenir et perpétuer cet héroïsme du quotidien, fait d’engagement désintéressé et de bravoure, qui a pour cadre la modestie d’un jour semblable à tous les autres, quand il s’agit d’être tout à sa mission et tout au service de l’autre. Ce sont ceux des nôtres qui ont été pris sous le feu des malfaiteurs, ciblés du fait de leur uniforme. Ce sont ceux, aussi, qui ont osé outre-mer, ont fait obstacle à la violence. »

Il ne faut pas perdre la mémoire de tous ces Gendarmes, morts pour la France, morts pour le service de la Nation. Chaque année, des officiers, des sous-officiers, des militaires du rang, d’active et de réserve, vont au bout de leur engagement, tenant le serment de « l’esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême » qu’exige l’état militaire. Dans ce même engagement dans la mission, plusieurs milliers d’autres sont blessés.

A l’issue le dépôt de 4 gerbes a été réalisé, par les associations Gendarmerie (Unprg, Trèfle, Amis de la Gendarmerie) par le colonel Philippe Cuynet et Jean Even, la maison de la gendarmerie avec la Cng par Pierre-Jean Gras, représenté par Even Jean, le général Jean Gouvart, commandant de l’école et du colonel Xavier Lefèvre commandant le groupement et le préfet de la Corrèze, Etienne Desplanques.

Il a été procédé à la remise de deux médailles pour acte de courage et de dévouement.

« La médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement est une distinction française récompensant toute personne qui, au péril de sa vie, se porte au secours d’une ou plusieurs personnes en danger de mort. Il existe cinq degrés de récompense : bronze, argent de 2ème classe, argent de 1ère classe, vermeil et or »

Le Préfet Etienne Desplanques a remis, au nom du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement aux militaires de la Gendarmerie suivants :

  • Maréchal des logis Erwan Remondiere
  • Brigadier-chef Romain DEsroziers

Il y avait la présence en plus des militaires d’active présents sur la place d’arme de l’école, de très nombreux anciens de la Gendarmerie ainsi que les représentants des différentes associations proche de la Gendarmerie. L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie, le Trèfle, les amis de la gendarmerie, les cadets de la Gendarmerie, l’Office national des combattants et des victimes de guerre, la Division militaire départementale, le souvenir français, les Opérations extérieures.

Jean Even, président de l’Ud19.