Epilogue heureux pour une famille de l’Yonne mise à très rude épreuve dans une affaire d’enlèvement avec une demande de rançon de plusieurs milliers d’euros en cryptomonnaie. Enlevés lundi, une mère et son fils, âgé de 11 ans ont en effet été libérés ce mardi 14 avril par le GIGN dans le Val de Marne. Sept personnes, impliquées dans cette affaire crapuleuse ont été interpellées. La Gendarmerie a réglé cette affaire en moins de 24 heures. Un tour de force dont elle peut être fier. Menées par la section de recherches de Dijon, les investigations ont mobilisé une centaine de gendarmes de l’unité nationale de police judiciaire, du GIGN et de son antenne de Dijon, du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne, et de la section de recherches de Paris.
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Lundi matin, vers 7 h, quatre personnes cagoulées pénétrent au domicile d’une famille dans l’Yonne. Le père, entrepreneur en cryptomonnaie, est frappé, attaché à une chaise par des serflex et menacé de mutilations tandis que la mère et son fils de onze ans sont tenus en respect. Le commando fouille l’intégralité du domicile, trouve 10000 € en espèces, des bijoux, de petits lingots d’argent, et un fusil dont il se sert pour menacer les victimes puis exige un virement de 400 000 dollars en cryptomonnaie.
La famille retrouvée dans le Val de Marne
Réalisant que le transfert d’argent ne peut pas être affecté avant sept jours, les malfaiteurs enlèvent la femme et l’enfant, et repartent à bord de deux véhicules, dont l’un appartient à la famille.
Le père parvient à se défaire de ses liens et alerte un ami, qui appelle la Gendarmerie. Il a reçu des vidéos de sa compagne et de son fils qui sont visiblement retenus dans une chambre d’hôtel. L’enquête va vite. Très vite.
C’est notamment grâce au véhicule de la famille que les gendarmes remontent très rapidement jusqu’à l’hôtel à Boissy-Saint-Léger dans le Val de Marne. Mardi matin, à l’aube, les militaires du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) procèdent à la libération des deux personnes enlevées et interpellent les suspects.
Dans un communiqué, la procureure de Paris, Laure Beccuau,“se félicite de la libération des personnes enlevées, permise grâce à l’engagement et la coordination particulièrement efficace des services de Gendarmerie et des magistrats mobilisés sans discontinuer”.
L’enquête qui se poursuit est dirigée par le parquet de la JIRS(Juridiction Interrégionale Spécialisée) de Paris et confiée à la Direction Générale de la Gendarmerie.

