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	<title>Archives des actualité - La voix du gendarme</title>
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	<title>Archives des actualité - La voix du gendarme</title>
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		<title>Gendarmerie, un budget en demi-teinte !</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 16:58:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le budget 2027 de la Gendarmerie nationale affiche une hausse de 2,3 %, mais derrière les chiffres, les difficultés structurelles persistent. Brigades promises mais non créées, recrutements insuffisants, casernes dégradées, véhicules vieillissants et gendarmerie mobile sous tension : le rapport parlementaire de la députée Anne-Laure Blin dresse un constat préoccupant. Sept ans après avoir dénoncé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le budget 2027 de la Gendarmerie nationale affiche une hausse de 2,3 %, mais derrière les chiffres, les difficultés structurelles persistent.</strong> Brigades promises mais non créées, recrutements insuffisants, casernes dégradées, véhicules vieillissants et gendarmerie mobile sous tension : le rapport parlementaire de la députée Anne-Laure Blin dresse un constat préoccupant. Sept ans après avoir dénoncé les mêmes dérives, Jean-François Charrat reprend la plume pour <em>La Voix du Gendarme</em>. Une tribune sans concession sur le décalage grandissant entre les ambitions politiques affichées et les moyens réellement accordés à ceux qui assurent la sécurité des Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, dans une tribune acidulée, Jean-François Charrat dénonçait<strong> un budget qui ne tenait pas compte des dysfonctionnements structurels</strong> de la Gendarmerie Nationale, malgré l&rsquo;évolution des contextes politiques et des chiffres. En 2026, le rapport parlementaire de la rapporteure confirme de manière institutionnelle ce que les analyses de terrain dénonçaient déjà plusieurs années auparavant. La Gendarmerie reste prise en étau entre des ambitions politiques affichées (plans de recrutement, lois de programmation) et une réalité budgétaire d&rsquo;investissement et de fonctionnement structurellement bridée par le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les annonces budgétaires et les chiffres alarmistes affichés par le gouvernement, les réalités du terrain continuent de rattraper le discours politique. Le rapport parlementaire pour avis rédigé par la députée Anne-Laure Blin sur le budget 2027 de la Gendarmerie nationale dresse un constat sans concession. Il y a les chiffres qui tentent de rassurer l&rsquo;opinion et les faits qui inquiètent légitimement tous ceux qui vivent et font vivre l&rsquo;institution au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On nous présente un projet de loi de finances fixant les crédits de paiement (hors pensions) à <strong>7,18 milliards d’euros</strong>, soit une hausse de <strong>2,3 %</strong> par rapport à 2026. Ne nous laissons pas abuser par les effets d&rsquo;annonce. <strong>Cette augmentation n&rsquo;est qu&rsquo;une hausse faciale</strong>. Elle permet à peine d&rsquo;éponger l&rsquo;inflation subie de plein fouet par la Gendarmerie. Si elle évite la faillite financière pure et simple, elle ne règle aucun problème de fond, elle ne permet ni de résorber la dette immobilière, ni d&#8217;embaucher à la hauteur des engagements souscrits, ni d&rsquo;implanter les 81 brigades manquant à l&rsquo;appel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>81 brigades fantômes&nbsp;! Le rendez-vous manqué du maillage territorial&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) avait promis aux Français et aux élus locaux la création de 239 nouvelles brigades sur la période 2023-2027. La réalité budgétaire est cruelle. Nous n&rsquo;en serons qu&rsquo;à <strong>158</strong> à l&rsquo;issue de la période. <strong>Il en manquera donc 81.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’« année blanche » de 2025 a laissé des traces que l&rsquo;État n&rsquo;a jamais voulu ou su rattraper. Ce retard n&rsquo;est pas un simple décalage technique dans un calendrier administratif. Une brigade, c&rsquo;est une présence rassurante, une capacité d&rsquo;intervention rapide, un accueil pour les victimes et un lien humain irremplaçable avec la population. En zone rurale, sacrifier le maillage, c&rsquo;est allonger encore les délais d&rsquo;intervention, mais surtout se priver de la dernière présence de l’état. La proximité ne doit pas être un slogan de campagne, elle exige des budgets solides, de l’immobilier et des militaires sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Effectifs. Un déficit de 910 personnels sur les épaules de nos camarades</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est tout aussi préoccupant concernant la ressource humaine. Si le budget 2027 annonce 237 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires, le bilan cumulé 2023-2027 plafonnera à 2 630 créations de postes, bien loin des 3 540 ETP prévus par la programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le spectre et l&rsquo;intensité des missions ne réduisent pas. Enquêtes complexes, interventions quotidiennes, sécurisation des grands événements, maintien de l&rsquo;ordre, renforts outre-mer&#8230; Faute de recrutements suffisants, la charge de travail retombe inévitablement sur les épaules de ceux qui sont déjà en poste. Les temps de repos s&rsquo;effritent, la disponibilité des personnels est poussée à son maximum et les unités doivent continuellement gérer la pénurie au détriment de leur santé et de leur vie de famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gendarmerie mobile. Une force d&rsquo;élite transformée en variable d&rsquo;ajustement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en lumière la suractivité intenable subie par la Gendarmerie mobile. Rien que pour 2026, les surcoûts opérationnels non prévus dépassent <strong>100 millions d’euros</strong> — la conséquence directe des crises successives (Nouvelle-Calédonie, Mayotte, métropole), des sommets internationaux et des renforts estivaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore, le dispositif outre-mer absorbe de manière structurelle <strong>près de 20 % des effectifs totaux de la mobile</strong>. En détournant une force de manœuvre et de réaction rapide pour pallier le déficit de brigades territoriales dans les territoires ultramarins, on détourne l&rsquo;outil de sa mission première. Comme le souligne justement la rapporteure, la réponse exige d&rsquo;augmenter le nombre d&rsquo;escadrons tout en renforçant urgemment les brigades sur place. On ne peut pas solliciter la mobile en permanence sans entamer sa capacité de réaction stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un patrimoine domanial à l&rsquo;abandon et une flotte automobile au bord du gouffre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;agissant des conditions de vie et d&rsquo;exercice du métier, la situation est indigne d&rsquo;une grande nation.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un parc immobilier en détresse :</strong> <strong>75 %</strong> du parc immobilier domanial est aujourd&rsquo;hui jugé dégradé ou très dégradé. La dette d’investissement accumulée en dix ans frôle les <strong>2,2 milliards d’euros</strong>. Là où la Gendarmerie estime son besoin annuel d&rsquo;investissement à 400 millions d&rsquo;euros pour entretenir son parc, le budget 2027 n&rsquo;en prévoit que 340 millions. Dans le même temps, les dépenses de fonctionnement contraintes (loyers, électricité, loyers de la gendarmerie) grimpent à 919 millions d&rsquo;euros. Derrière ce chiffres, ce sont le cadre de travail des gendarmes et les conditions de logement de leurs familles dans les casernes qui se détériorent chaque jour davantage.</li>



<li><strong>Le mur d&rsquo;obsolescence des véhicules :</strong> Sur un parc de 33 600 véhicules légers, la Gendarmerie doit renouveler 3 750 véhicules par an pour maintenir sa mobilité. Or, après une année 2026 famélique (29 acquisitions), le projet de budget 2027 ne prévoit aucune nouvelle acquisition de véhicules légers. Avec un âge moyen de 8,2 ans et plus de 28 % du parc (8 526 véhicules) ayant dépassé les critères de réforme, nous allons droit vers le mur en 2028. Un véhicule en panne dans une cour de caserne, ce n&rsquo;est pas une statistique, c&rsquo;est une patrouille qui ne part pas et un citoyen qui attend le secours.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 3 000 blessés en six mois : la sécurité des militaires n&rsquo;est pas négociable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa communication, Anne-Laure Blin rappelle un chiffre effrayant : près de <strong>3 000 gendarmes ont été blessés en mission au cours du seul premier semestre 2026</strong>, soit une hausse de 15 % en un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre dramatique témoigne du niveau de violence et de la prise de risque quotidienne imposée à nos militaires. La sécurité des gendarmes sur le terrain ne peut pas servir de variable d&rsquo;ajustement aux arbitrages comptables du ministère des Finances. Protéger ceux qui nous protègent doit être un devoir absolu et budgétairement assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exigeons des actes à la hauteur des sacrifices</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport parlementaire est clair. Les crédits de fonctionnement et d&rsquo;investissement hors dépenses de personnel (+3,9 %) sont d&rsquo;ores et déjà grignotés par l&rsquo;inflation et la hausse des carburants (où il manque déjà 10 millions d&rsquo;euros d&rsquo;abondement).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas proclamer l&rsquo;ordre régalien à la télévision à chaque crise, pour ensuite marchander les loyers des casernes et le carburant des patrouilles au moment du vote du budget. La Gendarmerie nationale tient aujourd&rsquo;hui grâce à une seule force, l&rsquo;esprit du devoir, la résilience et le sens du sacrifice de ses personnels. Mais on ne construit pas une politique publique de sécurité durable en épuisant ses troupes et en accumulant les dettes d&rsquo;équipements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Gendarmerie avance grâce à l&rsquo;engagement de ses hommes et de ses femmes. Mais le pays recule chaque fois que l&rsquo;État renonce à tenir ses promesses envers eux. Il est temps que l&rsquo;État assume enfin ses choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-François Charrat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Toulouse, Nantes, Rennes : rendre hommage aux gendarmes engagés le 17 octobre</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément, le temps passe, les événements se succèdent et la réalité du terrain peine parfois à trouver sa place dans le récit médiatique. Le 17 octobre 2026 n’échappe pas à ce constat. Les chaînes d’information en continu ont largement évoqué les violences subies par les forces de l’ordre. Pourtant, dans de nombreux commentaires, l’attention s’est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Décidément, le temps passe, les événements se succèdent et la réalité du terrain peine parfois à trouver sa place dans le récit médiatique. Le 17 octobre 2026 n’échappe pas à ce constat. Les chaînes d’information en continu ont largement évoqué les violences subies par les forces de l’ordre. Pourtant, dans de nombreux commentaires, l’attention s’est principalement portée sur la Police nationale, laissant dans l’ombre une autre composante essentielle du dispositif : la Gendarmerie nationale, qu’elle soit mobile ou départementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toulouse : un engagement remarquable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une situation a particulièrement retenu mon attention : celle de Toulouse, autour du Capitole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un escadron de gendarmerie mobile était engagé aux côtés de plusieurs compagnies de CRS. Arrivés en fin de matinée, les militaires de cette unité ont reçu pour mission d’assurer la protection du centre-ville, notamment des abords du Capitole et de l’hôtel de ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rapidement confrontés à des groupes de manifestants particulièrement violents, ils ont dû faire face à des assauts répétés. La situation s’est dégradée lorsque des individus ont convergé vers les bâtiments publics, avec la volonté apparente de s’en prendre à la mairie. Sous les jets de projectiles de toutes sortes, les gendarmes ont tenu leurs positions. Le bilan humain aurait pu être bien plus lourd. Deux militaires auraient été blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tenir dans la durée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs heures, les gendarmes ont fait face à des vagues successives de violences en tenant leur position pour continuer à protéger cette place emblématique de la Ville rose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire présent sur place aurait salué leur efficacité et leur capacité à maintenir le dispositif dans des conditions particulièrement difficiles. Les tentatives de contournement par les rues adjacentes n’ont pas permis de faire céder le dispositif de protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À effectif limité, ces militaires ont ainsi contribué de manière déterminante à la sécurisation du secteur. Ils peuvent être fiers du travail accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes les plus violents ont finalement quitté les lieux. Ce n’est qu’après le retour au calme et sur ordre de quitter le secteur que l’escadron a regagné son cantonnement, après une journée de service particulièrement éprouvante, qui aurait duré près de quinze heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet engagement mérite d’être connu. Non pour établir une comparaison entre unités ou institutions, mais pour rappeler ce que représente concrètement la mission de maintien de l’ordre lorsque les circonstances deviennent particulièrement difficiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une reconnaissance qui doit dépasser le cercle des initiés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations dont je dispose, le commissaire présent sur place et le préfet ont exprimé leur reconnaissance aux forces de l’ordre engagées. Ces témoignages sont importants. Ils soulignent la qualité de la coopération entre les forces de sécurité et la complémentarité de leurs missions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure : comment mieux faire connaître ces engagements au grand public ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Toulouse comme ailleurs, les militaires de la Gendarmerie nationale ont participé à la protection des personnes, des bâtiments publics et de l’ordre républicain. Pourtant, leur action reste souvent peu visible dans la couverture médiatique des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres escadrons, notamment à Nantes et à Rennes, ont également été confrontés à des violences importantes. Les dégâts matériels et les blessés témoignent de la difficulté de cette journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les images diffusées en boucle, il y a des femmes et des hommes qui exécutent leur mission, souvent dans des conditions exigeantes, avec professionnalisme et sang-froid. Il y a aussi leurs familles, qui attendent des nouvelles et s’inquiètent lorsque les événements se prolongent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de cet engagement n’est pas une question de prestige individuel. Elle participe à la considération due à celles et ceux qui servent. Elle contribue également à faire comprendre aux citoyens ce que recouvrent, sur le terrain, les missions de la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors, je le dis simplement : merci.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci aux gendarmes engagés autour du Capitole. Merci à ceux de Nantes, de Rennes et de toutes les unités mobilisées le 17 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à ceux qui ont tenu leurs positions, à ceux qui ont été blessés, à ceux qui ont protégé des lieux, des personnes et des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à ceux dont le travail n’a pas nécessairement bénéficié de la même exposition médiatique, mais dont l’engagement a contribué à préserver l’ordre public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, ils ont servi la République avec courage, professionnalisme et détermination. Ils l’ont fait dans le respect de leur mission, aux côtés des autres forces engagées, chacun à sa place et avec ses responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est juste que cet engagement soit reconnu et porté à la connaissance de nos concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, je les remercie. Et je les félicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très confraternellement,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Capitaine (H) Jean-François Charrat</strong><br></p>
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		<title>Soutien aux forces de l’ordre : trop, c’est trop !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 10:18:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) tient à exprimer son plein soutien aux policiers, aux CRS et aux gendarmes mobiles engagés sur le terrain pour assurer le maintien de l’ordre et garantir la sécurité de nos concitoyens. Une nouvelle fois, les forces de l’ordre se retrouvent mises en cause pour des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) tient à exprimer son plein soutien aux policiers, aux CRS et aux gendarmes mobiles engagés sur le terrain pour assurer le maintien de l’ordre et garantir la sécurité de nos concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle fois, les forces de l’ordre se retrouvent mises en cause pour des faits de violences présumées, tandis que des images et des accusations circulent sur les réseaux sociaux, parfois avant même que les circonstances aient pu être établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG rappelle avec force que toute allégation de violence illégitime doit faire l’objet d’un examen rigoureux et impartial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le respect de la déontologie et le contrôle de l’action des forces de l’ordre sont indispensables dans un État de droit. Mais ces exigences ne sauraient justifier une mise en accusation systématique de femmes et d’hommes qui accomplissent leur mission dans des conditions souvent difficiles, au péril de leur intégrité physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il convient de préciser qu’à ce jour, les militaires de la Gendarmerie nationale n’ont pas été mis en cause lors des opérations de maintien de l’ordre liées aux manifestations de lycéens. L’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN) n’a pas été saisie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences commises contre les policiers et les gendarmes sont inacceptables. Ceux qui ont la responsabilité de protéger la population doivent pouvoir compter sur le soutien de la Nation, la reconnaissance de leur engagement et le respect dû à leur fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maintien de l’ordre républicain exige à la fois discernement, maîtrise et fermeté. Il suppose également que chacun respecte les règles communes : le droit de manifester ne saurait justifier les dégradations, les intimidations ou les agressions envers les représentants de l’autorité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trop, c’est trop !</strong> On ne peut pas exiger de nos forces de l’ordre qu’elles assurent la sécurité de tous tout en les laissant seules face aux violences, aux accusations précipitées et aux campagnes de dénigrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG réaffirme son attachement aux valeurs républicaines, à l’État de droit et à la protection de celles et ceux qui servent ou ont servi la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soutenir nos forces de l’ordre, c’est défendre celles et ceux qui s’engagent quotidiennement pour la sécurité de tous et la préservation de nos libertés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’UNPRG — au service des personnels et des retraités de la Gendarmerie, dans la fidélité aux valeurs républicaines.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une évolution de la législation sur l’Usage Des Armes par les Forces de Sécurité Intérieure(Gendarmes et policiers nationaux).</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/usage-armes-gendarmes-policiers-protection-juridique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=usage-armes-gendarmes-policiers-protection-juridique</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 07:38:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adoption en première lecture, le 7 juillet 2026, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes pour les policiers et les gendarmes a ravivé le débat sur leur protection juridique. Marc Rollang, capitaine de gendarmerie à la retraite, livre son analyse dans cette tribune libre. Face aux critiques suscitées par le texte, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’adoption en première lecture, le 7 juillet 2026, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes pour les policiers et les gendarmes a ravivé le débat sur leur protection juridique. <strong>Marc Rollang, capitaine de gendarmerie à la retraite</strong>, livre son analyse dans cette tribune libre. Face aux critiques suscitées par le texte, il défend une évolution législative qu’il estime indispensable pour mieux protéger les forces de l’ordre confrontées à une violence croissante, sans remettre en cause les principes d’absolue nécessité et de proportionnalité qui encadrent l’usage des armes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi instaurant une « présomption d’usage légitime des armes » pour les forces de l’ordre, inversant la charge de la preuve lors de tirs en service. Alors que les partisans y voient une protection nécessaire, ce texte suscite de vives critiques nationales et internationales, notamment de l&rsquo;ONU, qui y voit un risque accru d&rsquo;impunité. Alors si l’Organisation des Nations Unies en parle, c’est que le sujet serait grave occultant l’effondrement des consciences et des bonnes mœurs à l&rsquo;échelle de la planète ou d&rsquo;une civilisation qui oblige le législateur d’améliorer la protection juridique de ceux qui osent encore s’engager.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a ceux qui parlent à l’abri des coups et puis, il y a ceux qui s’engagent&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois de plus le délire s’empare de la raison et la proposition de loi du député LR Éric Pauget qui prévoit que «&nbsp;lorsqu’ils font usage de leurs armes&nbsp;», policiers et gendarmes «&nbsp;sont présumés avoir agi&nbsp;» dans le cadre de la loi est critiquée et contestée. Qu’importe elle est adoptée mais le secrétaire national du Syndicat de la magistrature¹ au devoir de réserve perfectible et qui doit obéissance à la Loi, indique que le texte est contraire aux normes internationales et constitutionnelles qui font notre État de droit&nbsp;. Stéphane Fischesser¹, souligne qu’il est fondamental dans un État de droit d’encadrer très fermement le recours aux armes à feu par les forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui reste surprenant est la faible maîtrise du sujet par les opposants plus enclins à brailler qu’à s’imprégner de la substance d’un texte qui ambitionne de mieux protéger les agents de la force publique et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au delà de l’aparté philosophique des opposants, on ne peut occulter que les malfaiteurs ont tué pour l’année 2025 selon le bilan statistique définitif publié par le Ministère de l&rsquo;Intérieur 975 personnes. Ce chiffre définitif qui marque une stabilité par rapport à l&rsquo;année précédente (976 victimes en 2024) dissimule mal une progression d&rsquo;environ 4 % à 5 % sur un an des tentatives d&rsquo;homicide. Ainsi on&nbsp; dénombre 4501 tentatives d’homicide pour l’année 2025, un nombre qui a doublé en huit ans&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mémoire, une tentative de meurtre est un meurtre qui a échoué&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette violence décomplexée sur le terrain est précisément celle que les policiers et les gendarmes rencontrent et subissent. Parler de «permis de tuer&nbsp;» en évoquant cette Loi est une injure adressée aux milliers de blessés, aux morts et à leurs familles&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors dans une France gangrenée par l’ultra violence et une rébellion du quotidien décomplexée, n’en déplaise à ce fonctionnaire de la magistrature dont l’orientation politique occulte un raisonnement qui aurait mérité plus de hauteur de point de vue, ce texte va effectivement faire bénéficier à l’agent auteur d’un tir, de la présomption d’innocence dernier. Ce même fonctionnaire évoque de manière surprenante, des obstacles presque insurmontables pour pouvoir réaliser des enquêtes sur des tirs mortels. Il semble oublier que la charge de la preuve lui incombe et dans le système judiciaire français qu’il sert, la preuve de l&rsquo;infraction incombe entièrement à l&rsquo;accusation (le ministère public ou le procureur de la République), en vertu du principe de la présomption d&rsquo;innocence. Criminaliser un acte métier ultime et jeter l’opprobre sur un agent ou un militaire par réflexe et non par besoin est donc terminé. Les gardiens de la paix, les gendarmes sont des gens formés et responsables, intelligents et courageux qui mettent les mains dans le cambouis de la criminalité pour que d’autres puissent les critiquer à l’abri des coups.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à l&rsquo;État de démontrer la culpabilité d&rsquo;une personne et non à cette dernière de prouver qu&rsquo;elle est innocente et dans l’absolu le texte, n’impose plus qu’une enquête soit ouverte immédiatement après un tir. Ainsi le policier ou gendarme ne devrait plus être placé en garde à vue systématiquement et présumé coupable d’une bavure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est terminé&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi, si elle est consolidée, modifiera effectivement le contrôle juridictionnel de l’usage de la force par les agents de l’autorité publique. A ce jour le [faible] arsenal judiciaire existant repose sur deux textes principaux :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le droit commun de la légitime défense (article 122-5 du code pénal) commun à tous :</li>



<li>Un régime spécifique codifié à l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Mais surtout, et c’est ce qui échappe aux détracteurs, l’usage des armes par les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie est encadré par des conditions strictes que sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’absolue nécessité.</li>



<li>La stricte proportionnalité.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle loi modifie seulement les appréciations juridiques et renforce la sécurité judiciaire des intervenants armés. Désormais, on part du principe que l’agent de la force publique agit correctement, ce qui pourrait réduire la crainte des agents à s’engager, face à des poursuites judiciaires. C’est peut-être la fin sur le statut de présumé-coupable des policiers et gendarmes dans le paysage judiciaire la où les autres malfrats bénéficient du fameux et bruyant présumé &#8211; innocent&nbsp;! .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les détracteurs se rassurent. La loi du 7 juillet 2026 n’abolit pas le contrôle juridictionnel et hiérarchique sur l’usage de la force, mais elle en modifie les conditions d’exercice. Et puis la chambre criminelle de la Cour de cassation devra immanquablement se prononcer sur la conventionnalité de ce dispositif. L’équilibre entre la sécurité publique et le respect des droits individuels reste un exercice constant et crucial pour l’avenir de l’État de droit en France. Et le Droit doit bénéficier aux honnêtes gens et non à ceux qui se sont marginalisés volontairement dans les limbes de la délinquance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Rollang </p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/usage-armes-gendarmes-policiers-protection-juridique/">Une évolution de la législation sur l’Usage Des Armes par les Forces de Sécurité Intérieure(Gendarmes et policiers nationaux).</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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		<title>Budget 2027 : crédits en hausse, mais pas de nouvelles commandes de voitures pour les brigades de gendarmerie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 14:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2027]]></category>
		<category><![CDATA[DGGN]]></category>
		<category><![CDATA[Effectifs]]></category>
		<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[ubert Bonneau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Auditionné mercredi 7 octobre 2026 devant la commission de la Défense nationale et des forces armées de l&#8217;Assemblée nationale, le général d&#8217;armée Hubert Bonneau a présenté les moyens prévus pour la Gendarmerie nationale en 2027. Si les crédits de paiement progressent de 2,35 % pour atteindre 11,31 milliards d&#8217;euros, les arbitrages annoncés illustrent les contraintes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Auditionné mercredi 7 octobre 2026 devant la commission de la Défense nationale et des forces armées de l&rsquo;Assemblée nationale, le général d&rsquo;armée Hubert Bonneau a présenté les moyens prévus pour la Gendarmerie nationale en 2027. Si les crédits de paiement progressent de 2,35 % pour atteindre 11,31 milliards d&rsquo;euros, les arbitrages annoncés illustrent les contraintes financières de l&rsquo;institution : aucune nouvelle commande de voitures légères pour les brigades territoriales en 2027, mais la poursuite des livraisons déjà engagées, des investissements aériens et un effort sur le numérique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le même thème : </strong><a href="https://lavoixdugendarme.fr/budget-2027-le-directeur-general-de-la-gendarmerie-nationale-attendu-a-lassemblee-mercredi/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/budget-2027-le-directeur-general-de-la-gendarmerie-nationale-attendu-a-lassemblee-mercredi/"><strong>Budget 2027 : le directeur général de la Gendarmerie nationale attendu à l’Assemblée mercredi</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;augmentation d&rsquo;un budget ne signifie pas nécessairement une amélioration immédiate des moyens disponibles sur le terrain. L&rsquo;audition du directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le 7 octobre, en a fourni une illustration particulièrement concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant les députés de la commission de la Défense nationale et des forces armées, le général d&rsquo;armée Hubert Bonneau a présenté les grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027. Au-delà des chiffres, les échanges ont notamment porté sur les moyens de mobilité, les effectifs, l&rsquo;immobilier, les équipements et la capacité de la Gendarmerie à répondre à une charge opérationnelle croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exercice est d&rsquo;autant plus important que 2027 constitue la dernière année de la loi d&rsquo;orientation et de programmation du ministère de l&rsquo;Intérieur (LOPMI) 2023-2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un budget de 11,31 milliards d&rsquo;euros, en progression de 2,35 %</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres présentés en ouverture de l&rsquo;audition témoignent d&rsquo;une augmentation des crédits affectés au programme 152 « Gendarmerie nationale ».<br>Pour 2027, les crédits de paiement atteindraient 11,31 milliards d&rsquo;euros, soit une hausse de 2,35 % par rapport à 2026.<br>Les autorisations d&rsquo;engagement s&rsquo;élèveraient quant à elles à 12,45 milliards d&rsquo;euros, avec une progression supérieure à 12 %.<br>Cette distinction est importante. Les crédits de paiement permettent de financer les dépenses effectivement réglées pendant l&rsquo;année. Les autorisations d&rsquo;engagement servent à engager des opérations dont le financement pourra s&rsquo;étaler sur plusieurs exercices.<br>Ainsi, la forte progression des autorisations d&rsquo;engagement ne signifie pas que les unités disposeront immédiatement de moyens supplémentaires dans les mêmes proportions.<br>Pour apprécier la portée réelle du budget, il faut donc examiner la répartition des crédits et les priorités retenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Véhicules : aucune nouvelle commande prévue pour les brigades territoriales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;une des informations les plus marquantes de l&rsquo;audition. Selon les déclarations du directeur général rapportées à l&rsquo;issue de la réunion, aucune nouvelle commande de véhicules légers destinés aux unités territoriales n&rsquo;est prévue en 2027.<br>La décision mérite cependant d&rsquo;être précisée : elle ne signifie pas que les brigades ne recevront aucune voiture l&rsquo;année prochaine.<br>Le général Hubert Bonneau a rappelé que 4 550 véhicules avaient été commandés à la fin de l&rsquo;année 2025. Sur ce total, environ 2 300 restaient encore à livrer au moment de son audition.<br>Ces livraisons doivent donc continuer à alimenter le parc automobile de l&rsquo;institution.<br>En revanche, l&rsquo;absence de nouvelles commandes pour 2027 pose la question de la continuité du renouvellement du parc au cours des exercices suivants.<br>Pour les brigades, l&rsquo;enjeu est particulièrement concret. Les véhicules sont indispensables aux patrouilles, aux interventions, aux enquêtes et à l&rsquo;ensemble des déplacements réalisés quotidiennement, notamment dans les territoires ruraux où les distances peuvent être importantes.<br>Un renouvellement insuffisant peut entraîner une augmentation des coûts d&rsquo;entretien, des immobilisations plus fréqu et une diminution de la disponibilité des moyens de mobilité.<br>Le sujet n&rsquo;est donc pas seulement le nombre de voitures livrées en 2027, mais la capacité de la Gendarmerie à maintenir durablement un parc adapté à ses missions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une centaine de véhicules pour le maintien de l&rsquo;ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu&rsquo;aucune nouvelle commande de voitures légères n&rsquo;est prévue pour les brigades, une centaine de véhicules doit être consacrée au maintien de l&rsquo;ordre.<br>Cet investissement répond à des besoins opérationnels spécifiques, notamment pour les unités engagées dans des dispositifs de sécurité importants ou nécessitant des moyens collectifs adaptés.<br>Il serait toutefois réducteur d&rsquo;opposer directement ces équipements aux véhicules des brigades territoriales.<br>Les besoins ne sont pas identiques et les matériels ne sont pas nécessairement interchangeables.<br>La question soulevée par cet arbitrage reste néanmoins celle de la hiérarchisation des investissements : comment préserver les capacités spécialisées de la Gendarmerie tout en assurant le renouvellement des moyens ordinaires de ses unités ?<br>C&rsquo;est l&rsquo;une des difficultés auxquelles l&rsquo;institution est confrontée dans la préparation de son budget.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hélicoptères : 23 H145 annoncés pour renouveler la flotte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre dossier majeur : les moyens aériens.<br>Le directeur général a annoncé la commande de 23 hélicoptères H145 d&rsquo;ici à la fin de l&rsquo;année 2026, afin de poursuivre le renouvellement de la flotte aérienne de la Gendarmerie nationale.<br>Cette opération doit répondre au vieillissement de certains appareils et aux difficultés de disponibilité rencontrées par les forces aériennes de la Gendarmerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hélicoptères interviennent dans de nombreuses missions : recherche de personnes, surveillance, appui aux unités au sol et opérations judiciaires.<br>La commande annoncée représente donc un investissement structurant pour les capacités opérationnelles de l&rsquo;institution.<br>Il faut cependant distinguer cette commande des livraisons : les 23 appareils ne seront pas nécessairement mis en service dès 2027. Leur financement et leur réception s&rsquo;inscrivent dans une trajectoire pluriannuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effectifs : 235 emplois supplémentaires envisagés pour 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de budget prévoit également une augmentation des effectifs.<br>Selon les documents budgétaires présentés au Parlement, 235 emplois supplémentaires sont envisagés pour la Gendarmerie nationale, principalement afin de contribuer à l&rsquo;armement de vingt nouvelles brigades.<br>Cette mesure s&rsquo;inscrit dans la poursuite du développement du maillage territorial prévu par la LOPMI.<br>Elle demeure toutefois conditionnée à l&rsquo;adoption définitive de la loi de finances.<br>La création de postes ne suffit pas, à elle seule, à garantir une augmentation équivalente des effectifs immédiatement disponibles dans les unités. Le recrutement, la formation, les départs et les mouvements de personnels doivent également être pris en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu sera donc de mesurer la traduction effective de ces créations d&#8217;emplois sur le terrain et leur capacité à renforcer les brigades.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Immobilier : un investissement majeur, mais des besoins persistants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine immobilier demeure l&rsquo;un des principaux défis financiers de la Gendarmerie nationale.<br>Le projet de budget pour 2027 prévoit notamment une opération importante à Versailles-Satory, dans le cadre du programme immobilier CapSatory.<br>Selon les données budgétaires publiées, cette opération mobiliserait 600 millions d&rsquo;euros en autorisations d&rsquo;engagement, dont 550 millions au titre du programme Gendarmerie et 50 millions provenant du Fonds vert.<br>Cet investissement illustre l&rsquo;importance des dépenses immobilières dans la trajectoire budgétaire de l&rsquo;institution.<br>Mais les besoins ne se limitent pas aux grandes opérations de construction ou de rénovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entretien des casernes existantes, le vieillissement de certains bâtiments et le financement des logements constituent également des enjeux majeurs.<br>Lors de l&rsquo;audition, les députés sont revenus sur la nécessité d&rsquo;une programmation pluriannuelle pour l&rsquo;immobilier ainsi que sur les questions relatives aux loyers.<br>Pour les militaires et leurs familles, ces investissements conditionnent directement la qualité de vie, les conditions d&rsquo;hébergement et, plus largement, l&rsquo;attractivité de certaines affectations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Numérique et criminalité organisée : des investissements jugés indispensables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général a également insisté sur l&rsquo;importance des capacités numériques face à l&rsquo;évolution des formes de criminalité.<br>La cybercriminalité, l&rsquo;utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle et la sophistication des organisations criminelles imposent aux forces de sécurité de moderniser leurs outils.<br>Ces investissements concernent notamment les systèmes d&rsquo;information, les capacités d&rsquo;investigation et les technologies nécessaires aux enquêtes.<br>La Gendarmerie doit ainsi répondre à deux exigences simultanées : maintenir des équipements classiques indispensables à la sécurité quotidienne et développer les capacités technologiques nécessaires pour lutter contre des organisations criminelles toujours plus structurées.<br>Ces arbitrages illustrent la nécessité pour la Gendarmerie de concilier le renouvellement de ses équipements traditionnels avec les investissements indispensables à sa transformation numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une charge opérationnelle qui continue de peser sur les unités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des investissements, Hubert Bonneau a évoqué la diversité et l&rsquo;intensité des missions assurées par la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences intrafamiliales, la criminalité organisée, les enlèvements liés aux cryptomonnaies et les problématiques de sécurité en outre-mer figurent parmi les sujets abordés dans son intervention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le narcotrafic et l&rsquo;organisation des capacités de police judiciaire ont également été discutées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces enjeux témoignent de la nécessité de disposer de personnels formés, d&rsquo;équipements adaptés et de moyens de mobilité suffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils rappellent aussi que l&rsquo;activité des brigades territoriales ne se limite pas à la présence visible sur la voie publique. Les gendarmes doivent simultanément assurer les interventions, les enquêtes judiciaires, l&rsquo;accueil du public et les missions de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;augmentation de la charge opérationnelle pose donc inévitablement la question de l&rsquo;adéquation entre les missions confiées et les ressources disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre analyse : des arbitrages qui interrogent sur les moyens du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;audition du 7 octobre met en évidence un paradoxe budgétaire.<br>La Gendarmerie nationale pourrait bénéficier d&rsquo;une augmentation de ses crédits, poursuivre certains investissements structurants et renforcer ses effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, tous les besoins ne peuvent être satisfaits simultanément.<br>La décision de ne pas engager de nouvelles commandes de voitures légères pour les brigades territoriales en 2027 en constitue l&rsquo;exemple le plus visible.<br>Il serait excessif d&rsquo;en conclure que la modernisation de la Gendarmerie est interrompue. Les véhicules précédemment commandés doivent continuer à être livrés, les équipements spécialisés font l&rsquo;objet d&rsquo;investissements et les capacités numériques demeurent une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette situation montre les limites d&rsquo;une lecture du budget fondée uniquement sur les montants globaux.<br>Pour les militaires, ce qui importe n&rsquo;est pas seulement la progression des crédits prévus, mais leur traduction concrète dans les unités : disposer de véhicules opérationnels, travailler dans des bâtiments entretenus, bénéficier d&rsquo;équipements adaptés et pouvoir assurer les missions avec des effectifs suffisants.<br>Le principal enseignement de cette audition tient donc moins à l&rsquo;augmentation annoncée du budget qu&rsquo;aux choix qu&rsquo;elle impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Gendarmerie doit simultanément renforcer sa présence territoriale, moderniser ses capacités judiciaires et technologiques, renouveler ses moyens aériens et entretenir son patrimoine immobilier, la question du financement durable de ses missions reste entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat parlementaire sur le projet de loi de finances pour 2027 devra permettre de préciser ces arbitrages.<br>Au-delà des annonces budgétaires, c&rsquo;est désormais leur traduction concrète dans les unités qui sera scrutée. Car pour les gendarmes, la progression des crédits ne prendra véritablement tout son sens que si elle permet de disposer des effectifs, des équipements et des moyens nécessaires à l&rsquo;accomplissement de leurs missions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source : <a href="https://videos.assemblee-nationale.fr/video.19504247_6ac5ede6c42d7.commission-de-la-defense--general-d-armee-hubert-bonneau-directeur-general-de-la-gendarmerie-natio-7-octobre-2026">Audition du général Hubert Bonneau, Assemblée nationale, 7 octobre 2026</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Christophe Vaillant</p>
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		<title>Mouvement lycéen, plus de 700 blessés dans les rangs des forces de l’ordre. </title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/mouvement-lyceen-manifestations-tensions-violences/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mouvement-lyceen-manifestations-tensions-violences</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 04:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouvement lycéen a changé de nature. Derrière les revendications et les blocages, certaines mobilisations ont donné lieu à des affrontements d&#8217;une particulière violence avec les forces de l&#8217;ordre. Le bilan est lourd. 715 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement, selon Matignon. Le 1er octobre à lui seul, le ministère [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/mouvement-lyceen-manifestations-tensions-violences/">Mouvement lycéen, plus de 700 blessés dans les rangs des forces de l’ordre. </a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement lycéen a changé de nature. Derrière les revendications et les blocages, certaines mobilisations ont donné lieu à des affrontements d&rsquo;une particulière violence avec les forces de l&rsquo;ordre. Le bilan est lourd. 715 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement, selon Matignon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1er octobre à lui seul, le ministère de l&rsquo;Intérieur recensait 305 policiers et gendarmes blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jets de projectiles, tirs de mortiers, affrontements répétés, sur le terrain, policiers et gendarmes ont été directement pris pour cibles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="580" src="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799.jpg" alt="école en feu" class="wp-image-82238" style="aspect-ratio:1.324146663433821;width:1029px;height:auto" srcset="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799.jpg 768w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-300x227.jpg 300w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-150x113.jpg 150w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-696x526.jpg 696w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-636x480.jpg 636w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-600x453.jpg 600w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">LVDG_Mouvement lycéens </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Combien de temps tolérera-t-on que ceux qui protègent la République deviennent eux-mêmes des cibles ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gendarme – comme le policier – n’est ni une variable d’ajustement, ni un bouclier jetable. Derrière chaque blessure recensée dans les bilans officiels, il y a un uniforme, mais surtout une personne. Un homme ou une femme venu assurer une mission de protection, de sécurité et de rétablissement de l’ordre. Les violences qui ont marqué les manifestations lycéennes rappellent que ces blessures ne sont pas des statistiques, mais des vies bousculées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi regarder une réalité que les comptes rendus administratifs dissimulent parfois derrière des tableaux et des chiffres, sur le terrain, ceux qui reçoivent les coups sont aussi ceux auxquels on demande de rester mesurés. Un grand écart que même les adducteurs déontologiques les mieux échauffés ne peuvent soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La retenue est une exigence légitime du maintien de l&rsquo;ordre. Elle doit le rester. Mais elle ne peut devenir une injonction abstraite, déconnectée de la situation opérationnelle. Lorsque des militaires essuient des jets de projectiles ou des tirs de mortiers pendant des heures, leur demander de faire preuve de discernement est normal. Leur demander, implicitement, d&rsquo;accepter de servir de cibles ne l&rsquo;est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que naît l&rsquo;incompréhension, voire la colère, lorsque certaines consignes préfectorales de « mesure » apparaissent en décalage avec la violence effectivement subie par les personnels.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="781" src="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-.jpg" alt="" class="wp-image-82237" srcset="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-.jpg 1024w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--300x229.jpg 300w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--768x586.jpg 768w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--150x114.jpg 150w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--696x531.jpg 696w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--629x480.jpg 629w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--600x458.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">LVDG_Un établissement scolaire endommagé lors des violences survenues pendant le mouvement lycéen.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La maîtrise de la force ne signifie pas l&rsquo;impuissance face à la violence.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;État doit être capable de tenir ces deux exigences ensemble. Garantir le droit de manifester lorsqu&rsquo;il s&rsquo;exerce dans le respect de la loi et protéger sans ambiguïté ceux qui sont chargés de faire respecter cette même loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La République ne peut pas banaliser que le policier ou le gendarme soit transformé en cible légitime parce qu&rsquo;il porte un uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette escalade, les femmes et les hommes de la gendarmerie attendent donc une réponse claire.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un soutien judiciaire ferme et cohérent</strong> à l&rsquo;égard des auteurs d&rsquo;agressions contre les forces de l&rsquo;ordre.</li>



<li><strong>Des consignes opérationnelles claires</strong>, adaptées à la réalité du terrain et compatibles avec la protection effective des personnels.</li>



<li><strong>Une doctrine de commandement cohérente</strong>, qui ne demande pas simultanément aux militaires d&rsquo;assurer le rétablissement de l&rsquo;ordre et de supporter, sans véritable capacité d&rsquo;action, ceux qui cherchent à les atteindre.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit pas de réclamer un quelconque « permis de frapper ». Il s&rsquo;agit de rappeler une évidence. L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne peut être crédible si ceux qui l&rsquo;incarnent sur le terrain ont le sentiment d&rsquo;être abandonnés au moment où ils en ont le plus besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protéger les citoyens commence par protéger ceux qui les protègent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux constats désincarnés ni aux bilans comptables. Lorsque des centaines de policiers et de gendarmes sont blessés en quelques jours, la question n&rsquo;est plus seulement celle du maintien de l&rsquo;ordre. Elle est celle de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il reste une question, plus dérangeante encore, que valent les appels au calme lorsque, dans le même temps, certains responsables politiques semblent prendre plaisir à jeter de l’huile sur le feu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il y a quelque chose de profondément contradictoire à demander aux policiers et aux gendarmes de faire preuve de mesure, de retenue et de discernement, tout en multipliant, depuis les bancs politiques, les déclarations qui excusent, relativisent ou instrumentalisent les violences commises contre eux et manient l’inversion accusatoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas, d&rsquo;un côté, exiger des forces de l&rsquo;ordre qu&rsquo;elles éteignent l&rsquo;incendie et, de l&rsquo;autre, alimente la colère à chaque flambée de violence. La République ne peut durablement demander à ses forces de l&rsquo;ordre d&rsquo;être à la fois le bouclier, le paratonnerre et, parfois, le coupable tout désigné. À force de souffler sur les braises, il ne faudra pas s&rsquo;étonner que l&rsquo;incendie finisse par dépasser ceux qui croyaient pouvoir le regarder brûler depuis les tribunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-François Charrat </strong><br>Crédit photo LVDG</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Santé mentale et sécurité intérieure : le CRGN place la prévention au cœur de la réflexion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 10:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre de recherche de la Gendarmerie nationale vient de publier la synthèse d’un atelier consacré aux liens entre santé mentale et sécurité intérieure. Chercheurs, professionnels de santé, associations et acteurs de la sécurité ont notamment travaillé sur la prévention, l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques et l’exposition particulière des professionnels de la sécurité. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Centre de recherche de la Gendarmerie nationale vient de publier la synthèse d’un atelier consacré aux liens entre santé mentale et sécurité intérieure. Chercheurs, professionnels de santé, associations et acteurs de la sécurité ont notamment travaillé sur la prévention, l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques et l’exposition particulière des professionnels de la sécurité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé mentale ne relève plus uniquement du champ sanitaire. Les interactions avec les forces de sécurité, l’accompagnement des personnes en situation de crise et la santé psychique des personnels eux-mêmes en font désormais un sujet directement lié aux politiques de sécurité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est autour de cette problématique que le Centre de recherche de la Gendarmerie nationale (CRGN) a réuni plusieurs spécialistes, le 28 septembre à l’École militaire à Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse de ces travaux a été rendue publique le 2 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché de l’atelier était notamment de mieux comprendre un phénomène devenu transversal dans les politiques publiques, de lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques et de développer la prévention ainsi que l’accès aux ressources permettant d’accompagner les personnes concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Comprendre, aider, se rétablir »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de la table figuraient notamment la professeure Emmanuelle Corruble, cheffe du service hospitalo-universitaire de psychiatrie de Bicêtre, Claire Compagnon, membre du collège de la Haute Autorité de santé, Emmanuelle Rémond, présidente de l’Unafam, et Muriel Vidalenc, présidente de Premiers secours en santé mentale France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de développer une approche plus inclusive de la santé mentale et de ne pas réduire les personnes à leur pathologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prévention et la capacité à identifier suffisamment tôt les situations de fragilité figurent également parmi les enjeux évoqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Patrick Pozo, président de l’association GRIM et ancien commissaire des armées, a notamment abordé la surexposition des métiers de la sécurité et du soin aux risques liés à la santé mentale et l’importance de passer d’une logique exclusivement centrée sur la gestion du risque à une démarche davantage fondée sur la prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les gendarmes directement concernés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion concerne également la santé des personnels de la sécurité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de l’atelier, la députée Isabelle Santiago a notamment évoqué l’exposition particulière des agents participant aux missions de sécurité intérieure, parmi lesquels les gendarmes, ainsi que la nécessité de mieux former les différents acteurs intervenant dans ce domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRGN avait déjà consacré une note spécifique au sujet, intitulée <strong>« Santé mentale : un défi français, un enjeu de sécurité intérieure »</strong>. Le document établit un lien direct entre les difficultés rencontrées par le secteur psychiatrique, les situations auxquelles sont confrontées les forces de sécurité et la nécessité d’adapter les réponses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’emparant du sujet, le Centre de recherche de la Gendarmerie nationale inscrit donc la santé mentale dans une réflexion beaucoup plus large : celle de la prévention, de l’intervention des forces de sécurité face aux personnes en souffrance et de la protection psychologique de ceux qui sont quotidiennement confrontés aux situations les plus difficiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Christophe Vaillant </p>
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		<title>Gendarme tué sur l’A13 : le chauffeur routier condamné à cinq ans de prison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 07:02:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal correctionnel d’Évreux a condamné, jeudi 17 septembre, le chauffeur routier impliqué dans l’accident qui avait coûté la vie à un gendarme sur l’autoroute A13, en octobre 2022. Il écope de cinq ans de prison, dont quatre avec sursis simple, pour homicide et blessures involontaires. La partie ferme de la peine doit être aménagée [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal correctionnel d’Évreux a condamné, jeudi 17 septembre, le chauffeur routier impliqué dans l’accident qui avait coûté la vie à un gendarme sur l’autoroute A13, en octobre 2022. Il écope de cinq ans de prison, dont quatre avec sursis simple, pour homicide et blessures involontaires. La partie ferme de la peine doit être aménagée sous bracelet électronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame s’était produit dans la nuit du 22 octobre 2022, à hauteur de Saint-Mards-de-Blacarville, dans l’Eure. Des militaires du GIGN et de la section de recherches de Rennes venaient d’interpeller deux hommes soupçonnés de trafic de stupéfiants. Plusieurs véhicules étaient immobilisés sur la chaussée, gyrophares et signalisation lumineuse activés, lorsqu’un poids lourd frigorifique de 44 tonnes avait percuté le dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le camion roulait à 94 km/h et aucune trace de freinage n’avait été relevée. L’adjudant Jean-Christophe, âgé de 44 ans et père de quatre enfants, avait été tué sur le coup. Trois autres militaires avaient été grièvement blessés. L’un d’eux avait notamment dû être amputé d’une jambe à la suite de ses blessures.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trois épisodes lancés sur Netflix</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exploitation d’une tablette retrouvée dans la cabine du camion a montré que l’application Netflix diffusait la série&nbsp;<em>Riverdale</em>&nbsp;entre 1 h 02 et 2 h 49, soit jusqu’à quelques instants avant la collision survenue vers 2 h 50. Trois épisodes avaient été lancés au cours du trajet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant le tribunal, le chauffeur a contesté avoir regardé l’écran. Il a affirmé que la tablette était posée à plat sur le tableau de bord et qu’il écoutait la série « à la manière d’un podcast ». Il a également évoqué un micro-sommeil de quelques secondes. Une version rejetée par le parquet, qui a considéré que le conducteur avait été distrait par le programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Outre sa condamnation à cinq ans de prison, dont un an ferme, le chauffeur a vu son permis de conduire annulé. Il lui est interdit de le repasser pendant un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’armée de Terre reçoit ses premiers blindés Jaguar au standard R3</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/armee-terre-premiers-blindes-jaguar-r3/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=armee-terre-premiers-blindes-jaguar-r3</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 06:46:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt et un engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar dans leur nouvelle version R3 avaient été livrés à l’armée de Terre au 4 septembre 2026. Cette évolution permet notamment l’intégration du missile moyenne portée et doit renforcer les capacités antichars de la cavalerie française. Le renouvellement des véhicules de la cavalerie médiane franchit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vingt et un engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar dans leur nouvelle version R3 avaient été livrés à l’armée de Terre au 4 septembre 2026. Cette évolution permet notamment l’intégration du missile moyenne portée et doit renforcer les capacités antichars de la cavalerie française.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renouvellement des véhicules de la cavalerie médiane franchit une nouvelle étape. Les premiers Jaguar au standard R3 ont été livrés cet été à l’armée de Terre dans le cadre du programme Scorpion. Selon la Direction générale de l’armement (DGA), 21 exemplaires avaient rejoint les forces au 4 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle configuration avait été qualifiée « bonne de guerre » par la DGA et l’armée de Terre le 8 avril dernier, avant que son emploi ne soit autorisé le 20 juillet. Elle doit désormais constituer le standard opérationnel complet du Jaguar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les véhicules déjà en service ne seront pas remplacés. Ils feront progressivement l’objet d’une opération de modernisation, appelée&nbsp;<em>retrofit</em>, afin d’être portés au standard R3. Cette campagne doit s’achever avant la fin de l’année 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une capacité antichar renforcée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La principale évolution apportée par la version R3 concerne l’intégration du missile moyenne portée, désormais désigné Akeron MP. Celui-ci peut atteindre une cible située jusqu’à quatre kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité doit permettre au Jaguar d’engager à distance des blindés ou des objectifs adverses considérés comme prioritaires, sans nécessairement entrer dans un affrontement direct au canon avec un char de combat. Le véhicule associe ainsi des missions de reconnaissance à une capacité de frappe précise contre des cibles fortement protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualification du nouveau standard a nécessité plusieurs campagnes d’essais conduites par DGA Techniques terrestres sur ses sites de Bourges, dans le Cher, et d’Angers, dans le Maine-et-Loire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reconnaître, observer et combattre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pesant environ 25 tonnes et reposant sur six roues motrices, le Jaguar a été conçu pour intervenir dans des environnements complexes, notamment en zone urbaine ou montagneuse. Sa mission consiste à progresser au plus près de la zone de contact afin de recueillir du renseignement tout en limitant son exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véhicule est équipé de moyens d’observation lui permettant de détecter et d’identifier des menaces de jour comme de nuit. Son armement principal repose sur un canon de 40 mm utilisant des munitions télescopées. Un tourelleau téléopéré doté d’une mitrailleuse de 7,62 mm assure sa protection à courte distance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Jaguar bénéficie également d’une protection renforcée contre les mines et les engins explosifs improvisés. Sa conception repose sur une cellule destinée à préserver l’équipage face aux principales menaces rencontrées sur le champ de bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, il doit remplacer trois matériels vieillissants : les AMX-10 RC, les ERC-90 Sagaie et les véhicules de l’avant blindés équipés du système antichar HOT.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au cœur du combat collaboratif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux côtés des Griffon et des Serval, le Jaguar constitue l’un des principaux véhicules du programme Scorpion, qui vise à moderniser les capacités de combat de l’armée de Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il embarque notamment le Système d’information du combat Scorpion, ou SICS. Celui-ci permet aux équipages et aux unités engagées d’échanger en temps réel des informations sur la situation tactique. Les données recueillies par un véhicule peuvent ainsi être rapidement transmises aux autres acteurs présents sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conception, la production et le soutien initial du Jaguar sont assurés conjointement par KNDS France, Arquus et Thales. L’assemblage final est réalisé sur le site de KNDS France à Roanne, dans la Loire. Safran fournit les équipements optroniques, CTA International le canon de 40 mm et MBDA le missile Akeron MP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’arrivée du standard R3 et la modernisation progressive des exemplaires déjà livrés, le Jaguar atteint désormais la configuration complète dans laquelle il avait été conçu pour servir au sein des unités de cavalerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Légende photo : Les premiers blindés Jaguar au standard R3 ont été livrés à l’armée de Terre durant l’été 2026. Cette version peut notamment intégrer le missile antichar Akeron MP.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Budget 2027 : les retraités, une nouvelle fois variable d’ajustement ?</title>
		<link>https://lavoixdugendarme.fr/desindexation-pensions-retraites-gendarmerie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=desindexation-pensions-retraites-gendarmerie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 16:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche du budget 2027, l’hypothèse d’une désindexation ou d’une sous-indexation des pensions les plus élevées ravive les inquiétudes des retraités. Les anciens gendarmes pourraient être directement concernés par cette piste d’économies, vivement dénoncée par l’UNPRG, qui refuse que les retraités deviennent une nouvelle variable d’ajustement budgétaire. Désindexation des pensions : l’inquiétude monte chez les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche du budget 2027, l’hypothèse d’une désindexation ou d’une sous-indexation des pensions les plus élevées ravive les inquiétudes des retraités. Les anciens gendarmes pourraient être directement concernés par cette piste d’économies, vivement dénoncée par l’UNPRG, qui refuse que les retraités deviennent une nouvelle variable d’ajustement budgétaire.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Désindexation des pensions : l’inquiétude monte chez les retraités de la Gendarmerie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines de la présentation du projet de budget pour 2027, une nouvelle piste d’économies suscite l’inquiétude et la colère des retraités : la possible désindexation, ou sous-indexation, des pensions les plus élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des informations publiées ces derniers jours, Bercy étudie actuellement une « hypothèse de travail » visant à limiter la revalorisation de certaines retraites. La piste évoquée concernerait notamment les pensions supérieures à 3 000 euros. Le gouvernement chercherait ainsi à contenir la progression des dépenses de retraite, qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a lui-même reconnu réfléchir à la question de l’indexation sur l’inflation. Une déclaration qui ne peut qu’alimenter les interrogations des retraités, alors que le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’UNPRG dénonce une nouvelle fois la tentation de faire payer les retraités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’<strong>Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG)</strong>, cette perspective est particulièrement préoccupante. L’organisation déplore une nouvelle fois que, dans la recherche d’économies budgétaires, les retraités puissent devenir une variable d’ajustement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette inquiétude n’est pas nouvelle. En 2024, l’UNPRG avait déjà porté une motion demandant que les pensions soient réellement protégées contre l’érosion du pouvoir d’achat provoquée par l’inflation. Une question avait d’ailleurs été posée au gouvernement à la demande de l’organisation. Dans sa réponse publiée en mars 2026, le gouvernement rappelait que les pensions avaient été revalorisées de 5,3 % en 2024 puis de 2,2 % en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les pourcentages se trouve une réalité vécue quotidiennement par de nombreux retraités : lorsque les prix progressent, une revalorisation différée ou réduite entraîne mécaniquement une perte de pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mesure qui ne serait pas sans conséquences pour les anciens gendarmes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question est particulièrement sensible pour les anciens personnels de la Gendarmerie nationale. Les statistiques du Service des retraites de l’État montrent qu’en 2025, la moitié des pensions militaires de droit direct des gendarmes étaient inférieures à 2 571 euros, tandis que le neuvième décile s’établissait à 3 317 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le seuil de 3 000 euros évoqué dans les réflexions de Bercy n’est pas sans conséquence pour les retraités militaires : une partie significative des anciens gendarmes pourrait être concernée par une mesure ciblant les pensions les plus élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également de rappeler que les pensions civiles et militaires sont soumises à des règles d’indexation spécifiques. Les travaux administratifs récents ont d’ailleurs étudié différents scénarios concernant la sous-indexation ou la désindexation des pensions, y compris les pensions civiles et militaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">« Une pension n’est pas un privilège »</h3>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisations représentatives des retraités, le débat ne peut pas se limiter à une simple équation comptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pension de retraite est la contrepartie d’une carrière professionnelle et de cotisations versées pendant des décennies. Pour les militaires et les gendarmes, elle correspond également à des parcours professionnels marqués par les contraintes du métier, la disponibilité, les mutations, les sujétions particulières et, parfois, l’exposition au risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question posée est donc simple :&nbsp;<strong>jusqu’où peut-on demander des efforts aux retraités sans remettre en cause le pouvoir d’achat qu’ils ont acquis au terme de leur carrière ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat budgétaire devra nécessairement prendre en compte cette dimension sociale et humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’indexation : un principe à défendre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pensions de retraite de base sont actuellement revalorisées selon une règle liée à l’évolution de l’inflation. Pour 2026, elles ont ainsi été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remettre en cause ce mécanisme, même pour les seules pensions les plus élevées, ouvrirait donc un nouveau débat sur l’équité entre retraités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG entend rappeler que les retraités ne peuvent être considérés comme une simple variable d’ajustement budgétaire. Après avoir consacré une grande partie de leur vie professionnelle au service de la Nation, les anciens gendarmes sont en droit d’attendre que leur pension leur permette de conserver un niveau de vie décent face à l’augmentation du coût de la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rendez-vous du budget 2027 sera déterminant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, il ne s’agit encore que d’une <strong>hypothèse de travail</strong> et non d’une décision définitive. Le débat parlementaire permettra de connaître les mesures finalement retenues par le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une chose est certaine : le sujet de l’indexation des retraites sera au cœur des discussions budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’UNPRG, le message reste clair :&nbsp;<strong>les retraités ne doivent pas être les premiers appelés à financer les difficultés budgétaires de l’État</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité nationale ne peut fonctionner durablement que si les efforts sont équitablement répartis. Les retraités de la Gendarmerie attendent désormais des actes, et non une nouvelle diminution progressive de leur pouvoir d’achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Voix du Gendarme suivra attentivement les débats consacrés au budget 2027 et aux mesures susceptibles d’affecter les pensions des retraités militaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jean-François Stephan</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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