Sainte-Geneviève de l’Ardèche annulée : “c’est le sens du devoir qu’on affaiblit” réagit David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Energie

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David Lisnard avec Eric Menassi, maire de Trèbes ce 24 mars à l'occasion de l'inauguration du square Colonel Arnaud Beltrame (Photo DC)

À l’occasion de l’inauguration du square Colonel Arnaud Beltrame à Cannes en présence du maire de Trèbes, Eric Menassi, David Lisnard, maire de Cannes (LR), président de son parti Nouvelle Energie et président de l’association des maires de France (AMF) a souhaité réagir à l’annulation par le tribunal administratif de Lyon de la cérémonie de Sainte-Geneviève organisée par le groupement de gendarmerie départementale de l’Ardèche le 30 novembre 2022.

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“Le tribunal administratif de Lyon vient d’annuler, à posteriori, la célébration de la Sainte-Geneviève organisée par la Gendarmerie en 2022 à Privas.
Le motif ? La tenue d’un office religieux dans une église, sécurisé par des gendarmes en uniforme. Comme cela se fait depuis des décennies dans les cérémonies honorant les corps constitués.
Pourtant, le même tribunal reconnaît que cette fête n’avait rien d’obligatoire, qu’elle relevait d’une tradition collective, de cohésion, inscrite dans la continuité républicaine. Mais il l’annule… parce que l’organisation était formelle, respectueuse, structurée : des pancartes, une haie d’honneur, des autorités saluées. En somme, parce qu’on a pris la cérémonie au sérieux.
La Sainte-Geneviève n’est pas un acte de culte imposé. C’est un moment de mémoire, d’identité, de fidélité à une mission. C’est, pour les gendarmes, une manière de dire ce que servir veut dire. Comme les pompiers le font avec la Sainte-Barbe. Comme les parachutistes le font avec la Saint-Michel.

Bien plus qu’une référence religieuse, il s’agit d’un repère, une façon de transmettre des valeurs de courage, d’engagement et de dévouement. Elle soude les générations. Elle relie les vivants à ceux qui sont tombés.

Faudra-t-il désormais interdire tout office en présence d’un uniforme ? Supprimer les fêtes patronales ? Faire taire les cloches, supprimer les croix, effacer toute trace de notre culture historique ? Dissoudre les liens qui unissent les institutions républicaines à une culture, une histoire, une mémoire ?
Ce jugement ne dit pas le droit. Il exprime un soupçon idéologique. Il confond neutralité et hostilité. Il ne protège ni la laïcité, ni la République, ni quiconque.

Ce n’est pas la République qu’on renforce en interdisant une haie d’honneur devant une église.
C’est le service public qu’on abîme.
C’est le sens du devoir qu’on affaiblit.
Et c’est le lien civique qu’on met en péril.”


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