Qui sont les nouveaux chefs des régions Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne ?

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Les généraux de corps d’armée André Petillot, Laurent Tavel et Pierre Sauvegrain succèdent aux généraux Jean-Pierre Michel, Philippe Guimbert et Alain Pidoux à la tête des régions Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur changera de chef en fin d’année avec le départ en 2ème section du général Marc Lévêque, atteint par la limite d’âge.

Les autres régions zonales ne changent pas de chef. En revanche, parmi les régions non zonales, celle de Bourgogne-Franche-Comté devrait changer de chef, le général Thierry Cailloz arrivant prochainement en limite d’âge.

Ces officiers généraux ont été nommés ce mercredi en conseil des ministres. Les portraits de ces nouveaux commandants de régions zonales qui sont aussi à la tête des zones de défense et de sécurité Gendarmerie.

Le général André Petillot, l’homme de confiance des généraux Lizurey et Rodriguez

Le général André Petillot est un homme discret. Celui qui a obtenu le 1er juin dernier sa quatrième étoile à 52 ans, a été pendant plusieurs années l’homme de confiance des deux derniers directeurs, les généraux Richard Lizurey et Christian Rodriguez.

Arrivé au cabinet du DG en 2011 après avoir commandé le groupement des Alpes-Maritimes avec l’organisation de plusieurs sommets internationaux dont le G20 à Cannes, il a été chargé de l’élaboration et de la proposition de la stratégie et de la conduite du changement dans le contexte des attentats. Ce spécialiste des finances a été aussi en charge du pilotage budgétaire en tant qu’adjoint au sous-directeur.

Le général André Petillot général de corps d’armée à 52 ans prend la tête de la région Nouvelle-Aquitaine (Photo Gendarmerie)

En 2017, il a été nommé chef de cabinet du directeur général et à ce titre a piloté les grands dossiers de l’institution et a accompagné au quotidien le directeur et le major général.

Saint-Cyrien, (1987-1990), auditeur de l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), ce licencié en histoire de la Sorbonne a débuté son parcours comme commandant de peloton à l’EGM de Nantes (Loire-Atlantique) puis a commandé l’EGM de Saint-Amand-Montrond (Cher) avant de prendre la tête de la compagnie de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

Après, il a été de 2000 à 2007 responsable de la préparation budgétaire de la masse salariale et du fonctionnement courant, et de la conception et de la conduite du passage de l’adaptation de la Gendarmerie à la loi organique relative aux lois de finances (LOLF).

Très apprécié en interne comme en externe lors de son passage dans les Alpes-Maritimes, ce Stéphanois est devenu un Niçois d’adoption.

Il succède au général de corps d’armée Jean-Pierre Michel qui fait ses adieux aux armes dans quelques semaines.

Le général Samuel Dubuis, nouveau chef de cabinet du DGGN

C’est le général Samuel Dubuis, qui est le nouveau chef de cabinet du DGGN. Il était conseiller Gendarmerie du 1er ministre à Matignon où lui succède la colonelle Florence Guillaume, qui sort du centre des hautes études militaires. Cette officière très brillante a commandé le groupement de l’Ain.

Le général Laurent Tavel, un Haut-Savoyard à la tête de Rhône-Alpes

Le général Laurent Tavel, adjoint au major général depuis le mois de janvier après avoir été le “ patron ” du soutien et des finances de l’Arme revient “ chez lui ” puisqu’il est originaire de Saint-Julien-en-Genevois en Haute-Savoie.

Le général Laurent Tavel (Photo Gendarmerie Nationale)

Il succède au général de corps d’armée Philippe Guimbert, qui fera ses adieux aux armes prochainement.

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Âgé de 58 ans, ce saint-Cyrien de la promotion “ Lieutenant-colonel Gaucher ” (1983-1986) a commandé un peloton AML (automitrailleuse légère) à l’escadron 2/20 de Beaune en Côte d’Or, l’escadron VBRG 4/21 de Besançon (Doubs), la compagnie des Iles du Vent à Tahiti (Polynésie Française), le groupement de la Moselle à Metz et la région Midi-Pyrénées à Toulouse. Il a aussi été adjoint au chef du département de la formation à l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI) à Paris, adjoint Gendarmerie au chef de la division “ plans – programmes – évaluation ” à l’état-major des Armées (EMA) à Paris et chef du bureau planification-programmation-préparation du budget à la DGGN.

Le général Pierre Sauvegrain, un ancien du service action de la DGSE

Le général de corps d’armée Pierre Sauvegrain revient en terrain connu puisqu’il a commandé le groupement du Finistère en 2008.

Le général Sauvegrain, le seul général de Gendarmerie passé par le service action de la DGSE (Photo Gendarmerie)

Ce natif de la Rochelle (Charente-Maritime) âgé de 55 ans, était adjoint au directeur des opérations et de l’emploi depuis 2017 après avoir été le premier chef de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO).

Saint-Cyrien, le général Sauvegrain a d’abord servi six ans chez les “ Diables rouges ” du 152ème régiment d’infanterie de Colmar. Puis, il a été chef de commando au 11ème Régiment parachutiste de Choc (service action de la DGSE) où participé à plusieurs missions, avant d’être chef instructeur au centre d’entraînement commando de Givet.
Il a intégré l’Arme par le concours des capitaines.

Il a alors commandé l’EGM 26/6 de Gap (Hautes-Alpes) puis la compagnie de Villefranche-sur-Saône (Rhône). Après l’Ecole de guerre, il a été commandant militaire de la Présidence de la République sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Il succède au général de corps d’armée Alain Pidoux, nommé chef de l’IGGN.

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