Gendarme du GIGN tué en Guyane : le chef de la bande armée brésilienne et un complice arrêtés (vidéo)

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Contrôle de Gendarmerie à Saint-Georges de l'Oyapock juste en face du Brésil (Photo DC/LVDG)

Après l’interpellation par le GIGN le samedi 9 avril du tueur présumé du Gendarme du GIGN Arnaud Blanc, deux nouveaux membres de la bande armée brésilienne dont fait partie le suspect, ont ont été arrêtés en pleine forêt ce 18 avril. Il s’agit selon la Gendarmerie de Romario Almeida Araújo, considéré comme le chef de la bande et de João Batista da Cunha. D’autres membres de ce gang sont recherchés et diffusés par Interpol.

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Les deux interpellés en forêt ce 18 avril dans le secteur de Dorlin sont Romário Almeida et João Batista, connu sous le nom d’Irmão Bomba (Frère Bombe). I

“Le premier Romario, 30 ans, s’est rendu aux forces de l’ordre sous la pression. Le second, Irmao Bomba, 49 ans, a été interpellé grâce à l’appui des garimpeiros. Tous deux font l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par les juges d’instruction de la juridiction interrégionale de Fort-de-France qui diligente l’enquête. Ils seront présentés prochainement devant un juge” indique le communiqué de la Gendarmerie de Guyane.

Le Brésil n’est qu’à quelques centaines de mètres de Saint-Georges de l’Oyapock. Le fleuve est traversé des centaines de fois par jour par des Taxis officiels et clandestins (Photo DC/LVDG).

Ces deux individus, soupçonnés de “racketter” des orpailleurs illégaux figurent sur la liste des personnes recherchées par Interpol, ainsi que d’autres suspects appartenant à la même organisation qui rackettait, entre autres exactions, les sites d’orpaillage illégaux. Les photos des quatre hommes, avec leurs noms, ont été diffusés par Interpol dans la presse brésilienne, notamment sur Globo, un journal du secteur de l’état de l’Amapa, le long du fleuve Oyapock, en face de la France.

Les quatre individus recherchés ont été diffusés par Interpol et dans la presse brésilienne (Photo Interpol)

En fait, après l’interpellation du tueur présumé du gendarme, Leonardo da Silva Conceição, mis en examen et placé en détention provisoire en Martinique, la traque de ses complices s’est poursuivie comme l’a détaillé à La Voix du Gendarme le général Jean-Christophe Sintive dans une interview à paraître dans le magazine du mois de mai.

Le chef des Gendarmes de Guyane nous a expliqué que la forêt guyanaise a littéralement été bouclée dans les heure suivant le drame avec pas moins de 80 postes de contrôles sur les routes, les pistes à quad et les fleuves. Après la reddition du suspect, l’étau destiné à couper les flux d’approvisionnement des garimpeiros s’est resseré autour de Dorlin. Grâce au travail d’enquête de la section de recherches, le GIGN, renforcés par un détachement de forces spéciales de l’armée de Terre aguerries à la jungle, ont été héliportés par un PUMA du Groupe interarmées d’hélicoptères (GIH), à proximité de sites susceptibles d’accueillir la bande armée de Romario. Tous les sites sont détruits après la levée de doute sur la présence de garimpeiros ou de membres de bande armée. La pression sur les orpailleurs clandestins se poursuit.

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