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Usage des armes : un bilan 2024 sous tension pour la Gendarmerie

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La Voix du Gendarme revient sur le rapport d’activité 2024-2025 de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN), et plus particulièrement sur les conditions d’usage des armes par les militaires engagés en intervention.

Sur le même thème : L’Inspection générale de la Gendarmerie au rapport

En 2024, douze décès sont survenus à la suite de l’emploi d’une arme à feu par des gendarmes, soit quatre de plus qu’en 2023. La moitié de ces faits mortels s’est produite en outre-mer, illustrant la dureté croissante de certains contextes opérationnels. Les situations recensées mettent en évidence des engagements caractérisés par une menace directe et immédiate à l’encontre des forces de l’ordre.

Le 25 mai 2024, en Nouvelle-Calédonie, des militaires du GIGN sont engagés à Dumbéa après le signalement d’un individu circulant armé et faisant usage d’une arme à feu. À leur arrivée, leur véhicule est pris pour cible. Lors de la manœuvre de ratissage destinée à interpeller l’auteur des tirs, celui-ci ouvre à nouveau le feu sur les gendarmes. Il est alors neutralisé par un militaire du GIGN.

Le 13 août 2024, dans les Ardennes, une patrouille de la brigade de Vouziers intervient au petit matin pour une personne agressive tenant des propos incohérents sur la voie publique. Malgré l’usage du pistolet à impulsion électrique, l’individu parvient à s’enfuir. Au cours des recherches, il surgit soudainement, armé d’une fourche, et se précipite vers les gendarmes. L’un d’eux fait alors usage de son arme pour mettre fin à la menace.

Le 19 septembre 2024, toujours en Nouvelle-Calédonie, près de Mont-Dore, des émeutiers ouvrent le feu à de nombreuses reprises contre les forces de l’ordre. Lors d’une opération d’interpellation, un gendarme du GIGN identifie des individus armés qui engagent les militaires. Ils sont neutralisés.

Ces faits s’inscrivent dans un contexte général d’ultra-violence. En 2024, la Gendarmerie nationale a recensé 9 475 agressions physiques et verbales à l’encontre de ses personnels, soit une hausse de 1,6 % par rapport à 2023, année qui constituait déjà un niveau record. Parmi elles, 5 463 agressions physiques ont été comptabilisées, dont 2 428 commises avec une arme.

En cette période de fin d’année, La Voix du Gendarme adresse une pensée fraternelle aux familles, aux proches et aux camarades des militaires décédés en mission, et rappelle l’engagement quotidien de celles et ceux qui servent, parfois au péril de leur vie, la protection de la population.

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