Les groupements de gendarmerie mobile ont reçu leur drapeau dans leur maison mère de Saint-Astier

À l’occasion des 100 ans de la gendarmerie mobile, les 18 groupements vont avoir leur drapeau à la place des fanions. Sept commandants d’unité ont reçu leur drapeau des mains du ministre de l’Intérieur lors d’une cérémonie militaire organisée symboliquement dans la “maison mère” des “moblos” au centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier (Dordogne). Les autres groupements qui n’étaient pas disponibles doivent percevoir leur emblème prochainement des mains des commandants de région.

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Depuis leur création, les groupements de mobile n’avaient encore jamais reçu de drapeau et arboraient un fanion, à l’instar des groupements de gendarmerie départementale qui vont, eux aussi, être dotés d’un tel emblème.

Les drapeaux prêts à être dépliés pour recevoir les honneurs pour la première fois (Photo DC/LVDG)

Alors forcément, l’histoire était au rendez-vous pour les commandants de groupement à l’heure de recevoir leur drapeau sur la place d’armes de Saint-Astier, là où ils ont tant de souvenirs de cérémonies de couleurs comme officiers, et même comme Gendarmes, tel le général Richard Caminade, à la tête des 1500 militaires du groupement II/1 de Maisons-Alfort. “J’ai ressenti beaucoup d’émotion, et de fierté lorsque le ministre m’a donné le drapeau et surtout lorsque je l’ai transmis à mon tour à la garde”, nous a confiés ce “vieux soldat” décoré de la médaille de la Gendarmerie après l’opération de Notre-Dame-des-Landes (44) pour laquelle il était à la manœuvre.

C’est avec un cérémonial millimétré et bien cadré que les 7 commandants de groupements ont reçu, l’un après l’autre, leur drapeau des mains de Gérald Darmanin, qui avait auparavant passé les troupes en revue avec le directeur général, le général d’armée Christian Rodriguez, et déposé une gerbe devant la nouvelle stèle érigée en hommage aux morts de la gendarmerie mobile.

Avant de rencontrer des Gendarmes mobiles et des conseillers concertation, dans la toute nouvelle salle du souvenir que nombre d’invités ont pu découvrir, Gérald Darmanin a prononcé devant une assistance frigorifiée un intéressant (mais trop long) discours dans lequel il a confirmé l’arrivée des nouveaux blindés et évoqué le nouveau schéma national de maintien de l’ordre (SNMO). D’aucuns ont regretté l’absence de la ministre des armées et considérent que cette cérémonie aurait mérité les Invalides.

Les groupements qui ont reçu leur drapeau sont :

Groupement II/1 de Maisons-Alfort (général Richard Caminade)

Groupement IV/2 de Limoges (lieutenant-colonel Lionel Sutter)

Groupement II/5 de Chambéry (colonel Maxime Beaumont)

Groupement II/3 de Mont-Saint-Aignan (Lieutenant-colonel Frédéric Sanchez)

Groupement I/6 de Nîmes (colonel Jean-Marie de Saint-Hubert)

Groupement I/7 de Metz (colonel Xavier Perrin)

Groupement I/9 d’Arras (lieutenant-colonel Richard Heliot)

Gros succès pour la salle du souvenir

La cérémonie s’est déroulée en présence d’un aréopage de généraux, dont le commandant des écoles, le général de corps d’armée Pierre Casaubieilh et le général de corps d’armée André Petillot, commandant la région Nouvelle Aquitaine et la Gendarmerie pour la zone de sécurité sud-ouest.

Six des 7 régions zonales de Gendarmerie étaient représentées par les commandants en second : les généraux Jacques Plays (Île-de-France), Gérard Escolano (Auvergne Rhône-Alpes), Eric Langlois (Bretagne et zone ouest), Philippe Ott (PACA et zone Méditerranée), Bruno Bresson (Hauts de France et zone nord), la région grand étant représentée par le colonel Xavier Perrin, commandant le groupement I/7 de Metz.

Deux anciens commandants du CNEFG, et grandes figures de la “mobile” étaient également présents: le général de division (2S) Pierre Durieux qui a présenté son livre “Histoire de la Gendarmerie mobile” édité par le centre de production multimédia de la gendarmerie nationale et le général de division (2s) Bertrand Cavallier, conseiller de la Voix du Gendarme. Celui qui a commandé deux pelotons, dont un blindé, (au 2/15 de Lyon Bron) et un groupement de Gendarmerie mobile (le 2/2 de Mont-de-Marsan) et qui a marqué durablement l’histoire du CNEFG, la maison mère des mobiles, a célébré à sa manière le centenaire de la mobile. Il a montré sur la très exigeante piste rouge, réservée aux Gendarmes des pelotons d’intervention et aux moniteurs d’intervention professionnelle, qu’il était encore à 64 ans passés, très affûté. Sa performance a d’ailleurs été chaleureusement applaudie par les élèves officiers polytechniciens en stage avec l’EOGN! s’est assigné comme objectif de faire la piste rouge jusqu’à ses 70 ans!

L’autre moment phare de cet anniversaire a été la visite de la salle du souvenir de la Gendarmerie mobile, réalisée grâce à de nombreux donateurs. Toute l’histoire de la mobile y est retracée sur des immenses fresques et via des “focus” sur des périodes particulières, comme le drame d’Ouvéa en 1988, mai 68, les guerres d’Indochine et d’Algérie ou encore l’engagement des “moblos” en Afghanistan. Mannequins, armes anciennes, livres, photos, documents inédits comme une lettre du général de Gaulle à son ami André Lecomte, journaliste du quotidien démocrate chrétien L’Aube, captent l’attention des visiteurs. (*)

Les personnes qui veulent visiter celle salle doivent téléphoner à l’état-major du CNEFG pour prendre rendez-vous. (*)

D.C

(*) Caserne Général Dupuy Route de gravelle, 24110, Saint-Astier

Téléphone : 05 53 02 30 00

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