Gérald Darmanin encourage l’élaboration d’un statut pour les Imams lors du lancement du Forif

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Paris, 26 février 2024 – Lors de l’inauguration de la deuxième session du Forum pour l’Islam de France (Forif), Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a exhorté à la création d’une fédération et à l’établissement d’un « statut de l’imam » en France. Cette initiative vise à structurer davantage l’Islam dans le pays et à renforcer le cadre de l’exercice des Imams.

« Un statut de l’imam sera établi en France, » a déclaré Darmanin, soulignant la nécessité pour le Forif de concevoir ce statut dans les six prochains mois. Cette démarche permettrait d’encadrer les conditions d’emploi des imams, en les dotant d’une protection sociale et en exigeant des compétences linguistiques et universitaires, s’appuyant sur les formations à la laïcité déjà disponibles.

Le ministre de l’Intérieur a plaidé pour une organisation de l’Islam initiée au niveau départemental, une méthode déjà mise en œuvre dans plus de 40 départements. Toutefois, il a précisé que l’État ne jouerait pas un rôle direct dans cette structuration, encourageant le Forif à s’organiser de manière autonome, à l’image de la fédération protestante en France.

Par ailleurs, le ministre a exprimé son engagement à améliorer l’accès aux carrés confessionnels dans les cimetières, promettant des avancées significatives d’ici le 1er juillet pour éliminer les obstacles à une sépulture digne pour les citoyens. Il a également annoncé le doublement du budget alloué à la sécurisation des lieux de culte musulmans, portant la somme à un million d’euros annuellement.

Il a alerté sur l’augmentation de 30% des actes antimusulmans en 2023, attribuant cette hausse à l’impact des tensions au Proche-Orient. Il a salué la création de l’Association de défense contre les discriminations et les actes antimusulmans (ADDAM), destinée à mieux signaler ces incidents.

Le Forif, lancé par Gérald Darmanin il y a 2 ans à la suite du discours d’Emmanuel Macron aux Mureaux en 2020, rassemble des acteurs de divers horizons (associations, religieux, juristes, société civile) pour réfléchir à la structuration de l’Islam en France et lutter contre l’islam radical. La deuxième session a vu la participation de 86 personnes désignées par les préfets, marquant une étape importante dans le dialogue entre l’État et la communauté musulmane.

Photo de Pierrot75005