Gendarmes blessés dans un refus d’obtempérer dans le Finistère : quatre ans de prison pour le conducteur récidiviste

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Photo Gendarmerie

Pas moins de cinq gendarmes ont été blessés dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 décembre 2025, à Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère, à la suite d’un refus d’obtempérer. Trois véhicules de service ont été endommagés lors de cette intervention!

Le conducteur du véhicule, volé, a été condamné à quatre ans de prison par le tribunal judiciaire. Il était en état de récidive légale et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour une peine de 42 mois à effectuer. Les deux passagers ont été condamnés respectivement à des peines de 15 mois de prison et cinq ans de privation de droits civiques, et 6 mois de prison aménageable en détention à domicile sous surveillance électronique avec interdiction de port d’arme pendant 5 ans.

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Les faits surviennent dans la nuit du 27 au 28 décembre 2025 alors qu’une patrouille de la Communauté de brigades (CoB) de Saint-Pol-de-Léon décide de contrôler un individu en train d’uriner contre un véhicule en stationnement. Tandis que les gendarmes font demi-tour, l’individu prend place à bord d’une voiture occupée par trois autres personnes. Le véhicule, qui s’avère être volé depuis le 21 décembre, repart, tous feux éteints.

Les gendarmes ordonnent au conducteur de s’arrêter, mais celui-ci refuse d’obtempérer. Il prend la fuite en empruntant la quatre voies à contresens en direction de Morlaix, puis emprunte une route de campagne. Le Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de Plourin-lès-Morlaix est appelé en renfort et ce sont onze gendarmes, dont deux réservistes qui sont alors engagés.

Le conducteur coupe à travers champs pour échapper aux militaires mais s’embourbe. Deux passagers tentent de s’enfuir à pied mais sont interpellés après s’être rebellés et avoir copieusement outragé les gendarmes qu’ils ont en outre menacé de mort!

Quant au conducteur du véhicule, délesté du poids de ses passagers, il parvient à repartir et fonce délibérément en direction des gendarmes, percute un véhicule et force le passage par un talus. La voiture du PSIG grimpe sur le monticule, mais dérape sur la terre rendue glissante par la pluie et percute involontairement la voiture éhicule suspect, qui finit dans un fossé. Le conducteur, très violent et la passagère sont alors interpellés. Conduit à l’hôpital afin de constater toute éventuelle blessure et de permettre son identification, l’individu se montre encore très violent et blesse une gendarme. Les militaires doivent utiliser un pistolet à impulsion électrique (PIE) afin de pouvoir le maîtriser.

Multi condamné, ce dernier faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour d’appel de Rennes afin de purger une peine de 42 mois d’emprisonnement pour violences aggravées et association de malfaiteurs.

Jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Brest ce 30 décembre, il a écopé de quatre ans ferme pour ces nouveaux faits.
Ses deux passagers qui avaient également des antécédents judiciaires ont été condamnés respectivement à des peines de 15 mois de prison et cinq ans de privation de droits civiques, et 6 mois de prison aménageable en Détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) avec interdiction de port d’arme pendant 5 ans.

219 militaires blessés à la suite de refus d’obtempérer en 2024

En dix ans, les refus d’obtempérer ont augmenté de 50 % en zone Gendarmerie indique GendInfo atteignant en moyenne chaque année près de 13 000 délits comptabilisés. 219 militaires ont été blessés en 2024 à la suite de refus d’obtempérer.

Le chauffard des Vosges ayant blessé deux gendarmes déjà condamné à 13 reprises !

Quatre jours après avoir blessé, le 25 décembre, deux gendarmes de Remiremont, dont un sérieusement, lors d’un refus d’obtempérer dans les Vosges, un délinquant récidiviste a été mis en examen et écroué. Il avait pris la fuite après les faits mais s’est rendu samedi matin à la brigade de gendarmerie de Remiremont. Lors d’une conférence de presse, le substitut du procureur Jean-Emmanuel Besset, en présence de la lieutenante-colonelle Soizic Toumazet, commandant de la compagnie de Remiremont, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire, notamment “pour tentatives de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique, refus d’obtempérer et conduite malgré l’annulation judiciaire du permis de conduire.”

Le chauffard totalise treize condamnations à son casier judiciaire, pour des délits routiers mais également dans des affaires de stupéfiants.

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