Promue générale de corps d’armée à moins de 51 ans – elle les aura en décembre, un record dans la Gendarmerie– la générale de division Florence Guillaume prendra le 1er septembre la tête de la région de Gendarmerie Grand Est à Metz et de la Gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Est.
Déjà dans l’histoire contemporaine de l’Arme pour avoir été le plus jeune général – à 47 ans et demi- de l’Arme et première femme à avoir intégré le centre des hautes études militaires (CHEM), elle sera désormais pour toujours le premier officier féminin à commander une région de Gendarmerie et qui plus est, l’une des sept régions zonales.
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Habituée aux “premières”, elle avait déjà été nommée Déléguée interministérielle à la sécurité routière (DISR) en 2022, un poste confié pour la première fois à un Gendarme. Auparavant, il a été occupé tour à tour par des hauts fonctionnaires, magistrats et préfets dont Frédéric Pechenard, ancien directeur général de la Police nationale.
En commandant une région zonale pour son retour au plus près du terrain et des gendarmes après cinq années au cabinet du Premier ministre – Edouard Philippe, Jean Castex et Elizabeth Borne- puis à la DISR, Florence Guillaume, revient dans l’opérationnel par la grande porte. Elle intègre également le cercle très fermé des “grands commandeurs” de l’Arme d’autant qu’elle est depuis le 1er juillet l’un des six membres nommés pour siéger au conseil supérieur de la Gendarmerie.
Sur orbite pour accéder aux plus hautes fonctions
La générale Florence Guillaume est plus que jamais sur orbite pour accéder aux plus hautes fonctions dans la Gendarmerie et est désormais dans la short-list des possibles successeurs du directeur général qui sera atteint par la limite d’âge en 2026 mais qui pourrait, à l’instar des ses prédécesseurs, être prolongé pendant plusieurs mois jusqu’aux élections présidentielles. En matière de féminisation des très hauts postes, la Gendarmerie est en retard sur la Police, la préfectorale et la magistrature et le pouvoir politique pourrait ainsi décider pour la première fois de placer une femme à sa tête dès le prochain changement ou le tour suivant.
Florence Guillaume a été la sixième femme à accéder aux étoiles après Isabelle Guion de Meritens, Anne Fougerat, Patricia Boughani, Frédérique Courtet-Nourdin et Armelle Valentin. Elle est désormais la deuxième à accéder à la 4ème étoile après Isabelle Guion de Meritens et pourrait bien être la première générale d’armée que ce soit en tant que directrice générale ou inspectrice générale des armées- Gendarmerie (IGAG).
Fille d’un officier de l’armée de terre passé en Gendarmerie et ayant intégré le corps préfectoral, elle a débuté en Gendarmerie mobile comme commandant du peloton d’intervention de l’escadron d’Arras, puis a servi au Sirpa Gendarmerie comme officier de presse avant de commander la compagnie de la Tour-du-Pin (38). Elle a été également aide de camp du DGGN Guy Parayre, chargée de mission du DGGN Denis Favier, adjoint du conseiller Gendarmerie auprès du ministère de l’Intérieur, commandante du groupement de l’Ain et conseiller du premier ministre.
Saint-Cyrienne bien classée de la promotion “commandant Morin” – qui compte déjà un général de corps d’armée et commandant de région, le général Jean-Luc Villeminey- Florence Guillaume est aussi à l’aise dans les ministères que sur le terrain. Femme d’action, elle est titulaire du brevet parachutiste français, du brevet de parachutiste allemand, et des brevets d’alpiniste et de skieur militaire.

