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	<title>Webmaster, auteur sur La voix du gendarme</title>
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	<title>Webmaster, auteur sur La voix du gendarme</title>
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		<title>Coup de gueule matinal !</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Oct 2026 07:44:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CRS et gendarmes mobiles : Jean-François Charrat répond au syndicat Alliance Le syndicat de police Alliance dénonce une différence de mobilisation entre les CRS et les escadrons de gendarmerie mobile à l&#8217;occasion du 31 octobre. Une sortie qui fait bondir Jean-François Charrat. Dans cette tribune au vitriol, il dénonce une polémique corporatiste, rappelle l&#8217;engagement quotidien [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">CRS et gendarmes mobiles : Jean-François Charrat répond au syndicat Alliance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le syndicat de police Alliance dénonce une différence de mobilisation entre les CRS et les escadrons de gendarmerie mobile à l&rsquo;occasion du 31 octobre. Une sortie qui fait bondir Jean-François Charrat. Dans cette tribune au vitriol, il dénonce une polémique corporatiste, rappelle l&rsquo;engagement quotidien des gendarmes mobiles et s&rsquo;interroge sur les arrière-pensées syndicales, à quelques semaines des élections professionnelles. Sans remettre en cause la solidarité entre policiers et gendarmes sur le terrain, il règle ses comptes avec les représentants d&rsquo;Alliance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du même auteur :</strong> <a href="https://lavoixdugendarme.fr/budget-gendarmerie-2027-brigades-effectifs-moyens/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/budget-gendarmerie-2027-brigades-effectifs-moyens/">Gendarmerie, un budget en demi-teinte !</a><br><strong>Du même auteur :</strong> <a href="https://lavoixdugendarme.fr/manifestations-lyceennes-forces-ordre-empathie-macron/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/manifestations-lyceennes-forces-ordre-empathie-macron/">Mais qui offrira donc l’empathie à ceux qui tiennent la ligne ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">On savait le syndicat Alliance coutumier du corporatisme de bas étage, on le découvre désormais atteint d’une jalousie maladive. À lire leur dernière prose larmoyante sur les réseaux, l’amertume le dispute au ridicule : ils pleurnichent parce que les escadrons de gendarmerie mobile seraient moins sollicités qu’eux, alors même que le 31 octobre prochain, toutes les compagnies de CRS seraient sur le pont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut une audace sans limites — ou un sens inné de l’inversion — pour oser la ramener. Les gendarmes mobiles passent le clair de leur temps à colmater les brèches dans les zones de compétence de la police, souvent au détriment de leurs propres plates-bandes. Et étrangement, on n&rsquo;entend personne s&rsquo;émouvoir outre mesure quand, dans un commissariat d&rsquo;une centaine de fonctionnaires, on cherche désespérément une patrouille dehors, les autres ayant visiblement des occupations plus urgentes ou un café trop chaud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, messieurs d’Alliance, au lieu de geindre et de lorgner par-dessus la gamelle du voisin, essayez donc de vous concentrer sur votre cœur de métier : courser les casseurs, les pilleurs et les voyous. Et cessez de vendre des salades en faisant croire que la totalité des CRS est déployée sur le terrain à effectifs pleins, quand un calcul de niveau primaire rappelle qu’avec des effectifs réduits de moitié, c’est tout juste la moitié de la machine qui tourne réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de saturer les plateaux des chaînes d&rsquo;information en invisibilisant méthodiquement les gendarmes mobiles, il ne fallait pas s&rsquo;étonner que le ministère finisse par céder à la mise en scène et ne plus faire appel qu&rsquo;aux « indispensables » autoproclamés du maintien de l&rsquo;ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence eût été l&rsquo;ultime et le plus souverain des mépris, mais ce serait leur prêter une consistance qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas que de les gratifier de notre indifférence. À moins qu&rsquo;une fois de plus, les élections syndicales de décembre ne fassent tourner à plein régime les calculateurs de la maison, bien décidés à agiter l&rsquo;épouvantail d&rsquo;une pseudo-inégalité de traitement pour garnir leurs urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement que sur le terrain, l’Alliance, la vraie, entre exécutants n’est plus à démontrer.</p>
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		<title>Dire la vérité, servir la République : le courage de la parole, des officiers aux sous-officiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2026 09:11:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie de l'arme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une tribune intitulée « Dire la vérité, servir la République : le courage de la parole, des officiers aux sous-officiers », l&#8217;Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) soulève une question essentielle : quelle place pour la liberté de parole au sein de l&#8217;institution ?Des officiers aux sous-officiers, peut-on dénoncer des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans une tribune intitulée <strong>« Dire la vérité, servir la République : le courage de la parole, des officiers aux sous-officiers »</strong>, l&rsquo;<strong>Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG)</strong> soulève une question essentielle : quelle place pour la liberté de parole au sein de l&rsquo;institution ?<br>Des officiers aux sous-officiers, peut-on dénoncer des dysfonctionnements tout en restant loyal envers la Gendarmerie nationale ?<br><strong>Se taire est-il toujours une preuve de fidélité ? Prendre la parole est-il nécessairement un acte de contestation ?</strong><br>Entre devoir de réserve, discipline militaire et attachement aux valeurs républicaines, l&rsquo;UNPRG invite à réfléchir au courage de dire les choses, même lorsqu&rsquo;elles dérangent. <strong>« Dire la vérité, c&rsquo;est aussi servir la République. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand le pouvoir privilégie ses certitudes au détriment des réalités du terrain, c’est la capacité même des institutions à se remettre en question qui est interrogée. Du chef d’escadron Jean-Hugues Matelly au général Bertrand Soubelet, en passant par les gendarmes de la grogne de 2007, l’histoire de la gendarmerie rappelle que le courage de la parole ne se mesure ni au grade ni à la notoriété. Il se mesure à la volonté de défendre une conviction, de faire entendre une réalité et de préserver l’intérêt général, dans le respect des responsabilités de chacun.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la franchise devient dérangeante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une institution républicaine ne se mesure pas seulement à la solidité de sa hiérarchie, à la rigueur de ses règlements ou à la discipline de ses personnels. Elle se mesure également à sa capacité à entendre les difficultés, à accepter les constats qui dérangent et à corriger ses orientations lorsque les faits contredisent les intentions affichées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une démocratie, l’autorité est indispensable. Elle garantit la cohésion, la continuité de l’action publique et le respect des règles communes. Mais l’autorité ne saurait se confondre avec l’infaillibilité. Commander, gouverner et administrer supposent aussi d’accepter la contradiction, d’entendre les professionnels de terrain et de reconnaître que certaines décisions peuvent produire des effets éloignés de ceux qui étaient recherchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, dans les institutions fortement hiérarchisées, la parole critique demeure délicate. Celui qui signale une difficulté peut être considéré comme celui qui fragilise l’ensemble. Celui qui formule une réserve peut être soupçonné de manquer de loyauté. Et celui qui expose publiquement une réalité inconfortable risque parfois de voir le débat se déplacer : au lieu d’examiner le fond de son constat, on discute sa manière de l’avoir exprimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette difficulté n’est pas propre à la gendarmerie. Mais, dans une institution militaire dont l’efficacité repose sur la discipline et la cohésion, elle revêt une importance particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc essentielle : comment concilier le respect de la chaîne de commandement avec la nécessité de faire remonter les difficultés ? Comment préserver le devoir de réserve sans transformer la loyauté en obligation de silence ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parcours de plusieurs de nos camarades apportent des éléments de réflexion. Et ils montrent que le courage de la parole n’appartient à aucun grade en particulier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jean-Hugues Matelly : la discipline n’exclut pas la proportionnalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire du Lieutenant-colonel Jean-Hugues Matelly demeure emblématique des tensions entre expression professionnelle, devoir de réserve et autorité hiérarchique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l’année 2008, cet officier, également chercheur, prend publiquement position contre le rattachement organique de la gendarmerie nationale au ministère de l’Intérieur. Ses interventions lui valent une procédure disciplinaire qui aboutit, en mars 2010, à sa radiation des cadres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saisi de l’affaire, le Conseil d’État rend une décision importante le 12 janvier 2011. Il juge que les interventions publiques de l’intéressé ont dépassé les limites de réserve imposées par son statut militaire. Il considère néanmoins que la radiation prononcée est manifestement disproportionnée au regard des circonstances et annule cette sanction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette décision mérite d’être soulignée. Le juge ne consacre pas une liberté d’expression sans limites pour les militaires. Il rappelle que les obligations statutaires doivent être respectées, mais que le pouvoir disciplinaire n’échappe ni au contrôle juridictionnel ni à l’exigence de proportionnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, l’autorité hiérarchique est légitime lorsqu’elle agit dans le cadre du droit. Elle ne saurait pour autant être dispensée de justifier la proportionnalité de ses décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire rappelle une exigence fondamentale de l’État de droit :&nbsp;une institution solide n’est pas celle qui ne connaît jamais de contestation, mais celle qui accepte que ses décisions puissent être examinées, discutées et, le cas échéant, censurées par le juge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le général Soubelet : répondre aux parlementaires, est-ce manquer de loyauté ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 décembre 2013, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet, alors directeur des opérations et de l’emploi de la gendarmerie nationale, est entendu par la mission d’information de l’Assemblée nationale consacrée à la lutte contre l’insécurité sur tout le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant les parlementaires, il expose son analyse de la situation sécuritaire, évoque les difficultés rencontrées par les gendarmes et aborde notamment les limites de la réponse pénale face à certaines formes de délinquance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son intervention suscite un important débat public. Ses observations sont interprétées par certains comme un constat professionnel nécessaire, par d’autres comme une critique des orientations gouvernementales et de la politique pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question mérite d’être posée, sans détour :&nbsp;<strong>que doit faire un officier supérieur lorsqu’il est invité par des représentants de la Nation à exposer son analyse professionnelle ? Doit-il présenter la réalité telle qu’il la constate, ou adapter ses réponses pour éviter de déplaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Soubelet ne s’était pas rendu à une émission de télévision pour rechercher la notoriété. Il répondait à une mission parlementaire dans le cadre de ses fonctions. Il lui appartenait d’apporter aux députés les éléments d’appréciation dont il disposait, avec la franchise et la rigueur attendues d’un responsable opérationnel de ce niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cependant rappeler un élément important : l’audition avait été rendue publique par décision de la mission parlementaire. L’Assemblée nationale a ensuite diffusé et conservé la vidéo de cette intervention. La médiatisation de ses propos ne résulte donc pas simplement d’une captation clandestine ou d’une divulgation extérieure à la commission, mais d’un choix de publicité des travaux parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle. Un officier entendu dans un cadre institutionnel ne maîtrise pas nécessairement la diffusion ultérieure de ses propos, dès lors que la séance est publique et retransmise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on alors lui reprocher d’avoir répondu franchement aux questions qui lui étaient posées ? Aurait-il dû taire des difficultés qu’il estimait importantes ? Aurait-il dû présenter une situation plus favorable que celle qu’il observait, au risque de priver les parlementaires d’informations utiles à leur mission ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La franchise n’autorise évidemment ni l’exagération, ni la divulgation d’informations protégées, ni l’oubli des obligations liées au statut militaire. Les constats doivent être étayés, replacés dans leur contexte et distingués des appréciations personnelles. L’exigence de réserve demeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il existe une différence entre respecter ces obligations et renoncer à éclairer les représentants de la Nation sur les difficultés opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’audition du général Soubelet pose précisément cette question : comment demander aux responsables de rendre compte de la réalité du terrain tout en leur reprochant de ne pas en édulcorer les aspects les plus inconfortables ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2014, sa nomination au commandement de la gendarmerie d’outre-mer suscite des interprétations contradictoires. Certains y voient une sanction de ses propos, tandis que d’autres contestent cette lecture et soulignent l’importance des nouvelles fonctions qui lui sont confiées. Il convient donc de ne pas présenter comme judiciairement établi un lien de causalité qui relève d’un débat public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours, comme celui du chef d’escadron Matelly, n’en demeure pas moins révélateur d’une interrogation durable : quelle place une institution réserve-t-elle à la parole professionnelle lorsqu’elle contredit les attentes de ceux qui la dirigent ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Printemps 2007 : « Les Mousquetaires » le courage des sous-officiers.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les parcours de Jean-Hugues Matelly et de Bertrand Soubelet illustrent les difficultés rencontrées par des officiers qui ont exprimé des constats dérangeants, il serait injuste de limiter cette réflexion aux seuls officiers supérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente de la gendarmerie comporte également un épisode marquant au cours duquel des sous-officiers ont pris leurs responsabilités dans un contexte de forte tension sociale : la grogne du printemps 2007.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque, le mécontentement gagne de nombreux gendarmes, tous grades confondus. Les revendications portent notamment sur la stagnation des rémunérations, les perspectives indiciaires, la charge de travail et le manque de reconnaissance ressenti par les personnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages publiés dans la presse font état de semaines pouvant atteindre 70 à 75 heures, sans récupération suffisante selon les personnels concernés. Les gendarmes voient leurs contraintes professionnelles s’alourdir tandis que la question de la compensation de leur disponibilité reste au cœur des préoccupations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les débats sur la réduction du temps de travail et les RTT alimentent le sentiment d’un décalage entre les avancées obtenues par les salariés du secteur civil et la situation des militaires. La disponibilité inhérente au statut militaire est vécue par beaucoup comme une exigence dont la contrepartie matérielle et humaine n’est pas suffisamment reconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le malaise s’exprime alors largement sur les forums et dans des courriers, parfois anonymes. L’anonymat s’explique notamment par la crainte de sanctions liées à l’expression publique de revendications professionnelles dans une institution soumise à des obligations statutaires particulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement prend de l’ampleur. Des appels à manifester circulent, dans un contexte politique particulièrement sensible, à l’approche des élections présidentielles et législatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette atmosphère que quatre présidents des personnels sous-officiers, les PSO, vont choisir une voie différente. Ils seront bientôt surnommés&nbsp;<strong>« Les Mousquetaires »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de rester anonymes, ils décident d’assumer leurs responsabilités en adressant une lettre de revendications au ministre de la Défense et en signant leur démarche de leurs propres noms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur initiative ne consiste pas à nier le malaise ni à minimiser les difficultés rencontrées par leurs camarades. Elle vise à leur donner une expression structurée, identifiable et responsable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche comporte deux dimensions essentielles : faire remonter les revendications des sous-officiers et appeler simultanément à la retenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les forums, ils invitent leurs camarades au calme et au discernement. Ils déconseillent les manifestations afin de préserver la neutralité de l’institution, alors que la campagne électorale impose une vigilance particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur position n’est pas sans risque. En signant leur courrier, ils sortent de l’anonymat et exposent leur propre personne à d’éventuelles conséquences professionnelles. Ils choisissent d’assumer ouvertement une parole collective, alors que beaucoup redoutent encore de voir leur identité associée à une contestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en cela que leur démarche mérite d’être rappelée. Leur courage ne réside pas seulement dans le fait d’avoir dénoncé une situation jugée insatisfaisante. Il réside aussi dans leur volonté de canaliser le mécontentement, de porter les revendications par une voie identifiable et d’éviter que la colère ne débouche sur une confrontation préjudiciable à l’institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réactions de la Direction générale de la gendarmerie nationale et les démarches de concertation engagées dans cette période contribuent à la désescalade. Aucune manifestation d’ampleur n’a finalement lieu le 26 mars 2007.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait excessif d’attribuer cette issue aux seuls « Mousquetaires » : le mouvement était pluriel, les revendications nombreuses et les réponses institutionnelles ont également joué leur rôle. Mais l’action de ces quatre représentants des sous-officiers constitue un épisode significatif de l’histoire du dialogue interne à la gendarmerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche rappelle qu’il est possible de défendre fermement les intérêts professionnels des personnels tout en préservant la cohésion de l’institution et le respect de ses obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2007, ces quatre sous-officiers ont montré que le courage ne consiste pas nécessairement à hausser le ton ou à descendre dans la rue. Il peut aussi consister à signer une lettre, à assumer publiquement ses convictions et à appeler ses camarades à la responsabilité.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le courage de la parole n’appartient à aucun grade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une tentation, lorsqu’on évoque la liberté d’expression au sein des institutions militaires, de privilégier les figures les plus visibles : les officiers supérieurs dont les déclarations sont reprises dans les médias, les responsables dont les parcours deviennent des symboles, les personnalités dont les propos alimentent le débat national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette approche ne rendrait pas justice à tous ceux qui, à leur niveau, ont pris des risques pour faire entendre une difficulté ou défendre leurs camarades.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sous-officier qui signale une anomalie, le président de catégorie qui porte les revendications de ses collègues, l’officier qui répond avec franchise à une commission parlementaire ou le militaire qui alerte sa hiérarchie sur les conséquences d’une décision participent, chacun à sa place, à la vie d’une institution responsable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs situations ne sont pas identiques. Leurs obligations, leurs moyens d’expression et les conséquences de leurs prises de position diffèrent. Il ne s’agit donc pas de confondre les affaires Matelly et Soubelet avec la mobilisation de 2007.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement porte sur une question commune :&nbsp;<strong>comment faire entendre une réalité professionnelle sans renoncer à la loyauté institutionnelle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne peut pas être uniforme. Elle suppose de respecter le statut militaire, les responsabilités hiérarchiques et les exigences de réserve. Mais elle suppose aussi de reconnaître la légitimité des mécanismes de concertation et l’utilité d’une parole professionnelle argumentée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loyauté ne signifie pas que toutes les décisions doivent être approuvées sans discussion. Elle implique de servir l’institution, de respecter les ordres légaux et de contribuer à son efficacité. À ce titre, signaler une difficulté peut être un acte de loyauté lorsqu’il vise à prévenir une erreur, à améliorer le service ou à protéger les personnels et la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il que cette parole puisse être entendue, examinée et traitée avec sérieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le terrain doit rester une source de vérité pour la décision publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiques de sécurité ne peuvent être appréciées uniquement à partir de textes réglementaires, d’objectifs chiffrés ou de tableaux de bord. Ces outils sont indispensables, mais ils ne suffisent pas à restituer toute la complexité du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gendarme qui intervient, enquête, accompagne une victime, prépare une procédure et se confronte quotidiennement aux réalités de la délinquance possède une connaissance concrète des difficultés opérationnelles. Il observe les conséquences des décisions, les obstacles rencontrés et les attentes de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience ne constitue pas à elle seule une vérité absolue. Elle doit être confrontée aux données disponibles, aux exigences du droit, aux analyses des magistrats et aux responsabilités des décideurs. Mais elle ne peut être écartée au seul motif qu’elle dérange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique publique efficace repose sur la confrontation des analyses, non sur l’élimination des contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des difficultés se répètent, lorsque les mêmes obstacles sont signalés par plusieurs unités ou lorsque les résultats attendus ne correspondent pas aux constats du terrain, une institution responsable doit chercher à comprendre pourquoi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de désigner systématiquement des coupables. Il s’agit de créer les conditions d’un dialogue dans lequel les alertes peuvent être examinées sans que leurs auteurs soient immédiatement soupçonnés de déloyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité d’écoute constitue ainsi un facteur d’efficacité opérationnelle autant qu’un impératif de bonne administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Légalité, légitimité et intérêt général</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit disciplinaire est indispensable au fonctionnement de la gendarmerie. Il garantit le respect des obligations professionnelles et la cohésion de la chaîne de commandement. Toute critique ne peut donc être exonérée, par principe, de ses conséquences statutaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’existence d’un pouvoir disciplinaire ne dispense pas l’autorité de respecter le droit, de motiver ses décisions et de veiller à la proportionnalité des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La légalité renvoie à la conformité d’une décision aux règles applicables. La légitimité, dans un sens plus large, interroge sa justification au regard des objectifs poursuivis, des circonstances et de l’intérêt général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dimensions doivent être examinées avec rigueur. Une décision peut être juridiquement fondée tout en suscitant un débat sur son opportunité. À l’inverse, une intention présentée comme légitime ne saurait justifier une mesure contraire au droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Matelly rappelle l’importance du contrôle juridictionnel. L’épisode des « Mousquetaires » montre, quant à lui, que la représentation des personnels et la concertation peuvent contribuer à canaliser un malaise collectif. L’audition du général Soubelet interroge la manière dont les institutions accueillent les constats de leurs propres responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces situations différentes conduisent à une même exigence : ne jamais considérer la critique argumentée comme un problème à éliminer avant d’avoir examiné la réalité qu’elle révèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une institution forte est une institution capable d’écouter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’UNPRG, qui rassemble des personnels et retraités attachés à la gendarmerie et aux valeurs du service public, cette réflexion concerne l’ensemble de la communauté gendarmique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de la gendarmerie repose sur la compétence de ses personnels, la qualité de son commandement, la cohésion de ses unités et la confiance que lui accordent les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle repose également sur sa mémoire collective. Se souvenir des difficultés traversées, des revendications portées,&nbsp;et des femmes et des hommes qui ont assumé leurs responsabilités permet de mieux comprendre les équilibres qui structurent l’institution aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il importe donc de ne pas opposer les grades, les générations ou les parcours. Les officiers comme les sous-officiers ont contribué, chacun selon ses fonctions et ses moyens, à faire remonter les difficultés, à défendre les personnels et à préserver la continuité du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Écouter les personnels ne signifie pas leur donner systématiquement raison. Reconnaître une difficulté ne signifie pas désavouer toute une politique. Accepter un désaccord ne signifie pas renoncer à l’autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au contraire la marque d’une institution capable de distinguer la fermeté de l’entêtement, la discipline du silence et la loyauté de l’approbation automatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des anciens, les constats des personnels en activité, les analyses des responsables opérationnels et les orientations des décideurs doivent pouvoir se rencontrer dans un cadre respectueux des responsabilités de chacun.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une parole responsable au service de la République</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De Jean-Hugues Matelly au général Bertrand Soubelet, des quatre « Mousquetaires » de 2007 aux nombreux gendarmes qui ont, au fil des années, porté leurs préoccupations par les voies de concertation (CFMG &#8211; CSFM), une conviction se dessine : le courage de la parole ne dépend ni du grade ni de la notoriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut prendre la forme d’une contestation juridique, d’une réponse franche à des parlementaires, d’une lettre signée au nom de collègues ou d’une alerte formulée dans le cadre professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces démarches ne sont ni équivalentes ni exemptes de limites. Elles rappellent néanmoins que la qualité d’une institution se mesure aussi à la manière dont elle accueille les constats qui dérangent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discipline est nécessaire. La loyauté est indispensable. Le devoir de réserve doit être respecté. Mais ces principes ne devraient jamais conduire à considérer le silence comme l’unique preuve de fidélité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La République n’exige pas l’infaillibilité de ses serviteurs. Elle attend d’eux probité, sens des responsabilités, fidélité à la loi et engagement au service de tous. Elle attend également de ses institutions qu’elles sachent écouter, examiner les faits et corriger leurs décisions lorsque l’intérêt général le commande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour l’UNPRG, défendre la gendarmerie, c’est défendre à la fois sa cohésion, ses personnels et sa capacité de lucidité. C’est reconnaître le courage de ceux qui alertent, respecter ceux qui portent les revendications de leurs camarades et préserver les voies d’un dialogue responsable. Car une institution forte n’est pas celle où personne ne conteste jamais : c’est celle où la réalité du terrain peut être entendue, où la parole demeure responsable et où la vérité sert, en définitive, la République.</strong></p>
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		<title>Gendarmerie, un budget en demi-teinte !</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 16:58:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le budget 2027 de la Gendarmerie nationale affiche une hausse de 2,3 %, mais derrière les chiffres, les difficultés structurelles persistent. Brigades promises mais non créées, recrutements insuffisants, casernes dégradées, véhicules vieillissants et gendarmerie mobile sous tension : le rapport parlementaire de la députée Anne-Laure Blin dresse un constat préoccupant. Sept ans après avoir dénoncé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le budget 2027 de la Gendarmerie nationale affiche une hausse de 2,3 %, mais derrière les chiffres, les difficultés structurelles persistent.</strong> Brigades promises mais non créées, recrutements insuffisants, casernes dégradées, véhicules vieillissants et gendarmerie mobile sous tension : le rapport parlementaire de la députée Anne-Laure Blin dresse un constat préoccupant. Sept ans après avoir dénoncé les mêmes dérives, Jean-François Charrat reprend la plume pour <em>La Voix du Gendarme</em>. Une tribune sans concession sur le décalage grandissant entre les ambitions politiques affichées et les moyens réellement accordés à ceux qui assurent la sécurité des Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, dans une tribune acidulée, Jean-François Charrat dénonçait<strong> un budget qui ne tenait pas compte des dysfonctionnements structurels</strong> de la Gendarmerie Nationale, malgré l&rsquo;évolution des contextes politiques et des chiffres. En 2026, le rapport parlementaire de la rapporteure confirme de manière institutionnelle ce que les analyses de terrain dénonçaient déjà plusieurs années auparavant. La Gendarmerie reste prise en étau entre des ambitions politiques affichées (plans de recrutement, lois de programmation) et une réalité budgétaire d&rsquo;investissement et de fonctionnement structurellement bridée par le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les annonces budgétaires et les chiffres alarmistes affichés par le gouvernement, les réalités du terrain continuent de rattraper le discours politique. Le rapport parlementaire pour avis rédigé par la députée Anne-Laure Blin sur le budget 2027 de la Gendarmerie nationale dresse un constat sans concession. Il y a les chiffres qui tentent de rassurer l&rsquo;opinion et les faits qui inquiètent légitimement tous ceux qui vivent et font vivre l&rsquo;institution au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On nous présente un projet de loi de finances fixant les crédits de paiement (hors pensions) à <strong>7,18 milliards d’euros</strong>, soit une hausse de <strong>2,3 %</strong> par rapport à 2026. Ne nous laissons pas abuser par les effets d&rsquo;annonce. <strong>Cette augmentation n&rsquo;est qu&rsquo;une hausse faciale</strong>. Elle permet à peine d&rsquo;éponger l&rsquo;inflation subie de plein fouet par la Gendarmerie. Si elle évite la faillite financière pure et simple, elle ne règle aucun problème de fond, elle ne permet ni de résorber la dette immobilière, ni d&#8217;embaucher à la hauteur des engagements souscrits, ni d&rsquo;implanter les 81 brigades manquant à l&rsquo;appel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>81 brigades fantômes&nbsp;! Le rendez-vous manqué du maillage territorial&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) avait promis aux Français et aux élus locaux la création de 239 nouvelles brigades sur la période 2023-2027. La réalité budgétaire est cruelle. Nous n&rsquo;en serons qu&rsquo;à <strong>158</strong> à l&rsquo;issue de la période. <strong>Il en manquera donc 81.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’« année blanche » de 2025 a laissé des traces que l&rsquo;État n&rsquo;a jamais voulu ou su rattraper. Ce retard n&rsquo;est pas un simple décalage technique dans un calendrier administratif. Une brigade, c&rsquo;est une présence rassurante, une capacité d&rsquo;intervention rapide, un accueil pour les victimes et un lien humain irremplaçable avec la population. En zone rurale, sacrifier le maillage, c&rsquo;est allonger encore les délais d&rsquo;intervention, mais surtout se priver de la dernière présence de l’état. La proximité ne doit pas être un slogan de campagne, elle exige des budgets solides, de l’immobilier et des militaires sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Effectifs. Un déficit de 910 personnels sur les épaules de nos camarades</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est tout aussi préoccupant concernant la ressource humaine. Si le budget 2027 annonce 237 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires, le bilan cumulé 2023-2027 plafonnera à 2 630 créations de postes, bien loin des 3 540 ETP prévus par la programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le spectre et l&rsquo;intensité des missions ne réduisent pas. Enquêtes complexes, interventions quotidiennes, sécurisation des grands événements, maintien de l&rsquo;ordre, renforts outre-mer&#8230; Faute de recrutements suffisants, la charge de travail retombe inévitablement sur les épaules de ceux qui sont déjà en poste. Les temps de repos s&rsquo;effritent, la disponibilité des personnels est poussée à son maximum et les unités doivent continuellement gérer la pénurie au détriment de leur santé et de leur vie de famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gendarmerie mobile. Une force d&rsquo;élite transformée en variable d&rsquo;ajustement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en lumière la suractivité intenable subie par la Gendarmerie mobile. Rien que pour 2026, les surcoûts opérationnels non prévus dépassent <strong>100 millions d’euros</strong> — la conséquence directe des crises successives (Nouvelle-Calédonie, Mayotte, métropole), des sommets internationaux et des renforts estivaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore, le dispositif outre-mer absorbe de manière structurelle <strong>près de 20 % des effectifs totaux de la mobile</strong>. En détournant une force de manœuvre et de réaction rapide pour pallier le déficit de brigades territoriales dans les territoires ultramarins, on détourne l&rsquo;outil de sa mission première. Comme le souligne justement la rapporteure, la réponse exige d&rsquo;augmenter le nombre d&rsquo;escadrons tout en renforçant urgemment les brigades sur place. On ne peut pas solliciter la mobile en permanence sans entamer sa capacité de réaction stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un patrimoine domanial à l&rsquo;abandon et une flotte automobile au bord du gouffre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;agissant des conditions de vie et d&rsquo;exercice du métier, la situation est indigne d&rsquo;une grande nation.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un parc immobilier en détresse :</strong> <strong>75 %</strong> du parc immobilier domanial est aujourd&rsquo;hui jugé dégradé ou très dégradé. La dette d’investissement accumulée en dix ans frôle les <strong>2,2 milliards d’euros</strong>. Là où la Gendarmerie estime son besoin annuel d&rsquo;investissement à 400 millions d&rsquo;euros pour entretenir son parc, le budget 2027 n&rsquo;en prévoit que 340 millions. Dans le même temps, les dépenses de fonctionnement contraintes (loyers, électricité, loyers de la gendarmerie) grimpent à 919 millions d&rsquo;euros. Derrière ce chiffres, ce sont le cadre de travail des gendarmes et les conditions de logement de leurs familles dans les casernes qui se détériorent chaque jour davantage.</li>



<li><strong>Le mur d&rsquo;obsolescence des véhicules :</strong> Sur un parc de 33 600 véhicules légers, la Gendarmerie doit renouveler 3 750 véhicules par an pour maintenir sa mobilité. Or, après une année 2026 famélique (29 acquisitions), le projet de budget 2027 ne prévoit aucune nouvelle acquisition de véhicules légers. Avec un âge moyen de 8,2 ans et plus de 28 % du parc (8 526 véhicules) ayant dépassé les critères de réforme, nous allons droit vers le mur en 2028. Un véhicule en panne dans une cour de caserne, ce n&rsquo;est pas une statistique, c&rsquo;est une patrouille qui ne part pas et un citoyen qui attend le secours.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 3 000 blessés en six mois : la sécurité des militaires n&rsquo;est pas négociable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa communication, Anne-Laure Blin rappelle un chiffre effrayant : près de <strong>3 000 gendarmes ont été blessés en mission au cours du seul premier semestre 2026</strong>, soit une hausse de 15 % en un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre dramatique témoigne du niveau de violence et de la prise de risque quotidienne imposée à nos militaires. La sécurité des gendarmes sur le terrain ne peut pas servir de variable d&rsquo;ajustement aux arbitrages comptables du ministère des Finances. Protéger ceux qui nous protègent doit être un devoir absolu et budgétairement assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exigeons des actes à la hauteur des sacrifices</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport parlementaire est clair. Les crédits de fonctionnement et d&rsquo;investissement hors dépenses de personnel (+3,9 %) sont d&rsquo;ores et déjà grignotés par l&rsquo;inflation et la hausse des carburants (où il manque déjà 10 millions d&rsquo;euros d&rsquo;abondement).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas proclamer l&rsquo;ordre régalien à la télévision à chaque crise, pour ensuite marchander les loyers des casernes et le carburant des patrouilles au moment du vote du budget. La Gendarmerie nationale tient aujourd&rsquo;hui grâce à une seule force, l&rsquo;esprit du devoir, la résilience et le sens du sacrifice de ses personnels. Mais on ne construit pas une politique publique de sécurité durable en épuisant ses troupes et en accumulant les dettes d&rsquo;équipements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Gendarmerie avance grâce à l&rsquo;engagement de ses hommes et de ses femmes. Mais le pays recule chaque fois que l&rsquo;État renonce à tenir ses promesses envers eux. Il est temps que l&rsquo;État assume enfin ses choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-François Charrat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Toulouse, Nantes, Rennes : rendre hommage aux gendarmes engagés le 17 octobre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément, le temps passe, les événements se succèdent et la réalité du terrain peine parfois à trouver sa place dans le récit médiatique. Le 17 octobre 2026 n’échappe pas à ce constat. Les chaînes d’information en continu ont largement évoqué les violences subies par les forces de l’ordre. Pourtant, dans de nombreux commentaires, l’attention s’est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Décidément, le temps passe, les événements se succèdent et la réalité du terrain peine parfois à trouver sa place dans le récit médiatique. Le 17 octobre 2026 n’échappe pas à ce constat. Les chaînes d’information en continu ont largement évoqué les violences subies par les forces de l’ordre. Pourtant, dans de nombreux commentaires, l’attention s’est principalement portée sur la Police nationale, laissant dans l’ombre une autre composante essentielle du dispositif : la Gendarmerie nationale, qu’elle soit mobile ou départementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toulouse : un engagement remarquable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une situation a particulièrement retenu mon attention : celle de Toulouse, autour du Capitole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un escadron de gendarmerie mobile était engagé aux côtés de plusieurs compagnies de CRS. Arrivés en fin de matinée, les militaires de cette unité ont reçu pour mission d’assurer la protection du centre-ville, notamment des abords du Capitole et de l’hôtel de ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rapidement confrontés à des groupes de manifestants particulièrement violents, ils ont dû faire face à des assauts répétés. La situation s’est dégradée lorsque des individus ont convergé vers les bâtiments publics, avec la volonté apparente de s’en prendre à la mairie. Sous les jets de projectiles de toutes sortes, les gendarmes ont tenu leurs positions. Le bilan humain aurait pu être bien plus lourd. Deux militaires auraient été blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tenir dans la durée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs heures, les gendarmes ont fait face à des vagues successives de violences en tenant leur position pour continuer à protéger cette place emblématique de la Ville rose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire présent sur place aurait salué leur efficacité et leur capacité à maintenir le dispositif dans des conditions particulièrement difficiles. Les tentatives de contournement par les rues adjacentes n’ont pas permis de faire céder le dispositif de protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À effectif limité, ces militaires ont ainsi contribué de manière déterminante à la sécurisation du secteur. Ils peuvent être fiers du travail accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes les plus violents ont finalement quitté les lieux. Ce n’est qu’après le retour au calme et sur ordre de quitter le secteur que l’escadron a regagné son cantonnement, après une journée de service particulièrement éprouvante, qui aurait duré près de quinze heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet engagement mérite d’être connu. Non pour établir une comparaison entre unités ou institutions, mais pour rappeler ce que représente concrètement la mission de maintien de l’ordre lorsque les circonstances deviennent particulièrement difficiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une reconnaissance qui doit dépasser le cercle des initiés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations dont je dispose, le commissaire présent sur place et le préfet ont exprimé leur reconnaissance aux forces de l’ordre engagées. Ces témoignages sont importants. Ils soulignent la qualité de la coopération entre les forces de sécurité et la complémentarité de leurs missions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure : comment mieux faire connaître ces engagements au grand public ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Toulouse comme ailleurs, les militaires de la Gendarmerie nationale ont participé à la protection des personnes, des bâtiments publics et de l’ordre républicain. Pourtant, leur action reste souvent peu visible dans la couverture médiatique des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres escadrons, notamment à Nantes et à Rennes, ont également été confrontés à des violences importantes. Les dégâts matériels et les blessés témoignent de la difficulté de cette journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les images diffusées en boucle, il y a des femmes et des hommes qui exécutent leur mission, souvent dans des conditions exigeantes, avec professionnalisme et sang-froid. Il y a aussi leurs familles, qui attendent des nouvelles et s’inquiètent lorsque les événements se prolongent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de cet engagement n’est pas une question de prestige individuel. Elle participe à la considération due à celles et ceux qui servent. Elle contribue également à faire comprendre aux citoyens ce que recouvrent, sur le terrain, les missions de la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors, je le dis simplement : merci.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci aux gendarmes engagés autour du Capitole. Merci à ceux de Nantes, de Rennes et de toutes les unités mobilisées le 17 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à ceux qui ont tenu leurs positions, à ceux qui ont été blessés, à ceux qui ont protégé des lieux, des personnes et des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à ceux dont le travail n’a pas nécessairement bénéficié de la même exposition médiatique, mais dont l’engagement a contribué à préserver l’ordre public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, ils ont servi la République avec courage, professionnalisme et détermination. Ils l’ont fait dans le respect de leur mission, aux côtés des autres forces engagées, chacun à sa place et avec ses responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est juste que cet engagement soit reconnu et porté à la connaissance de nos concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, je les remercie. Et je les félicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très confraternellement,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Capitaine (H) Jean-François Charrat</strong><br></p>
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		<title>Faire face au chaos, renforcer la cohésion : « la Gendarmerie au cœur de la stabilité nationale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 14:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lendemain des violences qui ont marqué la journée du 17 octobre 2026, Daniel Gonfroy, président national de l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG), livre une analyse sans détour des tensions qui traversent la société française. Entre crise sociale, violences urbaines et difficultés du maintien de l’ordre, il appelle l’État à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au lendemain des violences qui ont marqué la journée du 17 octobre 2026, Daniel Gonfroy, président national de l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG), livre une analyse sans détour des tensions qui traversent la société française. Entre crise sociale, violences urbaines et difficultés du maintien de l’ordre, il appelle l’État à prendre ses responsabilités, à garantir aux forces de l’ordre les moyens nécessaires à leurs missions et à renouer avec un véritable dialogue social. Une tribune dans laquelle il réaffirme le soutien indéfectible de l’UNPRG aux gendarmes et son attachement aux valeurs républicaines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le même thème : </strong><a href="https://lavoixdugendarme.fr/manifestations-lyceennes-forces-ordre-empathie-macron/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/manifestations-lyceennes-forces-ordre-empathie-macron/">Mais qui offrira donc l’empathie à ceux qui tiennent la ligne ?</a><br><strong>Sur le même thème : </strong><a href="https://lavoixdugendarme.fr/soutien-aux-forces-de-lordre-trop-cest-trop/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/soutien-aux-forces-de-lordre-trop-cest-trop/">Soutien aux forces de l’ordre : trop, c’est trop !</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France a traversé, le 17 octobre 2026, l’une des journées les plus violentes de ces dernières années. Ce que nous avons vu ce jour-là n’était pas seulement une manifestation qui dégénère. C’était le symptôme d’un basculement profond, révélateur de tensions sociales, institutionnelles et sécuritaires qui s’accumulent silencieusement depuis plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chaos n’est pas né d’une cause unique. Il plonge ses racines dans la convergence de plusieurs facteurs, dont l’interaction a rendu la situation explosive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d’abord, une crise sociale profonde qui s’est installée durablement : la vie chère, l’inflation, le prix du carburant, qui ont développé un sentiment d’injustice et de déclassement. Une colère qui s’est développée au sein des familles, des jeunes, des travailleurs, et qui s’expriment avec une intensité que nul ne pouvait ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite l’action de nombreux groupes ultraviolents organisés, extrêmement mobiles, venus dans le but d’en découdre avec les forces de l’ordre, profitant de la dispersion des cortèges pour mener des attaques ciblées contre les bâtiments publics, les unités engagées et les commerces. Ce sont eux qui ont fait basculer la journée dans une violence d’une rare intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À tout cela, il faut ajouter des fragilités ponctuelles dans le maintien de l’ordre. Pas dû, aux forces de l’ordre elles-mêmes, puisque visiblement, elles ont contribué à éviter le pire, et ce, au prix de nombreux blessés dans leurs rangs, mais aux décideurs qui dans beaucoup de villes ont sous-dimensionné les dispositifs. Les unités engagées ont dû faire face à des groupes rapides, imprévisibles, utilisant des techniques proches de la guérilla urbaine. La proximité des cortèges et de ces groupuscules a rendu la maîtrise du terrain particulièrement difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la polarisation politique a aggravé la situation. Des discours antagonistes, souvent incendiaires, ont empêché l’apaisement et alimenté la radicalisation. Ce qui n’a que pour seul effet un affaiblissement de la confiance dans les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, il est indispensable d’agir non seulement dans l’urgence, mais également et surtout dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, et à très court terme, il est indispensable de reprendre pleinement le contrôle de l’espace public. Cela implique de renforcer les effectifs engagés, de sécuriser les zones sensibles, de neutraliser les pilleurs et les casseurs par des interpellations ciblées et une judiciarisation systématique. Il convient également de rassurer la population par une présence visible, constante et déterminée des forces de l’ordre, ainsi que par une communication claire sur les actions conduites. Enfin, il est nécessaire de stabiliser le climat social en rouvrant des canaux de dialogue crédibles et en évitant toute prise de parole clivante susceptible d’alimenter les tensions. Ceux qui clament haut et fort que « la police tue » et que les gendarmes seraient «&nbsp;des voyous en uniforme&nbsp;» devraient commencer par faire leur mea culpa. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, il est impératif de prendre des mesures d’urgence, mais au‑delà de cette réponse immédiate, il faut penser l’avenir. L’exigence absolue est de moderniser durablement le maintien de l’ordre, de renforcer le renseignement territorial et d’adapter nos doctrines aux nouvelles formes de violence. Il est indispensable d’agir au plus près des territoires, en détectant les signaux faibles, en consolidant la prévention et en travaillant étroitement avec les acteurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est grand temps que l’État prenne pleinement conscience qu’il n’est plus acceptable d’exposer ses forces de l’ordre, dernier rempart de la République, à des situations où elles se retrouvent en première ligne sans les moyens nécessaires. Il lui appartient de les soutenir, en leur garantissant les ressources financières, matérielles et opérationnelles indispensables pour accomplir leurs missions en toute sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le voyou doit comprendre qu’il n’a plus face à lui une cible vulnérable, mais un serviteur de l’État, légitime et déterminé, en mesure de lui rappeler que « Force doit rester à la loi ». Ce n’est qu’à ces conditions que nous restaurerons la confiance institutionnelle auprès de nos concitoyens, à travers une transparence assumée, une pédagogie constante et la valorisation du rôle essentiel des forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si cela intervient tardivement, nous prenons acte qu’après avoir exprimé sa colère et sa honte, le chef de l’État a finalement affirmé son soutien à l’ensemble des forces de l’ordre. Dans son allocution, le président de la République a précisé que « Face aux casseurs, l’exécutif sera intraitable » et que le suivi judiciaire devra être exemplaire : casseurs, pilleurs = payeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on peut se réjouir d’entendre de tels propos, encore faut‑il qu’ils soient portés avec conviction et qu’ils ne se réduisent pas à de simples éléments de langage rédigés par l’une des plumes du président. Une chose demeure certaine : la paix sociale ne reviendra que s’il n’y a plus de manifestations. Et pour cela, l’État doit d’abord témoigner davantage d’empathie envers ceux qui manifestent dans le calme, en engageant un véritable dialogue social de fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, notre association a un rôle clair, légitime et essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG se doit de soutenir les personnels d’active, saluer leur professionnalisme et leur engagement dans des situations extrêmes. Nous devons, chaque fois que possible, remonter les informations du terrain, grâce à nos unions unions départementales et leurs différents secteurs sans oublier tous nos adhérents(es), qui sont bien souvent les premiers témoins des tensions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons préserver la cohésion, en maintenant un discours apolitique, factuel, fidèle aux valeurs de la Gendarmerie : devoir, probité, protection. Et nous devons harmoniser nos communications, pour que chaque message contribue à la stabilité et à la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chaos du 17 octobre 2026 est le produit d’une crise profonde et multiforme. Pour éviter sa reproduction, il faut agir simultanément sur la sécurité, la justice, la prévention et la cohésion sociale. L’UNPRG réaffirme son soutien aux personnels d’active, son attachement aux valeurs de la Gendarmerie et sa volonté de contribuer à la stabilité nationale par une communication responsable et apolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est notre devoir. C’est notre engagement. C’est notre contribution à la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daniel Gonfroy</p>
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		<title>Soutien aux forces de l’ordre : trop, c’est trop !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 10:18:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) tient à exprimer son plein soutien aux policiers, aux CRS et aux gendarmes mobiles engagés sur le terrain pour assurer le maintien de l’ordre et garantir la sécurité de nos concitoyens. Une nouvelle fois, les forces de l’ordre se retrouvent mises en cause pour des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) tient à exprimer son plein soutien aux policiers, aux CRS et aux gendarmes mobiles engagés sur le terrain pour assurer le maintien de l’ordre et garantir la sécurité de nos concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle fois, les forces de l’ordre se retrouvent mises en cause pour des faits de violences présumées, tandis que des images et des accusations circulent sur les réseaux sociaux, parfois avant même que les circonstances aient pu être établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG rappelle avec force que toute allégation de violence illégitime doit faire l’objet d’un examen rigoureux et impartial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le respect de la déontologie et le contrôle de l’action des forces de l’ordre sont indispensables dans un État de droit. Mais ces exigences ne sauraient justifier une mise en accusation systématique de femmes et d’hommes qui accomplissent leur mission dans des conditions souvent difficiles, au péril de leur intégrité physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il convient de préciser qu’à ce jour, les militaires de la Gendarmerie nationale n’ont pas été mis en cause lors des opérations de maintien de l’ordre liées aux manifestations de lycéens. L’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN) n’a pas été saisie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences commises contre les policiers et les gendarmes sont inacceptables. Ceux qui ont la responsabilité de protéger la population doivent pouvoir compter sur le soutien de la Nation, la reconnaissance de leur engagement et le respect dû à leur fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maintien de l’ordre républicain exige à la fois discernement, maîtrise et fermeté. Il suppose également que chacun respecte les règles communes : le droit de manifester ne saurait justifier les dégradations, les intimidations ou les agressions envers les représentants de l’autorité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trop, c’est trop !</strong> On ne peut pas exiger de nos forces de l’ordre qu’elles assurent la sécurité de tous tout en les laissant seules face aux violences, aux accusations précipitées et aux campagnes de dénigrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNPRG réaffirme son attachement aux valeurs républicaines, à l’État de droit et à la protection de celles et ceux qui servent ou ont servi la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soutenir nos forces de l’ordre, c’est défendre celles et ceux qui s’engagent quotidiennement pour la sécurité de tous et la préservation de nos libertés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’UNPRG — au service des personnels et des retraités de la Gendarmerie, dans la fidélité aux valeurs républicaines.</em></p>
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		<title>Une évolution de la législation sur l’Usage Des Armes par les Forces de Sécurité Intérieure(Gendarmes et policiers nationaux).</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 07:38:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adoption en première lecture, le 7 juillet 2026, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes pour les policiers et les gendarmes a ravivé le débat sur leur protection juridique. Marc Rollang, capitaine de gendarmerie à la retraite, livre son analyse dans cette tribune libre. Face aux critiques suscitées par le texte, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’adoption en première lecture, le 7 juillet 2026, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes pour les policiers et les gendarmes a ravivé le débat sur leur protection juridique. <strong>Marc Rollang, capitaine de gendarmerie à la retraite</strong>, livre son analyse dans cette tribune libre. Face aux critiques suscitées par le texte, il défend une évolution législative qu’il estime indispensable pour mieux protéger les forces de l’ordre confrontées à une violence croissante, sans remettre en cause les principes d’absolue nécessité et de proportionnalité qui encadrent l’usage des armes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi instaurant une « présomption d’usage légitime des armes » pour les forces de l’ordre, inversant la charge de la preuve lors de tirs en service. Alors que les partisans y voient une protection nécessaire, ce texte suscite de vives critiques nationales et internationales, notamment de l&rsquo;ONU, qui y voit un risque accru d&rsquo;impunité. Alors si l’Organisation des Nations Unies en parle, c’est que le sujet serait grave occultant l’effondrement des consciences et des bonnes mœurs à l&rsquo;échelle de la planète ou d&rsquo;une civilisation qui oblige le législateur d’améliorer la protection juridique de ceux qui osent encore s’engager.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a ceux qui parlent à l’abri des coups et puis, il y a ceux qui s’engagent&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois de plus le délire s’empare de la raison et la proposition de loi du député LR Éric Pauget qui prévoit que «&nbsp;lorsqu’ils font usage de leurs armes&nbsp;», policiers et gendarmes «&nbsp;sont présumés avoir agi&nbsp;» dans le cadre de la loi est critiquée et contestée. Qu’importe elle est adoptée mais le secrétaire national du Syndicat de la magistrature¹ au devoir de réserve perfectible et qui doit obéissance à la Loi, indique que le texte est contraire aux normes internationales et constitutionnelles qui font notre État de droit&nbsp;. Stéphane Fischesser¹, souligne qu’il est fondamental dans un État de droit d’encadrer très fermement le recours aux armes à feu par les forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui reste surprenant est la faible maîtrise du sujet par les opposants plus enclins à brailler qu’à s’imprégner de la substance d’un texte qui ambitionne de mieux protéger les agents de la force publique et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au delà de l’aparté philosophique des opposants, on ne peut occulter que les malfaiteurs ont tué pour l’année 2025 selon le bilan statistique définitif publié par le Ministère de l&rsquo;Intérieur 975 personnes. Ce chiffre définitif qui marque une stabilité par rapport à l&rsquo;année précédente (976 victimes en 2024) dissimule mal une progression d&rsquo;environ 4 % à 5 % sur un an des tentatives d&rsquo;homicide. Ainsi on&nbsp; dénombre 4501 tentatives d’homicide pour l’année 2025, un nombre qui a doublé en huit ans&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mémoire, une tentative de meurtre est un meurtre qui a échoué&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette violence décomplexée sur le terrain est précisément celle que les policiers et les gendarmes rencontrent et subissent. Parler de «permis de tuer&nbsp;» en évoquant cette Loi est une injure adressée aux milliers de blessés, aux morts et à leurs familles&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors dans une France gangrenée par l’ultra violence et une rébellion du quotidien décomplexée, n’en déplaise à ce fonctionnaire de la magistrature dont l’orientation politique occulte un raisonnement qui aurait mérité plus de hauteur de point de vue, ce texte va effectivement faire bénéficier à l’agent auteur d’un tir, de la présomption d’innocence dernier. Ce même fonctionnaire évoque de manière surprenante, des obstacles presque insurmontables pour pouvoir réaliser des enquêtes sur des tirs mortels. Il semble oublier que la charge de la preuve lui incombe et dans le système judiciaire français qu’il sert, la preuve de l&rsquo;infraction incombe entièrement à l&rsquo;accusation (le ministère public ou le procureur de la République), en vertu du principe de la présomption d&rsquo;innocence. Criminaliser un acte métier ultime et jeter l’opprobre sur un agent ou un militaire par réflexe et non par besoin est donc terminé. Les gardiens de la paix, les gendarmes sont des gens formés et responsables, intelligents et courageux qui mettent les mains dans le cambouis de la criminalité pour que d’autres puissent les critiquer à l’abri des coups.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à l&rsquo;État de démontrer la culpabilité d&rsquo;une personne et non à cette dernière de prouver qu&rsquo;elle est innocente et dans l’absolu le texte, n’impose plus qu’une enquête soit ouverte immédiatement après un tir. Ainsi le policier ou gendarme ne devrait plus être placé en garde à vue systématiquement et présumé coupable d’une bavure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est terminé&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi, si elle est consolidée, modifiera effectivement le contrôle juridictionnel de l’usage de la force par les agents de l’autorité publique. A ce jour le [faible] arsenal judiciaire existant repose sur deux textes principaux :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le droit commun de la légitime défense (article 122-5 du code pénal) commun à tous :</li>



<li>Un régime spécifique codifié à l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Mais surtout, et c’est ce qui échappe aux détracteurs, l’usage des armes par les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie est encadré par des conditions strictes que sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’absolue nécessité.</li>



<li>La stricte proportionnalité.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle loi modifie seulement les appréciations juridiques et renforce la sécurité judiciaire des intervenants armés. Désormais, on part du principe que l’agent de la force publique agit correctement, ce qui pourrait réduire la crainte des agents à s’engager, face à des poursuites judiciaires. C’est peut-être la fin sur le statut de présumé-coupable des policiers et gendarmes dans le paysage judiciaire la où les autres malfrats bénéficient du fameux et bruyant présumé &#8211; innocent&nbsp;! .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les détracteurs se rassurent. La loi du 7 juillet 2026 n’abolit pas le contrôle juridictionnel et hiérarchique sur l’usage de la force, mais elle en modifie les conditions d’exercice. Et puis la chambre criminelle de la Cour de cassation devra immanquablement se prononcer sur la conventionnalité de ce dispositif. L’équilibre entre la sécurité publique et le respect des droits individuels reste un exercice constant et crucial pour l’avenir de l’État de droit en France. Et le Droit doit bénéficier aux honnêtes gens et non à ceux qui se sont marginalisés volontairement dans les limbes de la délinquance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Rollang </p>
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		<title>Budget 2027 : crédits en hausse, mais pas de nouvelles commandes de voitures pour les brigades de gendarmerie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 14:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2027]]></category>
		<category><![CDATA[DGGN]]></category>
		<category><![CDATA[Effectifs]]></category>
		<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[ubert Bonneau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Auditionné mercredi 7 octobre 2026 devant la commission de la Défense nationale et des forces armées de l&#8217;Assemblée nationale, le général d&#8217;armée Hubert Bonneau a présenté les moyens prévus pour la Gendarmerie nationale en 2027. Si les crédits de paiement progressent de 2,35 % pour atteindre 11,31 milliards d&#8217;euros, les arbitrages annoncés illustrent les contraintes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Auditionné mercredi 7 octobre 2026 devant la commission de la Défense nationale et des forces armées de l&rsquo;Assemblée nationale, le général d&rsquo;armée Hubert Bonneau a présenté les moyens prévus pour la Gendarmerie nationale en 2027. Si les crédits de paiement progressent de 2,35 % pour atteindre 11,31 milliards d&rsquo;euros, les arbitrages annoncés illustrent les contraintes financières de l&rsquo;institution : aucune nouvelle commande de voitures légères pour les brigades territoriales en 2027, mais la poursuite des livraisons déjà engagées, des investissements aériens et un effort sur le numérique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le même thème : </strong><a href="https://lavoixdugendarme.fr/budget-2027-le-directeur-general-de-la-gendarmerie-nationale-attendu-a-lassemblee-mercredi/" data-type="link" data-id="https://lavoixdugendarme.fr/budget-2027-le-directeur-general-de-la-gendarmerie-nationale-attendu-a-lassemblee-mercredi/"><strong>Budget 2027 : le directeur général de la Gendarmerie nationale attendu à l’Assemblée mercredi</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;augmentation d&rsquo;un budget ne signifie pas nécessairement une amélioration immédiate des moyens disponibles sur le terrain. L&rsquo;audition du directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le 7 octobre, en a fourni une illustration particulièrement concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant les députés de la commission de la Défense nationale et des forces armées, le général d&rsquo;armée Hubert Bonneau a présenté les grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027. Au-delà des chiffres, les échanges ont notamment porté sur les moyens de mobilité, les effectifs, l&rsquo;immobilier, les équipements et la capacité de la Gendarmerie à répondre à une charge opérationnelle croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exercice est d&rsquo;autant plus important que 2027 constitue la dernière année de la loi d&rsquo;orientation et de programmation du ministère de l&rsquo;Intérieur (LOPMI) 2023-2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un budget de 11,31 milliards d&rsquo;euros, en progression de 2,35 %</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres présentés en ouverture de l&rsquo;audition témoignent d&rsquo;une augmentation des crédits affectés au programme 152 « Gendarmerie nationale ».<br>Pour 2027, les crédits de paiement atteindraient 11,31 milliards d&rsquo;euros, soit une hausse de 2,35 % par rapport à 2026.<br>Les autorisations d&rsquo;engagement s&rsquo;élèveraient quant à elles à 12,45 milliards d&rsquo;euros, avec une progression supérieure à 12 %.<br>Cette distinction est importante. Les crédits de paiement permettent de financer les dépenses effectivement réglées pendant l&rsquo;année. Les autorisations d&rsquo;engagement servent à engager des opérations dont le financement pourra s&rsquo;étaler sur plusieurs exercices.<br>Ainsi, la forte progression des autorisations d&rsquo;engagement ne signifie pas que les unités disposeront immédiatement de moyens supplémentaires dans les mêmes proportions.<br>Pour apprécier la portée réelle du budget, il faut donc examiner la répartition des crédits et les priorités retenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Véhicules : aucune nouvelle commande prévue pour les brigades territoriales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;une des informations les plus marquantes de l&rsquo;audition. Selon les déclarations du directeur général rapportées à l&rsquo;issue de la réunion, aucune nouvelle commande de véhicules légers destinés aux unités territoriales n&rsquo;est prévue en 2027.<br>La décision mérite cependant d&rsquo;être précisée : elle ne signifie pas que les brigades ne recevront aucune voiture l&rsquo;année prochaine.<br>Le général Hubert Bonneau a rappelé que 4 550 véhicules avaient été commandés à la fin de l&rsquo;année 2025. Sur ce total, environ 2 300 restaient encore à livrer au moment de son audition.<br>Ces livraisons doivent donc continuer à alimenter le parc automobile de l&rsquo;institution.<br>En revanche, l&rsquo;absence de nouvelles commandes pour 2027 pose la question de la continuité du renouvellement du parc au cours des exercices suivants.<br>Pour les brigades, l&rsquo;enjeu est particulièrement concret. Les véhicules sont indispensables aux patrouilles, aux interventions, aux enquêtes et à l&rsquo;ensemble des déplacements réalisés quotidiennement, notamment dans les territoires ruraux où les distances peuvent être importantes.<br>Un renouvellement insuffisant peut entraîner une augmentation des coûts d&rsquo;entretien, des immobilisations plus fréqu et une diminution de la disponibilité des moyens de mobilité.<br>Le sujet n&rsquo;est donc pas seulement le nombre de voitures livrées en 2027, mais la capacité de la Gendarmerie à maintenir durablement un parc adapté à ses missions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une centaine de véhicules pour le maintien de l&rsquo;ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu&rsquo;aucune nouvelle commande de voitures légères n&rsquo;est prévue pour les brigades, une centaine de véhicules doit être consacrée au maintien de l&rsquo;ordre.<br>Cet investissement répond à des besoins opérationnels spécifiques, notamment pour les unités engagées dans des dispositifs de sécurité importants ou nécessitant des moyens collectifs adaptés.<br>Il serait toutefois réducteur d&rsquo;opposer directement ces équipements aux véhicules des brigades territoriales.<br>Les besoins ne sont pas identiques et les matériels ne sont pas nécessairement interchangeables.<br>La question soulevée par cet arbitrage reste néanmoins celle de la hiérarchisation des investissements : comment préserver les capacités spécialisées de la Gendarmerie tout en assurant le renouvellement des moyens ordinaires de ses unités ?<br>C&rsquo;est l&rsquo;une des difficultés auxquelles l&rsquo;institution est confrontée dans la préparation de son budget.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hélicoptères : 23 H145 annoncés pour renouveler la flotte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre dossier majeur : les moyens aériens.<br>Le directeur général a annoncé la commande de 23 hélicoptères H145 d&rsquo;ici à la fin de l&rsquo;année 2026, afin de poursuivre le renouvellement de la flotte aérienne de la Gendarmerie nationale.<br>Cette opération doit répondre au vieillissement de certains appareils et aux difficultés de disponibilité rencontrées par les forces aériennes de la Gendarmerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hélicoptères interviennent dans de nombreuses missions : recherche de personnes, surveillance, appui aux unités au sol et opérations judiciaires.<br>La commande annoncée représente donc un investissement structurant pour les capacités opérationnelles de l&rsquo;institution.<br>Il faut cependant distinguer cette commande des livraisons : les 23 appareils ne seront pas nécessairement mis en service dès 2027. Leur financement et leur réception s&rsquo;inscrivent dans une trajectoire pluriannuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effectifs : 235 emplois supplémentaires envisagés pour 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de budget prévoit également une augmentation des effectifs.<br>Selon les documents budgétaires présentés au Parlement, 235 emplois supplémentaires sont envisagés pour la Gendarmerie nationale, principalement afin de contribuer à l&rsquo;armement de vingt nouvelles brigades.<br>Cette mesure s&rsquo;inscrit dans la poursuite du développement du maillage territorial prévu par la LOPMI.<br>Elle demeure toutefois conditionnée à l&rsquo;adoption définitive de la loi de finances.<br>La création de postes ne suffit pas, à elle seule, à garantir une augmentation équivalente des effectifs immédiatement disponibles dans les unités. Le recrutement, la formation, les départs et les mouvements de personnels doivent également être pris en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu sera donc de mesurer la traduction effective de ces créations d&#8217;emplois sur le terrain et leur capacité à renforcer les brigades.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Immobilier : un investissement majeur, mais des besoins persistants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine immobilier demeure l&rsquo;un des principaux défis financiers de la Gendarmerie nationale.<br>Le projet de budget pour 2027 prévoit notamment une opération importante à Versailles-Satory, dans le cadre du programme immobilier CapSatory.<br>Selon les données budgétaires publiées, cette opération mobiliserait 600 millions d&rsquo;euros en autorisations d&rsquo;engagement, dont 550 millions au titre du programme Gendarmerie et 50 millions provenant du Fonds vert.<br>Cet investissement illustre l&rsquo;importance des dépenses immobilières dans la trajectoire budgétaire de l&rsquo;institution.<br>Mais les besoins ne se limitent pas aux grandes opérations de construction ou de rénovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entretien des casernes existantes, le vieillissement de certains bâtiments et le financement des logements constituent également des enjeux majeurs.<br>Lors de l&rsquo;audition, les députés sont revenus sur la nécessité d&rsquo;une programmation pluriannuelle pour l&rsquo;immobilier ainsi que sur les questions relatives aux loyers.<br>Pour les militaires et leurs familles, ces investissements conditionnent directement la qualité de vie, les conditions d&rsquo;hébergement et, plus largement, l&rsquo;attractivité de certaines affectations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Numérique et criminalité organisée : des investissements jugés indispensables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général a également insisté sur l&rsquo;importance des capacités numériques face à l&rsquo;évolution des formes de criminalité.<br>La cybercriminalité, l&rsquo;utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle et la sophistication des organisations criminelles imposent aux forces de sécurité de moderniser leurs outils.<br>Ces investissements concernent notamment les systèmes d&rsquo;information, les capacités d&rsquo;investigation et les technologies nécessaires aux enquêtes.<br>La Gendarmerie doit ainsi répondre à deux exigences simultanées : maintenir des équipements classiques indispensables à la sécurité quotidienne et développer les capacités technologiques nécessaires pour lutter contre des organisations criminelles toujours plus structurées.<br>Ces arbitrages illustrent la nécessité pour la Gendarmerie de concilier le renouvellement de ses équipements traditionnels avec les investissements indispensables à sa transformation numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une charge opérationnelle qui continue de peser sur les unités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des investissements, Hubert Bonneau a évoqué la diversité et l&rsquo;intensité des missions assurées par la Gendarmerie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences intrafamiliales, la criminalité organisée, les enlèvements liés aux cryptomonnaies et les problématiques de sécurité en outre-mer figurent parmi les sujets abordés dans son intervention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le narcotrafic et l&rsquo;organisation des capacités de police judiciaire ont également été discutées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces enjeux témoignent de la nécessité de disposer de personnels formés, d&rsquo;équipements adaptés et de moyens de mobilité suffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils rappellent aussi que l&rsquo;activité des brigades territoriales ne se limite pas à la présence visible sur la voie publique. Les gendarmes doivent simultanément assurer les interventions, les enquêtes judiciaires, l&rsquo;accueil du public et les missions de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;augmentation de la charge opérationnelle pose donc inévitablement la question de l&rsquo;adéquation entre les missions confiées et les ressources disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre analyse : des arbitrages qui interrogent sur les moyens du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;audition du 7 octobre met en évidence un paradoxe budgétaire.<br>La Gendarmerie nationale pourrait bénéficier d&rsquo;une augmentation de ses crédits, poursuivre certains investissements structurants et renforcer ses effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, tous les besoins ne peuvent être satisfaits simultanément.<br>La décision de ne pas engager de nouvelles commandes de voitures légères pour les brigades territoriales en 2027 en constitue l&rsquo;exemple le plus visible.<br>Il serait excessif d&rsquo;en conclure que la modernisation de la Gendarmerie est interrompue. Les véhicules précédemment commandés doivent continuer à être livrés, les équipements spécialisés font l&rsquo;objet d&rsquo;investissements et les capacités numériques demeurent une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette situation montre les limites d&rsquo;une lecture du budget fondée uniquement sur les montants globaux.<br>Pour les militaires, ce qui importe n&rsquo;est pas seulement la progression des crédits prévus, mais leur traduction concrète dans les unités : disposer de véhicules opérationnels, travailler dans des bâtiments entretenus, bénéficier d&rsquo;équipements adaptés et pouvoir assurer les missions avec des effectifs suffisants.<br>Le principal enseignement de cette audition tient donc moins à l&rsquo;augmentation annoncée du budget qu&rsquo;aux choix qu&rsquo;elle impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Gendarmerie doit simultanément renforcer sa présence territoriale, moderniser ses capacités judiciaires et technologiques, renouveler ses moyens aériens et entretenir son patrimoine immobilier, la question du financement durable de ses missions reste entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat parlementaire sur le projet de loi de finances pour 2027 devra permettre de préciser ces arbitrages.<br>Au-delà des annonces budgétaires, c&rsquo;est désormais leur traduction concrète dans les unités qui sera scrutée. Car pour les gendarmes, la progression des crédits ne prendra véritablement tout son sens que si elle permet de disposer des effectifs, des équipements et des moyens nécessaires à l&rsquo;accomplissement de leurs missions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source : <a href="https://videos.assemblee-nationale.fr/video.19504247_6ac5ede6c42d7.commission-de-la-defense--general-d-armee-hubert-bonneau-directeur-general-de-la-gendarmerie-natio-7-octobre-2026">Audition du général Hubert Bonneau, Assemblée nationale, 7 octobre 2026</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Christophe Vaillant</p>
<p>L’article <a href="https://lavoixdugendarme.fr/budget-2027-credits-en-hausse-mais-pas-de-nouvelles-commandes-de-voitures-pour-les-brigades-de-gendarmerie/">Budget 2027 : crédits en hausse, mais pas de nouvelles commandes de voitures pour les brigades de gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lavoixdugendarme.fr">La voix du gendarme</a>.</p>
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		<title>Mais qui offrira donc l’empathie à ceux qui tiennent la ligne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 05:53:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les manifestations lycéennes ravivent les tensions autour du maintien de l’ordre, les appels à davantage d’empathie et de pédagogie adressés aux forces de l’ordre suscitent des réactions. Jean-François Charrat, capitaine honoraire de gendarmerie, prend la plume pour dénoncer les contradictions du discours politique et rappeler les exigences auxquelles sont quotidiennement confrontés gendarmes et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Alors que les manifestations lycéennes ravivent les tensions autour du maintien de l’ordre, les appels à davantage d’empathie et de pédagogie adressés aux forces de l’ordre suscitent des réactions. Jean-François Charrat, capitaine honoraire de gendarmerie, prend la plume pour dénoncer les contradictions du discours politique et rappeler les exigences auxquelles sont quotidiennement confrontés gendarmes et policiers. Une tribune engagée sur la confiance, le respect et la responsabilité de ceux qui gouvernent.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Face aux images parfois insoutenables des manifestations lycéennes, attisées par les appels&nbsp; de certains responsables politiques, j’avais jusqu’ici choisi de confier mes réflexions au silence de mon cercle intime. Mais ce matin, je romps ce pacte de discrétion.</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La presse se fait l&rsquo;écho des exigences du Président de la République, sommant gendarmes et policiers de faire preuve d’empathie et de pédagogie au cœur de la fournaise. À ces mots, les bras m’en tombent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je suis retraité de la gendarmerie. Je n’ai plus à enfiler le gilet tactique, à grimper dans l’étroitesse du fourgon, à essuyer la grêle des pavés ou la boue des outrages. Pourtant, mon cœur vibre encore au rythme de mes camarades d’active, vous savez ceux qui tiennent la ligne de front pendant que d’autres s&rsquo;accrochent aux micros. Et je ne puis m&#8217;empêcher de songer à ce que leur inspire, dans le secret moite de leur casque, cette nouvelle leçon descendue des sommets de l’État.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À croire que, dans les hauteurs ouatées de la République, le maintien de l’ordre relève désormais d’une pastorale bienveillante, où l’on pacifierait la colère à coups de câlins, de mots doux et d’ateliers de médiation citoyenne. À croire surtout que ceux qui dispensent ces leçons n’ont jamais croisé la physionomie&nbsp; d’une émeute qu&rsquo;à travers la vitre teintée d’un véhicule officiel ou le confort lointain d’un plateau de télévision.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourtant, la mémoire n&rsquo;est pas si courte. En 2020, le même chef de l’État prononçait ces mots : « Aujourd&rsquo;hui, quand on a une couleur de peau qui n&rsquo;est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé […] On est identifié comme un facteur de problème et c&rsquo;est insoutenable. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cette déclaration avait, en son temps, profondément meurtri la conscience des gendarmes et des policiers. Et voilà qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, aux mêmes hommes et femmes que l’on soupçonnait hier d’incarner structurellement le problème, on intime l’ordre d’exhiber une surabondance d’empathie. La cohérence politique est décidément une discipline bien inconsistante.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’empathie ? Qu’on se le dise, les forces de l’ordre n’ont pas attendu les injections ministérielles pour l&rsquo;apprendre. Elle palpite chaque jour, dans l’ombre et la poussière. Quand ils protègent des adolescents égarés dans la tourmente. Quand ils s’agenouillent pour arracher un blessé au chaos. Quand ils s’efforcent, de toute leur âme, d’empêcher qu’une foule ne bascule dans l’irréparable. Quand ils portent secours à des familles brisées par la détresse. Quand ils absorbent la bave des insultes, les provocations et les projectiles meurtriers, pendant des heures, sans autre réponse que la stricte périphérie de la loi.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ils l’exercent aussi, là où aucun projecteur ne brille, là où la caméra s&rsquo;éteint. C&rsquo;est bien le drame de ceux qui oublient que l’empathie n’est point un élément de langage jeté en pâture aux gazettes, mais une autodiscipline quotidienne du terrain.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et que dire de la pédagogie ? Elle constitue la texture même de leur métier. Sommations, annonces, négociations de la dernière chance, avertissements répétés, rappels constants à la règle commune. Le maintien de l’ordre ne date pas des grâces oratoires de l&rsquo;ère moderne. Mais il est vrai que depuis le silence feutré des salons ministériels, il est infiniment plus commode d’imaginer des troupes fonçant aveuglément dans le tumulte, plutôt que de contempler la longue patience des heures qui précèdent l&rsquo;affrontement.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On disserte à l&rsquo;infini sur l&rsquo;instant fatal où la force doit se déployer. On oublie délibérément tout ce qui fut tenté, minute après minute, pour conjurer cette extrémité. Prévenir. Dialoguer. Temporiser. Évaluer. Trancher. Et, lorsque la digue cède enfin, agir.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Toujours plus. Toujours mieux. Toujours coupables, par définition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est cette mécanique implacable qui finit par user les âmes. On exige du gendarme et du policier qu’ils soient à la fois de marbre et de velours, fulgurants et prudents, omniprésents et discrets, redoutables d’efficacité et irréprochables de pureté. On leur demande d&rsquo;anticiper la tempête tout en la commentant avec grâce, de protéger indifféremment ceux qui manifestent et ceux qui subissent, de plier l&rsquo;ordre public sans jamais paraître contraindre.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et si le drame survient, il faut bien offrir un coupable en sacrifice à l’opinion. Le plus commode demeure invariablement celui qui porte l&rsquo;uniforme. Pendant ce temps, les architectes des tensions, juchés sur leurs tribunes dorées, se découvrent de soudaines passions pour la psychologie des foules. Admirable conversion de dernière heure.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mais qui offrira donc l&#8217;empathie à ceux qui tiennent la ligne ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Car il est une empathie dont nul ne parle, ou si peu, celle que la Nation, par gratitude et par justice, doit à ses enfants en bleu et en kaki.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Celle qui consiste à mesurer l&rsquo;abîme des risques encourus. La lourdeur des charges, l&rsquo;implacable cadence des nuits sans sommeil, l&rsquo;accumulation des procédures kafkaïennes, l&rsquo;injustice permanente des mises en cause.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Celle qui admet qu&rsquo;un gendarme ou un policier n’est point un surhomme façonné pour être, simultanément, bouclier inviolable, médiateur inspiré, psychologue de rue, juriste accompli, communicant hors pair et, pour finir, le souffre-douleur consenti d’une société en crise. Il n’a pas vocation à porter sur ses épaules l’immense édifice des contradictions de ceux qui nous gouvernent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La confiance ne se décrète point par décret ; elle se mérite et se livre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lorsqu&rsquo;un manifestant franchit la ligne rouge tracée par la loi, ce n&rsquo;est point au gendarme ou au policier de réinventer, au milieu des pavés, la philosophie de l&rsquo;État. Il applique la règle. Il exécute les ordres. Il se meut dans un espace juridique qui lui échappe totalement. Là s’arrête sa liberté, et c&rsquo;est précisément là que commence la lourde responsabilité politique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Certes, la parole du pouvoir a le droit de scruter, d&rsquo;exiger la probité déontologique, de réclamer des comptes. Elle le doit, c&rsquo;est son office. Mais elle devrait s&rsquo;interdire de transformer les forces de l&rsquo;ordre en vulgaires constantes d&rsquo;ajustement d&rsquo;une communication à géométrie variable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je suis un ancien. Je n&rsquo;ai plus à croiser le fer ni à essuyer les coups. Mais je garde dans ma chair la mémoire exacte de ce que l&rsquo;on ressent lorsque ceux-là mêmes qui vous commandent exigent de vous, selon l&rsquo;humeur du moment, d&rsquo;être plus fermes et plus doux, plus fulgurants et plus circonspects&#8230; et par-dessus tout, de ne jamais défaillir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors oui, l&#8217;empathie est une grâce. La pédagogie, une nécessité de chaque instant. Mais la confiance demeure un devoir sacré. Et la cohérence, la plus impérieuse des responsabilités politiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Car exiger toujours davantage de ceux qui tiennent le dernier rempart ne dispense jamais ceux qui ordonnent de jeter un regard lucide sur ce qui se consume derrière eux.&nbsp;</em></p>
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		<title>Mouvement lycéen, plus de 700 blessés dans les rangs des forces de l’ordre. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 04:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouvement lycéen a changé de nature. Derrière les revendications et les blocages, certaines mobilisations ont donné lieu à des affrontements d&#8217;une particulière violence avec les forces de l&#8217;ordre. Le bilan est lourd. 715 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement, selon Matignon. Le 1er octobre à lui seul, le ministère [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement lycéen a changé de nature. Derrière les revendications et les blocages, certaines mobilisations ont donné lieu à des affrontements d&rsquo;une particulière violence avec les forces de l&rsquo;ordre. Le bilan est lourd. 715 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement, selon Matignon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1er octobre à lui seul, le ministère de l&rsquo;Intérieur recensait 305 policiers et gendarmes blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jets de projectiles, tirs de mortiers, affrontements répétés, sur le terrain, policiers et gendarmes ont été directement pris pour cibles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="580" src="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799.jpg" alt="école en feu" class="wp-image-82238" style="aspect-ratio:1.324146663433821;width:1029px;height:auto" srcset="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799.jpg 768w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-300x227.jpg 300w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-150x113.jpg 150w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-696x526.jpg 696w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-636x480.jpg 636w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-1-e1791434906799-600x453.jpg 600w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">LVDG_Mouvement lycéens </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Combien de temps tolérera-t-on que ceux qui protègent la République deviennent eux-mêmes des cibles ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gendarme – comme le policier – n’est ni une variable d’ajustement, ni un bouclier jetable. Derrière chaque blessure recensée dans les bilans officiels, il y a un uniforme, mais surtout une personne. Un homme ou une femme venu assurer une mission de protection, de sécurité et de rétablissement de l’ordre. Les violences qui ont marqué les manifestations lycéennes rappellent que ces blessures ne sont pas des statistiques, mais des vies bousculées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi regarder une réalité que les comptes rendus administratifs dissimulent parfois derrière des tableaux et des chiffres, sur le terrain, ceux qui reçoivent les coups sont aussi ceux auxquels on demande de rester mesurés. Un grand écart que même les adducteurs déontologiques les mieux échauffés ne peuvent soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La retenue est une exigence légitime du maintien de l&rsquo;ordre. Elle doit le rester. Mais elle ne peut devenir une injonction abstraite, déconnectée de la situation opérationnelle. Lorsque des militaires essuient des jets de projectiles ou des tirs de mortiers pendant des heures, leur demander de faire preuve de discernement est normal. Leur demander, implicitement, d&rsquo;accepter de servir de cibles ne l&rsquo;est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que naît l&rsquo;incompréhension, voire la colère, lorsque certaines consignes préfectorales de « mesure » apparaissent en décalage avec la violence effectivement subie par les personnels.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="781" src="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-.jpg" alt="" class="wp-image-82237" srcset="https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen-.jpg 1024w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--300x229.jpg 300w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--768x586.jpg 768w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--150x114.jpg 150w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--696x531.jpg 696w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--629x480.jpg 629w, https://lavoixdugendarme.fr/wp-content/uploads/2026/10/mvt-lyceen--600x458.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">LVDG_Un établissement scolaire endommagé lors des violences survenues pendant le mouvement lycéen.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La maîtrise de la force ne signifie pas l&rsquo;impuissance face à la violence.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;État doit être capable de tenir ces deux exigences ensemble. Garantir le droit de manifester lorsqu&rsquo;il s&rsquo;exerce dans le respect de la loi et protéger sans ambiguïté ceux qui sont chargés de faire respecter cette même loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La République ne peut pas banaliser que le policier ou le gendarme soit transformé en cible légitime parce qu&rsquo;il porte un uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette escalade, les femmes et les hommes de la gendarmerie attendent donc une réponse claire.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un soutien judiciaire ferme et cohérent</strong> à l&rsquo;égard des auteurs d&rsquo;agressions contre les forces de l&rsquo;ordre.</li>



<li><strong>Des consignes opérationnelles claires</strong>, adaptées à la réalité du terrain et compatibles avec la protection effective des personnels.</li>



<li><strong>Une doctrine de commandement cohérente</strong>, qui ne demande pas simultanément aux militaires d&rsquo;assurer le rétablissement de l&rsquo;ordre et de supporter, sans véritable capacité d&rsquo;action, ceux qui cherchent à les atteindre.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit pas de réclamer un quelconque « permis de frapper ». Il s&rsquo;agit de rappeler une évidence. L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne peut être crédible si ceux qui l&rsquo;incarnent sur le terrain ont le sentiment d&rsquo;être abandonnés au moment où ils en ont le plus besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protéger les citoyens commence par protéger ceux qui les protègent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux constats désincarnés ni aux bilans comptables. Lorsque des centaines de policiers et de gendarmes sont blessés en quelques jours, la question n&rsquo;est plus seulement celle du maintien de l&rsquo;ordre. Elle est celle de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il reste une question, plus dérangeante encore, que valent les appels au calme lorsque, dans le même temps, certains responsables politiques semblent prendre plaisir à jeter de l’huile sur le feu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il y a quelque chose de profondément contradictoire à demander aux policiers et aux gendarmes de faire preuve de mesure, de retenue et de discernement, tout en multipliant, depuis les bancs politiques, les déclarations qui excusent, relativisent ou instrumentalisent les violences commises contre eux et manient l’inversion accusatoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas, d&rsquo;un côté, exiger des forces de l&rsquo;ordre qu&rsquo;elles éteignent l&rsquo;incendie et, de l&rsquo;autre, alimente la colère à chaque flambée de violence. La République ne peut durablement demander à ses forces de l&rsquo;ordre d&rsquo;être à la fois le bouclier, le paratonnerre et, parfois, le coupable tout désigné. À force de souffler sur les braises, il ne faudra pas s&rsquo;étonner que l&rsquo;incendie finisse par dépasser ceux qui croyaient pouvoir le regarder brûler depuis les tribunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-François Charrat </strong><br>Crédit photo LVDG</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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