Attaque à la voiture-bélier de la Gendarmerie de Dax : 18 mois avec sursis pour un complotiste

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caserne Gendarmerie
Une caserne de Gendarmerie (Photo d'illustration ACSPMG/LVDG)

L’auteur de l’attaque à la voiture-bélier de la Gendarmerie de Dax le 24 novembre dernier a été condamné ce jeudi 7 janvier à 18 mois de prison avec sursis. Cet individu adhérant aux thèses complotistes devra en outre recevoir des soins psychiatriques. Il était poursuivi pour “introduction illicite sur un terrain militaire, destruction de matériel militaire, violence sur personne dépositaire de l’ordre public” et “non respect du confinement”.

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Aucune victime dans l’attaque à la voiture-bélier

Les faits remontent à la soirée du 24 novembre dernier. Une voiture-bélier fonce sur la Gendarmerie de Dax et défonce le portail puis emboutit deux fourgons Irisbus de l’escadron de gendarmerie mobile (EGM) 15/6 de Nîmes. Puis le conducteur du véhicule se saisit de deux Tonfa (batôns de défense) dont il se sert pour fracasser les vitres de deux voitures sérigraphiées de la compagnie, dont une flambant neuve.

Alertés par le bruit, les Gendarmes l’interpellent non sans mal puisque l’individu tente d’agresser l’adjoint au commandant de compagnie et crache au visage d’un Gendarme adjoint volontaire (GAV), relate Gendinfo.fr.

Dans un état délirant, l’individu est incapable de fournir des explications si ce n’est de tenter un coup d’état et est admis dans un premier temps en psychiatrie, son état n’étant pas compatible avec une mesure de garde à vue.

Puis, à quelques jours plus tard, à sa sortie de l’hôpital, il est entendu par les enquêteurs sous le régime de la garde à vue mais ne souvient de rien..

Lors de la perquisition à son domicile, la brigade de recherches (BR) de Dax a découvert des documents attestant son adhésion aux théories complotistes et a établi qu’il cherchait à se procurer des armes.

Dommages causés sur un véhicule de Gendarmerie par l’individu avec un tonfa – GENDinfo.fr

Compte-tenu de ses problèmes psychiatriques dus vraisemblablement au premier confinement et son casier vierge, le prévenu a écopé de 18 mois avec sursis et a été condamné à verser 500 € aux Gendarmes violentés. Il doit parallèlement indemniser l’Etat à hauteur de 20 000 € pour les effets militaires détériorés tels que le portail de la Gendarmerie et les véhicules emboutis. S’ajoute à cela 600 € de préjudice moral.