Retour sur “Octopus”, l’opération qui a décapité et détricoté la DZ Mafia (Vidéos)

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Même les blindés ont été engagés pour cette opération (Photo Gendarmerie nationale)

L’opération “Octopus” restera dans les annales de la Gendarmerie et de l’histoire judiciaire comme la première méga opération conduite contre une organisation criminelle dont le narco-trafic est l’activité principale. Elle incarne aussi le nouveau portage de la Gendarmerie en matière de police judiciaire, le très haut du spectre n’étant plus l’apanage de la Police nationale.

Près de 1000 militaires engagés dans six départements pour un effet majeur : la mise en examen de 36 personnes, 17 hommes et 9 femmes. 15 d’entre elles sont écrouées, dont un avocat et un rappeur.

11 sont placées sous contrôle judiciaire.

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Lors d’une conférence de presse organisée à Marseille ce samedi en présence du colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherches de Marseille, le procureur de la République, Nicolas Bessone a dressé le bilan de cette affaire hors normes “conduite au cœur même de la structure”.

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Le magistrat qui avait initialement saisi la Police judiciaire de cette enquête tentaculaire a fait état de saisies impressionnantes : plus de 4 millions d’euros en numéraires, crypto-monnaies, biens immobiliers (12 pour une valeur plus de 2,4 millions d’euros), fonds placés sur des comptes bancaires, véhicules (18 dont huit motos et trois quads pour une valeur estimée de 756 000 euros).

Mais surtout, a poursuivi le procureur, l’opération a mis au jour un réseau et un système de financement tentaculaire digne d’une organisation mafieuse . « Les investigations mettaient également en évidence la diversification de leur activité avec des extorsions de commerce et d’artistes de rap issus de la place marseillaise, sous couvert de labels de production musicale. L’enquête démontrait que la circulation des flux financiers, par leurs multiples structures, permettait de faire transiter des fonds à des centaines de personnes« , a détaillé Nicolas Bessone. Les investigations, conduites pendant un an et demi, ont mis en évidence l’implication de centaines de personnes au sein d’un réseau. Chacun des chefs avait des gains monstrueux approchant les 300.000 euros mensuels…

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