Les parcours des nouveaux commandants de section de recherches

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Photomontage La Voix du Gendarme

Huit des 41 sections des recherches de la Gendarmerie changent de chef cet été. En 2022, dix sections de recherches avaient vu un nouveau commandant arriver à leur tête. La Voix du Gendarme vous présente les parcours de ces officiers spécialistes de police judiciaire.

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Ajaccio (Corse) : colonel Charles-Guillaume Lacoste, commandant de la section de recherches de Montpellier (34). Il succède au colonel Nicolas Michel, nommé officier adjoint police judiciaire au commandant de la Gendarmerie d’outre-Mer.

Issu du recrutement officier de réserve, âgé de 50 ans, il a effectué ses débuts dans l’Arme comme officier appelé au centre d’instruction des Gendarmes adjoints de Montargis. À l’issue de l’EOGN, il a été commandant en second de la compagnie de Saint-Germain-en-Laye puis commandant de la compagnie de Pithiviers.

Il a ensuite rejoint la filière judiciaire comme chef du bureau de la police judiciaire de la région Nouvelle-Aquitaine. Il a ensuite été affecté à la DGGN comme officier rédacteur à la section emploi des unités de sécurité publique de la Gendarmerie avant de suivre l’École de guerre. À l’issue, il a retrouvé le domaine de la police judiciaire en tant que chef de la section information du bureau des affaires criminelles pendant quatre ans avant de commander la section de recherches de Montpellier. Il est notamment chevalier dans les deux ordres nationaux.

Limoges (Haute-Vienne) : lieutenant-colonel Denis Dempuré, commandant en second de la section de recherches de Lyon (69). Il succède au colonel Christophe Rolland.

Issu du recrutement officier de réserve (Armée de Terre), il a notamment commandé la compagnie de Langon (33). Il est chevalier dans les deux ordres nationaux.

Metz (Moselle) : colonel Guillaume Galou, ministère des Armées. Il succède au colonel Denis Hebinger, qui prend la tête de la section de recherches de Versailles. Issu du recrutement universitaire, le colonel Galou, 44 ans, a commencé son parcours dans le privé comme ingénieur dans l’imagerie médicale. Ingénieur en électronique, traitement du signal, informatique et physique nucléaire (ENSI Caen), titulaire d’un master spécialisé en traitement du signal et intelligence artificielle de Telecom Paris Tech, et d’un DEA en traitement du signal et analyse d’images (université de Caen), il a rapidement orienté sa carrière sur la sur la police technique et scientifique. Mais, il a d’abord commandé le peloton d’intervention de l’escadron 24/3 de gendarmerie mobile d’Aunay-Sur-Odon (14).

Le colonel Guillaume Galou (Photo DR)

Cet expert de haut niveau, a servi pendant neuf ans à l’IRCGN dont il a été le chef du département signal-image-parole. Dans ses fonctions, il a eu à rédiger plus d’une centaine d’expertises ou d’examens scientifiques. Il a notamment rédigé des rapports d’expertises dans les affaires Willy Bardon/Elodie Kulik, lors de la réouverture de l’affaire Grégory, à l’occasion de la tuerie de Chevaline et après deux crash aériens, la Germanwings et Yemenia Airlines. C’est lui qui a conduit l’expertise judiciaire des enregistreurs de vol.

Il a commandé la compagnie de Péronne (80). Breveté parachutiste et moniteur d’intervention professionnelle, il est notamment chevalier dans l’ordre national du Mérite. Son commandant en second est le lieutenant-colonel Michaël Hollard qui était officier de liaison à Europol.

Montpellier (Hérault) : lieutenant-colonel Sébastien Constant, chef de l’appui opérationnel à l’Office anti-stupéfiants (OFAST) à Nanterre. Il succède au colonel Charles-Guillaume Lacoste, nommé à la tête de la section de recherches d’Ajaccio. Âgé de 48 ans, issu du concours officier de réserve (R1), il a intégré l’EOGN après 22 mois de service national comme aspirant puis sous-lieutenant dans la Gendarmerie dont 18 mois à la cellule renseignement du groupement du Nord à Villeneuve d’Ascq. À sa sortie de l’EOGN, il a commencé son parcours dans le domaine de la police judiciaire comme chef de groupe d’enquête, adjoint au commandant de la section de recherches de Grenoble.

À l’issue de ce premier poste, il est parti au titre de la coopération policière internationale pendant trois ans en Roumanie à Bucarest comme officier de liaison. De retour en France, il a pris le commandement de la compagnie de Montargis (Loiret) pendant quatre ans. En 2014, il a rejoint la Direction générale comme chef de la section criminalistique, cybercriminalité et renseignement judiciaire (2CRJ) au sein du bureau de la police judiciaire (BPJ). À l’issue de la 27ème promotion de l’École de guerre, il a intégré l’office anti stupéfiants comme adjoint au chef du pôle opérationnel et chef de la division des appuis opérationnels.  Il est chevalier dans les deux ordres nationaux, titulaire de la médaille de la Défense nationale échelon or, et de la médaille de bronze de la sécurité intérieure agrafes Gendarmerie Nationale et engagement des forces de sécurité intérieure 2018-2019.

Nantes (Loire-Atlantique) : colonelle Fabienne Lopez, chef division opérations (Ex C3N) au COMCyberGEND. Elle succède au colonel Pascal Peresse, qui lui succède au COMCyberGEND.

Ancienne sous-officier, formée à Montluçon, elle a commencé son parcours en 1999 à la brigade territoriale de Tarascon-sur-Rhône (13) avant de rejoindre en 1991 l’IRCGN au service relations extérieures puis en 1996, la division des relations internationales. En 1998, elle intègre l’EOGN après sa réussite au concours interne.

La colonelle Fabienne Lopez (Photo DR)

Son premier poste d’officier est adjointe au commandant de la compagnie d’Arles (13). Elle prend ensuite la tête de la compagnie de Pamiers. Puis, elle se tourne vers la police judiciaire comme cheffe de la division appui de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP). Elle enchaîne sur les fonctions d’Officier adjoint chargé de la police judiciaire (OAPJ) au groupement de gendarmerie départementale de Versailles avant d’être nommée en 2015 commandant en second de la section de recherches de Bordeaux. En 2019, elle prend le commandement du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) avant de devenir en 2021 cheffe de la division des opérations (ex C3N) du COMCyberGEND, commandement de la Gendarmerie dans le cyberespace. Titulaire du brevet technique d’étude militaire, elle est notamment chevalier dans les deux ordres nationaux et titulaire de la médaille d’argent de la Défense nationale et de la médaille de la sécurité intérieure échelon bronze avec agrafe Présidence française de l’UE.

Strasbourg (Bas-Rhin) : lieutenant-colonel Jean-François de Decker, chef du bureau du management de l’information judiciaire (BMIJ) à la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de la Gendarmerie. Il succède au lieutenant-colonel Julien Jeammaud qui rejoint la sous-direction de la police judiciaire à la DGGN.

Cet officier très expérimenté dans le domaine de la police judiciaire a commencé comme sous-officier. Formé à Chaumont, il a d’abord servi comme agent de police judiciaire au sein de la brigade territoriale de Claye-Souilly (77) puis comme officier de police judiciaire à la brigade de recherches de la compagnie de Meaux (77). En 1997, il a participé à une opération extérieure en Bosnie-Herzégovine au sein de la prévôté et en 1988, il a rejoint la section de recherches de Paris comme gradé-enquêteur au groupe atteintes aux biens. Il a alors réussi le concours de l’EOGN et à sa sortie, en 2003, il a été commandant en second de la compagnie de Chantilly (60). En 2007, il a renoué avec la police judiciaire comme chef de la division des investigations à l’Office Central de Lutte contre le Travail Illégal (OCLTI) à Arcueil (94), en charge de la direction d’enquêtes complexes. De 2011 à 2015, il a pris la tête de la compagnie de Montdidier (Somme) avant de revenir à l’OCLTI en tant que chef de la division appui, en charge des missions d’animation, de coordination et d’assistance des services d’enquête, du suivi des partenariats avec les autres corps de contrôle, de l’analyse de phénomènes et de la formation. Il est notamment chevalier dans les deux ordres nationaux, titulaire de la croix du combattant, de la médaille de la Défense nationale échelon or avec agrafes “Gendarmerie nationale” et “opérations extérieures”, du titre de reconnaissance de la Nation, de la Médaille commémorative française agrafe “Ex-Yougoslavie”, de la médaille de la protection militaire du territoire agrafe “Trident et de la médaille de l’OTAN agrafe “Ex-Yougoslavie”.

Versailles : colonel Denis Hebinger, commandant de la section de recherches de Metz. Il succède au colonel Thomas Andreu qui rejoint l’office anti-stupéfiants (OFAST).

Issu du recrutement officier de réserve, (formation à l’école d’application de l’infanterie à Montpellier, service comme officier juriste au 42ème régiment de transmission à Achern (FFA) ) puis ORSA au 1er Régiment du génie à Illkrich-Graffenstaden), le colonel Hebinger, originaire de Mulhouse, a commencé son parcours en 2001 comme commandant en second de la compagnie de Pamiers.

De 2005 à 2009, il a intégré le cabinet du ministre de la Défense, au poste d’adjoint au chef de la cellule relations internationales monde. De 2009 à 2012, il a pris la tête de la compagnie d’Orthez avant de suivre l’École de guerre. À l’issue, il a rejoint la sous-direction de la police judiciaire à la Direction générale comme adjoint au chef du Bureau de la lutte anti-terroriste (BLAT) avant de retourner au ministère des armées à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) en tant que conseiller sécurité intérieure, chargé de mission renseignement, contre-terrorisme, menaces hybrides. En 2020, il a pris le commandement de la section de recherches de Metz. Il est notamment chevalier dans les deux ordres nationaux

Fort-de-France : lieutenant-colonel Marie-Isabelle Serror, chef détachement de l’antenne de Fréjus de la section de recherches de Marseille. Elle succède au colonel Emmanuel Bobo qui a pris la tête du centre national de formation à la Police jduciaire (CNFPJ).

Après des études en droit à Bordeaux, cette fille de militaire a intégré l’EOGN via le concours universitaire. Elle a directement commencé son parcours dans la filière de la police judiciaire avec une première affectation à la section de recherches de Toulouse. Elle rejoint ensuite la prestigieuse section de recherches de Paris avant de commander la compagnie de Limoux (11). Après cet intermède en sécurité publique générale, cette épouse de Gendarme a pris la tête de l’antenne de Fréjus de la section de recherches de Marseille. Brevetée parachutiste et moniteur d’intervention professionnelle, elle est notamment chevalier dans l’ordre national du Mérite.