Annie Gourgue, inlassable protectrice des enfants avec “la Mouette” promue officier de la Légion d’honneur

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C'est Bernard Prévost, ancien DGGN qui a décoré Annie Gourgue à Agen (photo DR)

Annie Gourgue, fondatrice et présidente de l’association de protection de l’enfance La Mouette”, et colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie, a été faite officier de la Légion d’honneur par le préfet de région honoraire et ancien directeur de la Gendarmerie Bernard Prévost. La cérémonie s’est déroulée en présence d’une forte délégation de la Gendarmerie du Lot-et-Garonne et même de la région Nouvelle Aquitaine.

La fondatrice de la Mouette a une histoire personnelle qui est en rapport avec son engagement (Photo DC)

Annie Gourgue est une figure de la protection de l’enfance depuis qu’elle a créé à Agen (Lot-et-Garonne) “La Mouette”, au lendemain du meurtre d’une fillette, Magali Forabosco, à Colayrac-Saint-Cirq en 1984.

Annie Gourgue dans le local de la Mouette à Agen (Photo DC)

L’association n’a eu de cesse de se battre pour la protection des enfants, en les assistant en justice. “La Mouette” est aussi à l’origine de la création des salles Mélanie dans les gendarmeries et commissariats. Ces pièces sont consacrées à l’audition des enfants et sont spécialement équipées pour cela.

Elle a aussi oeuvré à la création du numéro vert européen 116 000 pour les enfants disparus, à celle d’Amber alert ou encore la journée internationale des enfants disparus.
Si Annie Gourgue s’est tant impliquée dans la protection de l’enfance, c’est en partie en raison de son histoire personnelle. Née en Corse, abandonnée, elle a été placée dans un un orphelinat.

Abandonnée en Corse peu après sa naissance

 “Je n’ai jamais connu ma mère. Elle et mon père, d’origine grecque, n’étaient pas mariés. Trois semaines après ma naissance à Ajaccio, on a sonné à sa porte avec un panier, et moi à l’intérieur. Il y avait un mot : “ce cadeau, on n’en veut pas”. Ma famille maternelle m’a rejetée car mon père était un immigré”. Son père, meurt d’une crise cardiaque devant les yeux de la petite fille. Sa belle-mère qui ne voulait pas la garder l’a emmenée à Bastia dans un orphelinat tenu par des religieuses. Elle leur a alors dit : “Je vous amène la petite fille qui n’est pas la mienne et qui n’est pas gentille”. “Dans l’orphelinat, il y avait déjà une petite fille qui s’appelait Annie, on a donc décidé que je m’appellerais Anita, on m’a rasé les cheveux. Jusqu’à sept ans, j’étais recroquevillée, je ne mangeais pas, je ne voulais pas vivre”, poursuit celle qui allait consacrer sa vie à l’enfance en danger.


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