Qui sont les futurs généraux de Gendarmerie ?

Montage LVDG

29 colonels, dont une femme,  Florence Guillaume, qui sera le premier général de Gendarmerie de moins de 48 ans, sont inscrits sur la liste d’aptitude des généraux pour 2022. La Voix du Gendarme vous les présente.

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Les colonels (par ordre alphabétique).

1ere section

Loïc Baras, adjoint au sous-directeur de l’emploi des forces. Saint-Cyrien, il a notamment été commandant du groupement des Yvelines, commandant de la compagnie de Saint-Martin (Guadeloupe) et de la compagnie de Grasse (06).

Il a aussi été adjoint au chef du bureau de la sécurité publique, responsable pédagogique à l’EOGN et conseiller du directeur général de l’association des maires de France.

Christian Borie, chef du service ressources humaines et finances de région de Gendarmerie Nouvelle Aquitaine. Il présente la particularité d’un passage dans le privé pendant deux ans comme directeur d’exploitation des taxis G7.

Olivier Capelle, commandant la Gendarmerie de Mayotte, ancien commandant du groupement de Gendarmerie mobile  mobile IV-7 de Dijon. Saint-Cyrien, il a été adjoint au chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie d’Alsace à Strasbourg, chef du bureau de la performance et de la cohérence opérationnelle de la région de Gendarmerie d’Alsace.

Olivier Capelle (Photo Comgend Mayotte)

Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été chef de bureau à la DGGN, responsable de la section doctrine de l’ordre public pour la Gendarmerie nationale. Il a aussi commandé la compagnie d’Agen. Il est ancien combattant et notamment titulaire de la croix de la valeur militaire.

Constant Caylus, inspection générale de la Gendarmerie, ancien chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie. Ce saint-cyrien a notamment commandé le groupement du Haut-Rhin et a été détaché à EDF.

Eric Delain, chef du bureau personnel officiers de la Gendarmerie. Ce spécialiste des resources humaines qui a été conseiller ressources au cabinet du Directeur général, a été commandant de la compagnie d’Arcachon et du groupement de Maine-et-Loire.

Christian Fillon, inspecteur, chargé de mission à l’iGGN, ancien directeur adjoint de l’institut de recherches criminelles de la Gendarmerie. Physicien de formation, il a servi à plusieurs reprises à l’IRCGN notamment en qualité de chef de la division physique chimie, chef de l’Unic (unité nationale d’investigation criminelle) mais a aussi commandé le groupement des Ardennes et la compagnie de Montauban.

Arnault Girault, commandant en second la région de gendarmerie Poitou-Charentes, commandant le groupement de la Vienne. Issu de l’école militaire interarmes, ce “dolo”, qui a servi 13 ans dans l’armée de Terre a commandé l’escadron de Gendarmerie mobile de Valenciennes, la compagnie de Dunkerque, une promotion de l’EOGN, le groupement de la Manche et a été chef de la division de l’appui opérationnel de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France.

Florence Guillaume, conseiller Gendarmerie du 1er ministre. 

Florence Guillaume (Photo LVDG)

Elle est la seule officière de Gendarmerie dont on dit qu’elle a le potentiel pour être la première Directrice générale. Elle aura 48 ans en décembre 2022, et sera ainsi le premier général avant ses 48 ans. Première femme à avoir intégré le centre des hautes études militaires (CHEM), ancienne commandante du groupement de l’Ain, commandante de la compagnie de la Tour-du-Pin (38), ancienne chargée de mission du DGGN Denis Favier,  elle a été adjoint du conseiller Gendarmerie auprès du ministère de l’Intérieur, aide de camp du DGGN Guy Parayre, chargée de mission du DGGN Saint-Cyrienne, fils d’un officier de l’armée de terre passé en Gendarmerie et ayant intégré le corps préfectoral, elle a débuté en Gendarmerie mobile comme commandant du peloton d’intervention de l’escadron d’Arras, puis a servi au Sirpa comme officier de presse. Femme d’action, elle est titulaire du brevet parachutiste français, du brevet de parachutiste allemand, et des brevets d’alpiniste et de skieur militaire.

Laurent Haas, commandant de la Gendarmerie prévôtale. Admis en Gendarmerie parle biais du concours ouvert aux officiers de réserve (Infanterie), il est ancien commandant du groupement du Gard, de la compagnie de Saint-Gaudens (31), et du PGHM de Briançon. Plongeur, il a aussi commandé le centre national d’instruction nautique de la Gendarmerie (CNING) à Antibes et a été attaché de sécurité intérieure en Italie. Il est titulaire de la médaille du secours en montagne.

Pascal Julien, adjoint du “pôle tratégie capacitaire” de la DGGN. Saint-cyrien, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine après une première partie de carrière dans l’armée de Terre comme chef de section et commandant adjoint de compagnie de combat du génie, il a commandé l’escadron de Bayonne, la compagnie de Montpellier, le groupement de la Sarthe, le bureau des effectifs de la DGGN, et a été à l’état-major de l’inspecteur général des armées-Gendarmerie.(IGAG).

Thibault Lagrange, conseiller du DGGN pour les sujets de transformation, de numérique, de systèmes d’information et de cybersécurité. Ce saint cyrien, ceinture noire de judo 2ème dan, est aussi un ingénieur diplômé de télécom Paris.

Thibaut Lagrange (Photo Facebook GGD 69)

Il a débuté comme commandant du peloton d’intervention de l’EGM 34/7 de Troyes qu’il a commandé ensuite. Après avoir été chef de projet Télécom, il a commandé la compagnie d’Aubagne, a fait un long passage au Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure (ST(SI)2 avant de commander le groupement du Rhône.

Vincent Lamballe, commandant la Gendarmerie de la Guadeloupe. Saint-Cyrien, ce Breton de 50 ans a débuté dans l’armée de Terre (train) comme commandant de pelotons de circulation à Besançon et Arras. Après une opération extérieure à Sarajevo d’avril à août 1999, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine. A sa sortie de l’EOGN, il a commandé l’EGM de Châtellerault (Vienne) qui l’a vu être projeté plusieurs fois outre-mer, puis la compagnie de Quimper (Finistère).

Vincent Lamballe (Photo Comgend Guadeloupe)

Après l’École de guerre, il a été à la tête de la section veille et éléments de langage du Sirpa, puis a commandé le groupement du Jura avant d’être chargé de mission après du directeur du personnel puis sous-directeur adjoint de la direction du personnel. Disposant de qualifications en dialogue social et en communication, moniteur commando, chef de combat en montagne, il est chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de la Gendarmerie avec citation à l’ordre du régiment et de la croix du combattant.

Dominique Lambert, chef de l’office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI). Ce “pjiste” a commandé deux sections de recherche, Marseille et Dijon, a été chef de la section “prospective pénale et pratique judiciaire”, puis adjoint au chef du bureau de la Police judiciaire, chef de la section “relations internationales, relations extérieures et formation”,  de l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC). Montagnard, il a débuté comme commandant du peloton montagne de l’escadron 34/2 de gendarmerie mobile de Saint-Gaudens (31) avant de commander la compagnie montagne de Saint-Girons (09).

Jean-Luc Lefour, chargé de mission à la représentation de la France à l’ONU. Saint-Cyrien, ce pilote, ancien de l’aviation légère de l’armée de terre ayant servi au Cambodge et en Ex-Yougoslavie comme chef d’escacrille dans un régiment d’hélicoptères de combat, a intégré la Gendarmerie via le concours des officiers des armées (OA). Après avoir commandé un escadron de Gendarmerie mobile, il a pris la tête d’une section aérienne de la Gendarmerie, puis a été chargé de mission sûreté des transports au ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie. Breveté de l’École de guerre, il a ensuite commandé le groupement nord de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) avant d’être directeur adjoint du bureau enquête accidents défense air (BEADA).

Samuel Machac, attaché de sécurité intérieure au Canada. Ancien commandant du groupement de la Savoie et chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation à la DGGN, il a été rapporteur à la cour des comptes.

Samuel Machac (Photo Facebook GGD 73)

Saint-Cyrien, il a débuté par le commandement du peloton montagne de l’escadron de gendarmerie mobile de Grenoble (38) avant de prendre la tête de la compagnie de Saint-Gaudens (31). Il a été aussi instructeur à l’EOGN et chargé de projets à la DGGN.

François-Xavier Martin,  commandant adjoint de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, commandant la formation administrative de Picardie et le groupement de la Somme. Il a notamment commandé le groupement de l’Ain puis a été chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation des politiques de ressources humaines à la DGGN.

Jacques Martin, chef de la mission du systeme d’information Agorha (DSI-RH). Cet ingénieur informatique de Telecom Paris-Tech, ancien de l’armée de l’air, a été commandant en second de la Gendarmerie de l’air, conseiller du commandant supérieur de la Gendarmerie de la République de Côte d’Ivoire, a commandé la compagnie d’Ambroise. Il a aussi servi au ministère des armées à la direction des services d’information et de communication (devenue DNUM). 

Nicolas Matthéos, commandant en second la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie.

Saint-cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron 21/6 de gendarmerie mobile de Hyères, avant de rejoindre l’Hérault comme commandant de l’escadron départemental de sécurité routière. 

Nicolas Matthéos (Photo Facebook GGD 71)

Il a commandé la compagnie de Nouméa et des îles Loyauté, a été adjoint du secrétaire général du conseil de la fonction militaire Gendarmerie, puis officier supérieur adjoint du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie. Il aussi été chef d’état-major de la Gendarmerie de Guadeloupe et a commandé le groupement de Saône-et-Loire (71).

Jean-Marc Michelet, sous-directeur administratif et financier à la DGGN. Issu de l’EMIA, ce spécialiste des finances et du budget a alterné les postes à la DGGN et sur le terrain. Il a notamment commandé le groupement de l’Essonne (91) et la compagnie de Cergy (95).

Frédéric Monin, directeur du Centre de Formation des Dirigeants de la Gendarmerie (CDDG) à Melun. (anciennement centre d’enseignement supérieur de la Gendarmerie en charge de la formation continue des officiers et du MBA spécialisé “management de la sécurité” ouvert aux officiers et aux cadres du privé.

Frédéric Monin lors de son départ du Maine-et-Loire (Photo Facebook GGD Maine-et-Loire)

Il a notamment commandé la compagnie de Dinan, a été chargé de mission à EDF, cadre professeur à l’École de guerre, a commandé le groupement du Maine-et-Loire avant d’être chargé de mission à la direction des personnels militaires où il a notamment piloté le pôle transition professionnelle de la Gendarmerie.

Patrick Perrot, coordinateur de l’intelligence artificielle au service de la transformation de la Gendarmerie. 

Ingénieur en Télécoms, docteur en intelligence artificielle, titulaire d’un mastère de l’école nationale supérieure des Télécoms, Patrick Perrot, a d’abord effectué son service comme officier de marine sur le “Monge”, puis a travaillé comme ingénieur chez Lucent technologies avant d’intégrer l’EOGN via le concours sur titre, réservé aux officiers de réserve.

Patrick Perrot (Photo Sirpa Gendarmerie)

Il a commandé le peloton d’ intervention de l’EGM de Bourgoin- Jallieu (38) avant de rejoindre, pour 8 ans, le département signal- image-parole de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale où il a travaillé comme expert en biométrie, notamment en reconnaissance faciale, en reconnaissance de locuteur ou dans la détection de comportements et a promu l’analyse en 3D des scènes de crime.

Il a ensuite commandé la compagnie de Saint-Jean d’Angely (17) avant de revenir à l’IRCGN comme chef de division analyse et investigation criminelles au service central de renseignement criminel. En charge de l’animation et de la coordination de la fonction de renseignement criminel, il a développé le concept d’analyse anticipative de la délinquance fondé sur des méthodes d’intelligence artificielle en lien avec la CNIL. Il a été en charge de la direction de programme inter- services relative à l’analyse décisionnelle. Il a commandé le groupement de la Haute-Marne de 2017 à 2020. 

François Santarelli, commandant le centre de planification et de gestion de crise (CPGC) . Ancien commandant du groupement de la Charente, il a d’abord servi comme officier de réserve en situation d’activité (ORSA) dans l’armée de terre (train), avant d’intégrer la Gendarmerie. A sa sortie de l’EOGN, il a été commandant de peloton de Gendarmerie mobile à Marseille. Il a ensuite commandé la compagnie de Villefranche-de-Rouergue (12), a servi au bureau de l’analyse statistique et de l’évaluation de l’activité du service des opérations et de l’emploi, au bureau défense, et a été chef de bureau à la direction des opérations et de l’emploi.

Jean-Christophe Sintive, conseiller défense et sécurité et adjoint Gendarmerie au cabinet militaire de la ministre des armées. Saint-Cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Chatellerault avec lequel il a été projeté au Kosovo, a été ensuite cadre professeur à l’école Polytechnique avant de commander la compagnie de Béziers (34).

Le colonel Jean-Christophe Sintive (Photo Facebook GGD 33)

Chargé de mission à l’inspection générale de l’administration, il a enchaîné comme chargé de mission à l’IGGN avant d’être en charge de la gestion des officiers à la DGGN. Il a commandé le groupement de la Gironde (33) puis a suivi le centre des hautes études militaires (CHEM).

Emmanuel Valot, sous-directeur de la politique des ressources humaines. Saint-Cyrien, il a commandé le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Roanne (42), la compagnie de Quimper (29) a été instructeur à Polytechnique, et commandé le groupement de l’Eure. Il a aussi servi comme chargé de mission sur le volet “soutien financier” au cabinet du DGGN.

2ème section

Stéphane Daudrix, mission de liaison avec la Police nationale. Il présente la particularité d’être le seul officier d’active de Gendarmerie à avoir été officier de la Police nationale! Il a choisi de bifurquer dans la Gendarmerie par le biais du concours ouvert aux officiers de réserve, ayant effectué son service comme officier, aide de camp du gouverneur militaire de Metz. Il a notamment commandé le groupement du Gers.

Philippe du Hommet, du corps technique et administratif. Secrétaire général adjoint du SGAMI Rhône-Alpes. Il a notamment été chef d’état-major de la Gendarmerie des transports aériens.

François Gaultier, chef de la division de l’appui opérationnel de la région Rhône-Alpes Auvergne. Il a été chef des ressources humaines de la région Auvergne Rhone-Alpes et chef du bureau de la chancellerie à la DGGN.

Alexandre Korsakoff, commandant en second la Gendarmerie d’Alsace et le groupement du Bas-Rhin.

Issu de l’armée de terre, éclaireur de montagne formé à l’EMHM, il a servi au 27 ème BCA comme sergent et a intégré à l’EMIA. A sa sortie, il a servi comme chef de section au regretté 159ème régiment d’infanterie alpine de Briançon avec lequel il a été projeté au Liban au sein du 420 ème détachement de soutien logistique. Il a ensuite encadré des sections d’élèves officiers aux école de Saint-Cyr Coëtquidan (promotion “cadets de Cherchell” et “lieutenant Schaffar”) avant d’entrer en Gendarmerie au grade de capitaine.

Le colonel Korsakoff (Photo Facebook GGD 67)

Il a commandé l’escadron 25/6 de gendarmerie mobile de montagne de Digne puis a retrouvé Briançon comme commandant de la compagnie. Il a ensuite retrouvé les armées comme officier rédacteur à l’état-major des armées avant de commander le groupement des Alpes de Haute-Provence puis d’être cadre professeur à l’École de guerre dont il est breveté. Il a aussi été officier communication en Bretagne.

Eric Vankerrebrouck, attaché de sécurité intérieure en Centrafrique. Il a notamment commandé le groupement II/1 de Gendarmerie mobile de Maisons-Alfort.

3 COMMENTS

  1. Votre article comporte une inexactitude : le colonel Daudrix n’est pas le seul à être officier de gendarmerie et officier de police : je suis moi-même chef d’escadron de réserve, chancelier réserves à la Garde républicaine et commandant de police à la Préfecture de police…

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