Officier d’infanterie puis sous-officier de Gendarmerie : retour sur le parcours admirable du général Marc Hamel

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Le général Marc Hamel a fait a ses adieux aux armes à Issy-les-Moulineaux le 3 février (photo Gendarmerie)

Le général Marc Hamel, commandant de la Gendarmerie de l’armement, a fait ses adieux aux armes le 3 février à Issy-les-Moulineaux en présence d’Emmanuel Chiva, délégué général pour l’armement. Retour sur un parcours admirable de 39 années débuté comme aspirant dans l’infanterie, poursuivi comme sous-officier de Gendarmerie et achevé comme général, chef d’une Gendarmerie spécialisée chargée d’une mission stratégique pour notre outil de défense. C’est le colonel Christophe Urien, commandant en second depuis 2020 qui lui succède.

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Dans son ordre du jour, le général de corps d’armée André Petillot, major général de la Gendarmerie a retracé sa carrière militaire “riche et exemplaire” de 39 années “au cours desquelles il fit honneur à notre institution par ses compétences et ses qualités professionnelles et humaines”. Le général Hamel est officier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite.

De l’armée de Terre à la Gendarmerie, c’est le sens profond de l’engagement qui aura toujours guidé votre carrière. Votre parcours constitue un exemple et un voie à suivre dans le service de la France (..) vous aurez marqué votre carrière par une sérénité, une efficacité et une grandeur d’âme qui laissent l’empreinte des grands chefs. Profondément humain, vous vous êtes illustré dans chacune de vos fonctions par une bienveillance et une rigueur qui ont marqué ceux que vous avez côtoyés et commandés” a notamment dit le major général au général Hamel devant les militaires placés sous son commandement.

De l’armée de Terre à la Gendarmerie, c’est le sens profond de l’engagement qui aura toujours guidé votre carrière. Votre parcours constitue un exemple et un voie à suivre dans le service de la France.

Appelé sous les drapeaux le 1er octobre 1984, ce Vosgien a commencé son service long comme aspirant, chef de section de mortiers lourds au 170° Régiment d’Infanterie d’Épinal et l’a achevé comme sous-lieutenant. Sa soif d’embrasser une carrière militaire le conduit à passer le concours de sous-officier de Gendarmerie en 1986. Formé à Montluçon il rejoint en juin 1987 la brigade territoriale de Niederbronn-les-Bains. Il ne met pas longtemps à retrouver ses galons d’officier puisqu’il réussit le concours de l’EOGN en 1990. Il commande d’abord un peloton de l’escadron de Saint-Etienne-les-Remiremont puis l’escadron par intérim avec lequel il est projeté en Polynésie et en Guyane. Il est ensuite à la tête de la compagnie d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.

Commandant du groupement des Vosges

Ces 6 années de commandement opérationnel sont suivies par un temps d’état-major à Dijon, où l’officier est chargé des relations publiques avant d’assurer les fonctions de chef de bureau organisation-évaluation-contrôle. Après la réussite au concours du concours du collège interarmées de défense (École de guerre), il est affecté à l’inspection générale.

Le 1er août 2008, il a joie de prendre le commandement du groupement de gendarmerie départementale des Vosges, dans son département, un moment fort. Ce commandement est marqué de réussites en particulier dans la conduite de réorganisations territoriales structurantes. Il rejoint ensuite la mission du pilotage et de la performance de la DGGN pour contribuer à l’élaboration et au suivi de la feuille de route voulue par le général Denis Favier, DGGN, avant d’être chargé de mission auprès du Directeur des opérations et de l’emploi. Pendant cette période, il se perfectionne au sein de la 51ème promotion de l’IHEDN. Enfin, il est choisi pour commander la Gendarmerie de l’armement. (*).

“Votre détermination, votre discrétion, votre efficacité s’incarnent en définitive dans votre ultime mission. Avec loyauté et pragmatisme, vous contribuez à une mission stratégique au cœur de nos intérêt vitaux” lui a enfin lancé le général Petillot.

(*) créée en 1973 pour faire suite aux événements de mai 1968 ayant constitué une menace grave à l’égard de la protection du secret de la défense nationale. Formation spécialisée de la gendarmerie nationale forte d’environ 280 militaires, elle est chargée d’exécuter les missions de police administrative, judiciaire et militaire sur tous les sites relevant de l’autorité du délégué général pour l’Armement, et dont elle participe à la protection. Elle assure également la protection des hautes autorités de la DGA.