Mis en cause dans un article de presse, le colonel Guillaume Dinh, chef des gendarmes du Var, soutenu par ses troupes  

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Le colonel Dinh au milieu des majors du Var (Photo DR)

La Voix du Gendarme a reçu de très nombreux messages de gendarmes du Var, mais aussi d’ailleurs, qui se disent “en colère” et consternés à la suite d’un article de la presse locale relatant une enquête interne mettant en cause le commandant de groupement, le colonel Guillaume Dinh. Diffusé (opportunément ?) quelques jours avant le pot de départ du colonel organisé en préfecture. 

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Dans cet article des gendarmes anonymes, révèlent l’existence d’une enquête interne et font état “d’un management à géométrie variable en fonction des interlocuteurs” un commandement très autoritaire” et “la fin du règne de la peur et d’une ambiance très particulière au sein du groupement”. 

Le colonel Guillaume Dinh qui quitte normalement ses fonctions après trois ans à la tête du groupement pour rejoindre à l’été le commandement de la gendarmerie d’outre-mer (CGOM) n’a évidemment pas souhaité s’exprimer, respectueux de ses obligations professionnelles et se considérant comme juge et partie.

Une enquête purement interne sans lien avec le service public

Nonobstant le fond de cette enquête – dont les résultats ne sont pas connus-  purement interne, n’ayant aucune répercussion avec le service public, ni incidence sur la mission de la Gendarmerie dans le Var et dans laquelle elle ne veut pas s’immiscer, la Voix du Gendarme a choisi de relayer quelques uns des témoignages de soutien manifestés par dizaines auprès de notre rédaction. Ils émanent de sous-officiers tel celui d’un ancien gendarme mobile ayant servi à l’EGM de la Réole sous les ordres de Guillaume Dinh, comme d’officiers, dont certains sont commandants de groupement ou officiers dans les armées, mais aussi d’une élève gendarme, de civils, et témoignent factuellement de l’estime portée par l’immense majorité des gendarmes du groupement du Var à leur chef, dont ils soulignent les rares qualités humaines. Tous font part de leur colère, pour certains de leur “dégoût” et d’autres de leur souhait de voir la Gendarmerie initier une enquête pour “violation du secret professionnel”. (*)

Nous avons choisi d’anonymiser ces témoignages pour ce qui est des gendarmes d’active.

Désignée dans l’article en question, une gradée du Var victime d’un grave problème médical et que le colonel Dinh aurait soutenue et privilégiée à mauvais escient afin qu’elle puisse reprendre son travail, – ce qui lui est reproché par ses détracteurs qui estiment qu’elle n’en avait pas les capacités- nous a fait savoir par une personne de son entourage “qu’elle ne pouvait naturellement pas s’exprimer sur le fond, étant encore militaire”. “Très fragilisée psychologiquement, en état de vulnérabilité, elle est dévastée par cet article qui parle d’elle sans son autorisation, et fait état de ses problèmes de santé et de son statut actuel qui ne regarde qu’elle et la Gendarmerie” nous confie ce proche. “Elle estime que, victime d’un accident de santé lui ayant laissé un handicap, elle se sent d’une part discriminée dans son service et punie une nouvelle fois avec la publicité malsaine qui est faite à cette affaire interne relevant de sa vie privée et du secret médical” poursuit cette personne qui ajoute que la mère de famille de 42 ans “a pensé au pire et en veut beaucoup aux gendarmes qui se sont ainsi exprimés par voie de presse, de manière abjecte et honteuse”.

Témoignages

Un capitaine blessé en service 

Cet officier “rang” de 42 ans, blessé très gravement en service à plusieurs reprises au cours de sa carrière et médaillé et cité pour cela a vraiment tenu à témoigner pour parler de son chef qui l’a accompagné lors de sa dernière blessure en service. “Je suis resté sans voix à la lecture de l’article, la fureur et la colère montent contre ces individus à la mémoire sélective et à géométrie variable eux aussi, je trouve ces méthodes de s’épancher dans la presse au moment du départ du colonel pour lui nuire non seulement complètement déloyales, en violation du statut militaire et pour tout dire dégueulasses. On ne tire pas dans le dos d’un chef alors qu’il y a une enquête en cours à charge et à décharge, que veulent de plus ceux que je considère comme des fonctionnaires de la Gendarmerie et des syndicalistes et non des militaires? s’interroge cet officier qui assure que son chef n’est pas autoritaire mais militaire tout simplement! C’est un chef extraordinaire, d’une humanité rare et qui m’a aidé de manière désintéressée. Juste par humanité. Il  ne fait aucune distinction de grade, il peut tout entendre et tout dire également, il est respecté pour l’homme qu’il est et non pour le grade qu’il représente. C’est un homme d’honneur avec lequel je partirais à la guerre les yeux fermés! 

Major (ER) Joseph Sinagaglia, président de l’UNPRG du Var

L’UNPRG du Var entretient d’excellentes relations avec le colonel Dinh et sera présente à son pot de départ. Elle lui apporte tout son soutien dans cette épreuve et souligne son énorme humanité et sa bienveillance.

Un lieutenant du haut-Var 

Je viens de prendre connaissance de l’article, j’en suis écoeuré. Ce n’est en aucun cas le chef décrit. Ce sont les mauvais et les jaloux qui sont derrière ces inepties. Il est un modèle pour moi et il représente tout l’inverse. Un management rénové, moderne que l’on aimerait connaître pendant toute une carrière lorsqu’on est à la base comme moi.

Un véritable plaisir de l’avoir comme chef, un chef aussi à l’écoute et proche de ses hommes ce n’est pas commun.Un réel honneur pour moi. Il est fort et engagé pour ses hommes et ses femmes, je serai toujours derrière lui! 

Un major 

Je suis fier de terminer ma carrière avec un patron comme lui. Il va falloir créer à la DG une école pour leur apprendre l’humain et le commandement version Dinh!  Mais ce n’est pas gagné! 

Un officier

Un colonel, un chef (un vrai) ne s’oublie jamais. On le remercie pour sa combativité à toute épreuve sur tous les sujets pour nous et l’institution. Je le remercie d’avoir été un commandant de groupement très compréhensif, et de nous avoir donné tant de confiance pour tout. C’est très précieux de sentir qu’on a toute notre place pour commander comme on l’espère et de ne pas se sentir envahi ou doublé par la voie hiérarchique mais totalement soutenu.

Un ancien adjudant du groupement du Var 

Maintenant que je ne suis plus sous ses ordres, je peux lui dire franchement que je n’ai jamais rencontré un officier supérieur tel que lui, aussi proche de ses hommes avec autant d’écoute, de bienveillance et de considération.

Sébastien Breissan, président de l’association Invaincus

En tant qu’accompagnant de blessés depuis 2017, ayant servi pendant 22 ans dans la Gendarmerie puis dans l’armée de l’Air, mais aussi en tant qu’ancien combattant blessé j’affirme que l’humanité du colonel Dinh envers ses hommes, blessés ou opérationnels, l’honore, honore l’institution militaire et sauve des vies. Nous aurions tous aimé avoir un chef comme lui.

Un maréchal des logis-chef du groupement du Var 

Comme tout père de familles il faut parfois dire non et cela peut être frustrant pour certain ou certaine. C’est un chef qui ne fait aucune distinction de sexe ou de grade! peut tout entendre et il peut tout dire également. C’est un homme d’honneur que je suivrais à la guerre sans problèmes! 

Chef d’escadron (er) Bernard Gamba, responsable des cadets de la Gendarmerie des Alpes-Maritimes, membre de l’association des Cadets PACA

Les méthodes employées envers le commandant de Groupement du Var destinées à nuire sont non seulement déloyales mais malhonnêtes. Comment peut on impunément attenter à la dignité d’un officier supérieur en tentant de mobiliser les médias pour influencer la hiérarchie ?

Lorsqu’on aime la Gendarmerie et que l’on respecte sa fonction, son uniforme et son pays on ne peut pas agir ainsi.

Aujourd’hui, les  militaires  de la Gendarmerie disposent d’organismes de concertation et d’écoute et disposent de tout un arsenal pour exprimer leur incompréhension, leur mal-être, ou de ce qu’ils considèrent comme injustice etc….

L’objectif n’est pas de s’immiscer dans une enquête interne, mais de dénoncer sa divulgation aux medias..

Comment peut-on faire participer la presse à une enquête interne ?

J’espère que les militaires  à l’origine de ce qui ressemble à une cabale feront l’objet de sanctions sévères et exemplaires !

Le devoir de réserve ne peut pas être bafoué et ce sont des individus de cet acabit qui contribuent, aussi, au désordre républicain.

D.C