Le forum internationale de la cybersécurité organisée par la Gendarmerie a ouvert ses portes à Lille ce mardi 7 septembre. Placé sous le thème de la cybersécurité coopérative et collaborative, ce rendez-vous annuel a pour but de favoriser l’innovation, développer la coopération entre les agences européennes, lutter contre les ransomwares et bien plus encore.

Sur le même thème : Montpellier : Un cyber pédophile confondu par les Gendarmes

Le FIC, l’événement cyber de l’année

Pendant trois jours, les plus grands spécialistes du numériques d’Europe se rencontrent pour traiter des cyber menaces. CyberGend, Europol, Thalès, entreprises spécialisés, tous sont présents pour échanger sur les enjeux demain. Pour la Gendarmerie, le forum est l’occasion idéale de présenter sa stratégie de cybersécurité mais représente également l’opportunité de sensibiliser les grandes entreprises aux menaces les plus dévastatrices. L’ANSSI, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, a recensé en 2020 une hausse de 255% quant aux demandes de rançons liées aux cyber attaques.

Pour le général (2S) de corps d’armée Marc Watin-Augouard, fondateur du FIC, cet évènement doit permettre à tous les acteurs de “se tourner vers l’Europe”.

Le forum dévoilera aussi le gagnant du prix du livre de l’année en matière de cybersécurité. Un livre blanc contenant 28 propositions sur la cyber sécurité et les cyber menaces paraitra également ce 9 septembre.

CyberGend, l’unité Gendarme de demain

Technicien du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), extrait des données et informations d’un smartphone

Cette année plus que jamais, les cyber menaces n’ont cessé d’évoluer. Avec le confinement et le développement du télétravail, les Gendarmes ont davantage été amenés à combattre la cybercriminalité. C’est pourquoi le commandement de la Gendarmerie dans le cyber-espace a été mis en place par le ministère de l’Intérieur le 25 février 2021. Basé à Pontoise et rattachée à la DGGN, cette unité permet de mener des investigations numériques sur tout le territoire national. Parmi ses missions, la prévention et la sécurité numérique, l’intervention et l’investigation, l’appui numérique aux opérations de Gendarmerie et la mise en place de stratégie et de partenariats.

A travers les onze antennes du C3N, le centre de lutte contre les criminalités numériques, ce sont 7 000 Gendarmes et 200 réservistes qui œuvrent chaque jour. A terme, le C3N devrait compter 10 000 militaires qualifiés et 1 000 réservistes.

Sur le même thème: Incorporation de la première [email protected] : la transformation numérique de la Gendarmerie en marche

Les scènes de crime de plus en plus connectée

Scène de crime connectée – PJGN – Photo CNews

Aujourd’hui, sur une scène de crime, il peut y avoir jusqu’à 40 objets connectés” explique un cybergendarme. “On est donc amenés à faire des choix entre les objets sur la scène de crime. La priorité est donnée aux caméras de surveillance (…) avec l’apparition de nouveaux objets high tech, on doit analyser deux fois plus d’éléments tout en faisant attention à ne pas être piégés par eux” poursuit-il.

Entre montre connectée, smartphones, tablettes, systèmes de surveillance et assistants domestiques, nombreuses sont les preuves qui peuvent se retourner contre les enquêteurs.

Pour cela, les enquêteurs s’exercent en reconstituant et analysant au peigne fin des scènes de crime dites “connectées”. Une maquette de ce type de scène sera présent au FIC afin de montrer la complexité des enquêtes d’aujourd’hui.

Prévention et proximité, la mission de magendarmerie.fr

Tout comme moncommissariat.fr, la Gendarmerie dispose d’un nouveau portail d’accès de contact. Par cette plateforme, un citoyen peut directement entrer en contact avec un Gendarme et signaler une infraction. Accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, celle-ci recueille désormais jusqu’à 730 demandes par jour. Une application devrait également bientôt voir le jour, la rapidité des informations devant permettre de recevoir un plus grand nombre de données et d’accélérer les enquêtes.

Le commandement de la Gendarmerie dans le cyber-espace sensibilise également les entreprises contre les cyber attaques. De janvier à juillet 2021, 207 ont déjà eu lieu. Qu’elles soient lancées par des cyber délinquants ou des groupes criminels organisés, la Gendarmerie peine toutefois à mener des investigations par manque de données. Une problématique liée au manque de plaintes venant des entreprises pour diverses raisons.

Le programme du FIC

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here