Retour sur la traque sans relâche du tueur de Doriane (diaporama)

Marc Floris, l’homme qui a tué à Plan-de-la-Tour (Var) Doriane Ragon avec laquelle il a entretenu une liaison a été retrouvé mort ce mardi non loin de son domicile à Gréolières (06), un petit village connu pour sa station de ski Gréolières-les-Neiges, dans le haut pays grassois. Retour sur la traque avec le colonel Nasser Boualam, commandant de groupement des Alpes-Maritimes.

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Marc Floris qui était retourné après le meurtre dans le domicile familial du hameau de Laval, une propriété avec plusieurs bâtisses, avait ouvert le feu, sans l’atteindre, sur un Gendarme de la section de recherches de Marseille alors que ce dernier s’approchait de la maison. Il est parvenu à s’enfuir discrètement et à se réfugier dans la montagne qu’il connaît comme sa poche, étant chasseur. “Après une levée de doutes concernant sa présence dans la propriété, nous avons estimé qu’il ne pouvait partir que par le Nord, car nous avions rendu le sud infranchissable” explique le colonel Boualam qui a probablement dirigé sa dernière opération, étant nommé au cabinet du DGGN en août prochain. Une manœuvre terrestre avec du contrôle de zones s’est alors mise en place avec de gros moyens et surtout le GIGN, d’abord l’antenne d’Orange puis le GIGN central, l’homme étant un chasseur susceptible d’être armé. A son domicile ont en effet été découvertes une demi douzaine d’armes dont plusieurs fusils de chasse de longue portée.

Le colonel Boualam (Photo Gendarmerie PACA)

« Nous avons mis en place un quadrilatère de 10 km sur 6 avec quatre points clé à tenir et des patrouilles dynamiques, afin d’empêcher d’éventuels soutiens du suspect d’approcher en voiture pour l’aider à fuir” rembobine le chef des Gendarmes maralpins.

Marc Floris a en effet tenté de joindre des connaissances pour “l’exflitrer”, mais en vain.

Ensuite, les Gendarmes ont ratissé “à fond” la zone, fouillant certaines des 100 grottes avec l’aide du PGHM de Saint-Sauveur-sur-Tinée, du chien Saint-Hubert et des deux hélicoptères engagés équipés de caméras thermiques.

« Nous avons resserré la zone de recherches, nous lui avons mis la pression, mis en place un véritable “battle rythm”, (un terme militaire signifiant un tempo soutenu) et finalement nous l’avons fixé dans le secteur où il a été retrouvé décédé” poursuit l’officier qui a dirigé cette “manoeuvre intégrée » avec “un seul chef”.

La mère de Marc Floris “soulagée” de sa mort

Grâce à des moyens techniques, les Gendarmes savaient que le suspect était dans le secteur. Acculé, ne voulant pas se rendre, il a très probablement mis fin à ses jours, une arme de poing ayant été retrouvé à-côté de lui, avec une blessure à la tête.

Dans une interview à TF1, sa mère s’est dite  soulagée de sa mort : “J’ai perdu un fils, j’ai perdu ma chair, j’ai perdu mes tripes, mais je suis soulagée qu’il soit mort. Je suis soulagée parce qu’il a enlevé la vie. Je n’aurais pas pu concevoir que Doriane soit morte et pas lui, et lui n’aurait jamais pu survivre à cela.

Près de 200 Gendarmes engagés dans la traque

Tous les PSIG des Alpes-Maritimes ont été engagés aux côtés de la compagnie de Grasse, de trois unités de forces mobiles, les escadrons d’Antibes et Belley (01) et Chambéry (13), le PGHM, la section de recherches de Marseille avec son groupe d’observation et de recherches (GOS), la BR de Gassin-Saint-Tropez.

Côté moyens nationaux, le GIGN central avec deux hélicoptères Puma du groupe interarmées d’hélicoptères a pris le relais de l’antenne GIGN d’Orange.

Pour coordonner le dispositif, un PC a été installé avec l’appui de la cellule C20 de la région.

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