L’opposition gendarme-ruralité à policier-urbanité est obsolète selon le général Cavallier

Le général (2S) Bertrand Cavallier, spécialiste du maintien de l'ordre (Photo DR)

Dans une interview au site Atlantico, le général de division (2s) Bertrand Cavallier, par ailleurs conseiller de La Voix du Gendarme, analyse le Livre blanc de la sécurité intérieure. Il estime que l’opposition Gendarme-ruralité à policier-urbanité est “totalement obsolète”.

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A la question d’Atlantico de savoir si l’opposition Gendarme-ruralité à policier-urbanité semble une grille d’analyse encore pertinente, le général Cavallier répond qu’“elle est totalement obsolète”.

Elle relève d’une vision caricaturale et surannée. Les territoires se sont transformés et la gendarmerie s’est adaptée au fil des années à cette nouvelle réalité » observe l’ancien commandant de la région Picardie qui situe “la véritable opposition entre une logique de centre métropolitain et de périphérie”.

Le policier agit majoritairement sur les centres urbains denses et le Gendarme sur un dégradé de territoires allant du périurbain dense à l’hyper ruralité”

Bertrand Cavallier dans Atlantico

Pour lui, “les deux modèles de force de sécurité intérieure ne présentent donc pas une dichotomie réductrice mais répondent à deux logiques qui de plus en plus tendent à s’opposer socialement” et juge que “la Gendarmerie offre par sa position géographique comme par les réalités sociales qu’elle touche un véritable trait d’union sécuritaire« .

La vision parisienne ne peut plus être exclusive

La montée des menaces de toute nature exige désormais de porter l’effort au profit des acteurs les plus résilients. Dans cet esprit, les organisations de nature militaire démontrent incontestablement une nouvelle pertinence » lance l’ancien chef charismatique du centre de formation au maintien de l’ordre de Saint-Astier connu pour son attachement viscéral à la militarité.
Egalement interrogé sur la réalisation du redéploiement, Bertrand Cavallier ne cache pas son scepticisme en émettant des doutes sur le réalisme du chantier de redéploiement “dans la forme et avec la manière présentée”.

Le général pense aussi, après la réaction dans la presse des élus de Toulouse qui “veulent garder leurs Gendarmes” après les propos de Gérald Darmanin, que “la vision parisienne ne peut plus être exclusive”.

D.C

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