Mort de Victorine : le suspect confondu par les Gendarmes

De gauche à droite le général Tréhin le procureur Vaillant le procureur adjoint Duffau-le colonel James (Photo André Veyret)

Le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant a débuté sa conférence de presse ce jeudi soir au sujet de l’arrestation de Ludovic Bertin, tueur présumé de Victorine Dartois par un hommage aux Gendarmes qui ont résolu rapidement cette affaire. Rappelons que le meurtre de la jeune fille de 18 ans a été commis le 26 septembre à Villefontaine (Isère).

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En présence du général Yann Tréhin, commandant le groupement de l’Isère, le colonel Lionel James, commandant la section des recherches de Grenoble, a souligné l’ampleur des moyens mis en œuvre par l’ensemble des services opérationnels et judiciaires de la Gendarmerie nationale. Le service central de renseignements criminels (SCRC) et de l’Institut des recherches criminelles de la Gendarmerie nationale (IRGN) ont été mobilisés dès le début de l’affaire, ainsi que le groupe d’observation et de surveillance (GOS) de Lyon et  même le GIGN pour interpeller le suspect. Une cellule de dix enquêteurs exclusivement dédiés à l’enquête avait également été créée au sein de la Gendarmerie de l’Isère.

Finalement le meurtrier, qui avait confessé son forfait à un ami, a été arrêté dans une station-service de Saint-Quentin-Fallavier. Ludovic Bertin, 25 ans, gérant d’entreprise, père d’un bébé, n’a pas opposé de résistance. Non seulement il a été confondu par les enquêteurs mais il est également passé aux aveux pendant sa garde à vue, a confirmé Boris Duffau, le procureur adjoint de la République de Grenoble.

L’homme, a dit aux Gendarmes qu’il avait malencontreusement bousculé Séverine, qu’il ne connaissait pas, en faisant un footing. Une dispute a alors éclaté, puis une bagarre. Dans la colère il a avoué avoir étranglé puis paniqué et noyé l’étudiante.

Le meurtrier présumé de Victorine déjà condamné à plusieurs reprises

En ce qui concerne la mort par strangulation, qui n’avait pas été révélée, Bertin a dit vrai. Par contre, il a nié avec force avoir violé sa victime ou avoir eu l’intention de le faire. Les enquêteurs avaient pourtant constaté que le pantalon de la jeune fille avait été retiré. Constatation suffisamment grave pour que l’homme soit mis en examen pour enlèvement et séquestration, mais aussi pour meurtre précédé de crime (tentative de viol). Il encourt la réclusion à perpétuité.

L’avocate du suspect refuse de s’exprimer

En réponse à une question de La Voix du Gendarme, le procureur-adjoint Duffau a indiqué que Ludovic Bertin, 25 ans, avait été condamné une dizaine de fois et qu’il avait bénéficié d’aménagements de peine. Le Parisien a consacré un article sur ce délinquant originaire de Vénissieux (Rhône) et installé depuis plusieurs années dans le même quartier que la famille Dartois.

Après la conférence de presse les intervenants ont laissé la place aux avocates, non sans avoir salué la mémoire de la victime et exprimé leur compassion à l’égard de ses parents.

L’avocate de Bertin n’a pas souhaité s’exprimer. Celle de la partie civile, Me Kelly Monteiro, du barreau de Vienne (Isère) a précisé que les parents de la victime ne connaissaient pas l’individu bien qu’il soit domicilié à Villefontaine (dans un autre quartier, à 800 mètres). Pour l’avocate, la thèse de la dispute est irrecevable car Victorine était une jeune fille timide et craintive, c’est-à-dire tout le contraire de la “bagarreuse » que son agresseur voudrait faire d’elle…

A.V.

Le général (2s) Jacques Fombonne, ancien chef de la SR d’Orléans, du GIR de Montpellier et du centre national de formation à la police judiciaire sur le plateau de RMC

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