1000 hommes et femmes pour le GIGN 3.0 (diaporama)

Lors de la prise de commandement du GIGN ce lundi à Versailles par le général Ghislain Réty, le directeur général de la Gendarmerie a annoncé que l’unité version 3.0 va passer à 1000 hommes prochainement. Les antennes deviennent début 2021 des détachements et seront dans les mains du commandant du groupe.

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Prise de commandement pluvieuse, prise de commandement heureuse : les participants -dont la Voix du Gendarme qui avait l’honneur d’être invitée- pourront toujours se consoler avec cette maxime adaptée pour la circonstance!

Sous une pluie battante, en présence d’un nombre restreint d’invités dont plusieurs anciens chefs -Christian Prouteau, Hubert Bonneau, Eric Gérard et Frédéric Gallois- le général d’armée Christian Rodriguez a d’abord remis des décorations avant de confier symboliquement le drapeau du GIGN au nouveau chef de l’unité de Versailles Satory.

Le patron de la Gendarmerie a surtout évoqué l’avenir immédiat du groupe version 3 qui va passer à 1000 hommes

Rappelant que la 1ère transformation avait vu le GSIGN devenir le GIGN 2.0 avec un effectif passant de 80 à 400 militaires, le général Rodriguez a détaillé la version 3.0.

L’unité d’élite (400 personnels) va réunir plus de 1 000 hommes et femmes et va englober les 7 antennes de métropole (350 personnels) et les antennes outre-mer (250 personnels).

Les antennes deviendront des détachements

Ce qui était dans les tuyaux depuis un certain temps va devenir une réalité : le commandant du “GI” aura entre ses mains le commandement opérationnel et le commandement organique et des antennes qui deviendront des détachements. Cette transformation sera effective au plus tôt en janvier 2021 et au plus tard à l’été 2021 a précisé le général Réty lors d’un point de presse.

Une différence de niveau et de formation entre le GIGN central et les détachements

Cette transformation aura “des effets de bord” a estimé le nouveau patron du groupe avec par exemple la création d’une nouvelle branche de gestion. Concrètement, il y aura un brassage des personnels entre les détachements expliqué lors d’un point presse le général Réty. Un Gendarme passera désormais d’un détachement à un autre et ne sera plus géré au niveau régional.

Mais il y aura toujours deux niveaux avec une différence de formation et de niveau de sélection pour le GIGN central. Un peu plus de trois mois plus un an de formation pour l’unité centrale et huit semaines pour les futurs détachements. Le but est que les détachements puissent faire les missions du GIGN en extrême urgence mais dès qu’on peut temporiser, c’est l’unité centrale qui intervient. Nous avons des critères d’engagement pour le GIGN central, cela ne changera pas qui a balayé toute concurrence avec le RAID en réponse à un journaliste. “Au contraire, pour mettre fin à des légendes urbaines, je m’entends très bien avec son chef, Jean-Baptiste Dulion” a lancé Ghislain Réty en évacuant d’un revers de main une autre question sur une éventuelle fusion. “Ce n’est pas envisageable, nous sommes militaires, ils sont civils et il n’y aurait aucun gain, c’est pareil que pour la Gendarmerie et la Police”.

800 sollicitations en 2019

En 2019, le GI a été sollicité à 800 reprises en comptant les antennes (environ 350 pour Versailles et environ 450 pour la totalité des antennes) a encore rappelé Christian Rodriguez en précisant que 70 et 80 % des missions concernent le judiciaire. 

Moniteur parachutiste et historique du groupe

Succèdant au général Laurent Phelip, nommé à la tête du commandement pour la sécurité nucléaire (Cossen), le général Ghislain Réty est un historique du groupe. Ce moniteur parachutiste a servi dans l’unité d’élite pendant 12 ans comme chef des opérations, officier adjoint et commandant adjoint.

Saint-Cyrien, diplomé de l’École de guerre, du centre des hautes études militaires (CHEM) et de l’IHEDN, il a commandé le groupement de la Gironde puis a été chef du bureau défense et sécurité nationale.

Avant de perdre la tête de l’unité d’élite, Ghislain Réty a été chef d’état-major du centre des opérations (CDO) Covid-19 pendant la crise sanitaire.

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