Rodolphe Bosselut (Photo DR)

Au lendemain d’une manifestation pour Adama Traoré qui s’est tenue bien qu’interdite, Me Rodolphe Bosselut, l’avocat de deux des trois Gendarmes ayant participé à l’interpellation dénonce “ une complaisance médiatique ” à l’égard de la famille du jeune et des pressions sur la justice “ qui ne doit pas se laisser prendre en otage ”.

Le conseil de deux des trois militaires ayant participé à l’interpellation d’Adama Traoré le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise – son décès avait été constaté dans la caserne de Persan – est révulsé par les manoeuvres du clan Traoré qui bénéficie d’une “ complaisance médiatique ” et qui joue sur “ la dictature de l’émotion ”.

Les médias, – dont le Monde NDLR- parlent d’une contre expertise déposée par la famille Traoré, ce n’est pas le cas, c’est juste un avis médical rédigé en 24 heures chrono par un médecin à la demande de la famille alors que la nouvelle expertise – qui dédouane les Gendarmes- a pris plusieurs mois ” tonne le pénaliste. “ Il n’y a pas de vérifications, aucun contrôle, on leur donne la parole, mais on n’investigue pas ” poursuit l’avocat qui reste “ serein ” sur la décision des juges après l’expertise rendue le 29 mai.

Rien de comparable avec l’affaire Floyd

Il y a un fossé monstrueux entre la réalité du dossier et ce que raconte Assia Traoré, d’abord il n’y a pas eu de placage ventral et le menottage n’a duré que quelques secondes ” assène M° Bosselut.

Les Gendarmes sont à bout

Pour lui, “ la famille tente d’importer artificiellement l’affaire Georges Floyd, alors que cela n’a rien à voir et que c’est à tout point de vue incomparable, c’est purement scandaleux ”.

Quand la famille Traoré est en difficulté dans l’instruction judiciaire, elle enclenche une instruction médiatique ” tempête l’avocat des Gendarmes qui “ sont à bout « . “ Ils n’en peuvent plus ”.

Ils sont placés sous le statut de témoin assisté pour les faits de non-assistance à personne en danger.

Le dernier rapport d’expertise ordonné par les juges et mené par un collège de trois médecins, affirme “ qu’une défaillance cardiaque était à l’origine de la mort du jeune homme ” et met hors de cause les Gendarmes.

La partie civiles dispose de dix jours pour demander aux juges d’instruction d’ordonner une nouvelle contre-expertise.

Sur le même thème : Le chef des deux femmes Gendarmes assassinées à Collobrières d’adresse à Camélia Jordana

Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, va être mise en examen pour diffamation envers des gendarmes, a appris mardi 10 décembre franceinfo auprès de son avocat Me Yassine Bouzrou. Elle a reçu une lettre du juge d’instruction, faisant office d' »avis préalable à une mise en examen » pour « diffamation publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Un frère d’Adama renvoyé aux assises pour tentative d’assassinat contre les forces de l’ordre

Depuis le drame de juillet 2016, la famille d’Adama Traoré n’a de cesse d’attaquer la Gendarmerie mais aussi de défrayer la chronique judiciaire.Ainsi, Assia, porte-parole du comité “ Justice pour Adama ” a été entendue le 1er octobre 2019 à la suite de la plainte de deux Gendarmes pour des propos écrits sur un compte Facebook. 

Il était écrit : “ Les gendarmes t’ont tué mais ils ne tueront pas ton nom Adama ”, et “ Pas de justice pas de paix, mise en examen des gendarmes ”, suivi des noms de trois Gendarmes!

Son frère Bagui, 27 ans, soupçonné d’avoir tenté d’assassiner des membres des forces de l’ordre pendant les violences ayant suivi la mort d’Adama est renvoyé aux assises.

Mis en examen depuis mars 2017 pour tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique, Bagui Traoré, 27 ans, avait été renvoyé devant un tribunal correctionnel pour des qualifications de violences volontaires. Mais le parquet de Pontoise avait interjeté en appel de cette ordonnance de renvoi en chambre correctionnelle.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a suivi l’analyse du ministère public et ordonné un renvoi devant une cour d’assises pour “ tentative d’assassinat ”.

Bagui Traoré sera jugé aux côtés de cinq autres personnes. Le procès devrait se tenir en novembre 2020.

Il a notamment été condamné pour trafic de drogues et extorsion violente. Cette affaire de racket était à l’origine de l’intervention des Gendarmes le 19 juillet 2016. Présent, Adama Traoré avait pris la fuite et été rattrapé au terme d’une course-poursuite dans sa ville de Beaumont-sur-Oise. 

Il a été également condamné en mai 2029 avec son frère Youssouf, 25 ans, pour trafic de stupéfiants par le tribunal de Pontoise. Il a écopé d’un an et son jeune frère de deux.

Trois autres frères ont été condamnés par la justice et ont été jusqu’à quatre frères en même temps en prison!

Yacouba a été condamné à trois ans de prison en octobre 2018 pour  l’incendie du bus de Boyenval, à Beaumont-sur-Oise le 23 novembre 2016. Le parquet avait requis 6 ans.

Il a également écopé de 18 mois ferme pour avoir tabassé un homme qui accusait son frère de viol de son codétenu en prison.

Samba Traoré a été quant à lui condamné en mai 2018 à quatre ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.

8 COMMENTS

  1. En fait, la respectable familles traore veut surtout récupérer un petit billet en profitant de la bonté républicaine et en utilisant les éternels idiots utiles ..

  2. Une famille exemplaire qui fait le buzz mais qui oublie les cadavres dans les placards…
    Quid du chauffeur de bus, de la gendarme, de toutes ces personnes arnaqués par la famille Traoré ?
    Respect à la Gendarmerie Nationale.

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