Un officier de Gendarmerie hors service maîtrise un homme armé dans un train

TGV Photo d'illustration Pixabay

Un capitaine de Gendarmerie hors service a interpellé un homme ivre dans un train qui s’affairait à éventrer avec un couteau des bagages afin de voler de l’argent ou des cartes bancaires. Retour sur une intervention exemplaire et courageuse.

Cette intervention qui n’a pas fait les gros titres de la presse remonte au 29 octobre.

Le capitaine Marc, affecté au groupement du Pas-de-Calais, est installé dans le TGV Lille Paris. En position administrative de permission, il se rend dans la capitale pour une audition au Sénat dans le cadre du projet de loi de finances.

Il a été invité au titre de son rôle d’administrateur de l’Apnm Gendarmes & Citoyens par le sénateur des Alpes-Maritimes (Les Républicains), Henri Leroy, lui même ancien officier de Gendarmerie.

Alors que le train, bondé en ce milieu de semaine, circule depuis environ 1h, un message d’urgence est diffusé dans les hauts-parleurs du wagon. Le contrôleur réclame l’intervention d’un Gendarme, d’un policier ou même d’un douanier. Il y a un gros problème dans la voiture 15.

En possession d’un couteau à cran d’arrêt, d’un tournevis et d’une pince coupante

Le capitaine Marc ne réfléchit pas longtemps et se sent obligé de s’engager.

Il « décline » sa qualité à son voisin et lui confiant la garde de ses affaires, remonte la rame à la rencontre de l’agent SNCF. « A ce moment là, j’ai croisé des regards inquisiteurs, ou fuyants, l’ambiance était spéciale » nous confiera l’officier.

Le contrôleur, ému et fébrile est soulagé de voir arriver un Gendarme qui lui présente sa carte professionnelle. Il explique qu’il a vu un homme ivre en train d’éventrer des sacs de voyage et de fouiller dedans. De peur de voir l’individu se rebeller et l’attaquer avec le couteau, il a préféré lancer ce message.

Le militaire repère le suspect et évalue la situation. L’homme est sur la plate forme entre deux rames au niveau des portières. Il estime alors qu’il peut s’engager sans se mettre en danger, ni causer des dommages collatéraux.

Sang froid et courage

Tel un passager lambda, il dépasse l’individu et profitant de l’effet de surprise, l’interpelle tout en déclinant sa qualité de Gendarme. Dans la foulée, appuyé par le contrôleur qui s’est placé derrière, il procède à une rapide palpation de sécurité qui permet de découvrir un couteau à cran d’arrêt, un tournevis, et une pince coupante.

Identifié par son billet, le suspect, alcoolisé et ayant manifestement consommé des stupéfiants finit par reconnaître avoir volé plusieurs passeports et des cartes bancaires qu’il a utilisées au bar avec le sans contact.

Placé en queue de wagon pour le reste du trajet sous le surveillance du contrôleur, il est pris en compte à la gare de l’Est par quatre agents de la Suge, la sûreté SNCF.

L’officier de Gendarmerie quant à lui s’est rendu à son rendez-vous au Sénat non sans avoir adressé un compte rendu à son commandement de groupement.

Si elle n’est pas un acte héroïque, cette intervention est néanmoins révélatrice de l’état d’esprit des Gendarmes

Mais cet ancien sous-officier de 54 ans, fort d’une très longue expérience en brigade conjuguée à une condition physique de grand sportif, a su parfaitement analyser la situation et les risques afin d’intervenir en sécurité.

La modestie naturelle de Marc en sera surement mise à mal, mais il a fait preuve de sang froid et de courage.

La Voix du Gendarme est heureuse d’adresser un amical « coup de képi » au capitaine Marc pour son attitude qui fait honneur à l’Apnm Gendarmes & Citoyens et à la Gendarmerie.

M.J

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