Le chef de bataillon Fleurot était non seulement grand officier de la Légion d'honneur mais aussi titulaire de la médaille militaire et de gaz Croix de guerre des TOE avec 3 citations (Photo DR)

La Voix du Gendarme apprend le décès du chef de bataillon (Infanterie de Marine) Jacques, Raymond Fleurot à l’âge de 94 ans, père de notre camarade Serge Fleurot, président départemental de l’UNPRG des Côtes d’Armor (22) et correspondant de la Caisse nationale du Gendarme (CNG) dans les Côtes d’Armor. Il est décédé quelques semaines après son épouse Jacqueline.

Le commandant Jacques Raymond Fleurot dont le père, Gustave, était Gendarme à cheval, cité deux fois dans le livre d’or de la Gendarmerie, était grand officier de la Légion d’Honneur, médaillé militaire et titulaire de la croix de guerre des TOE avec trois citations.

Ses obsèques se sont déroulées le mardi 22 octobre 2019 à 9H30 en l’église de Castres (81) en présence d’un détachement du 8ème Régiment parachutiste d’infanterie de Marine (RPIMa).

Il s’était installé à Castres en 1989 et s’était investi dans l’amicale des anciens du « 8 », dont le président, le général Claude Réglat, a prononcé son éloge funèbre.

La Voix du Gendarme adresse ses condoléances attristées à notre camarade Serge Fleurot et l’assure de tout son soutien en ces moments difficiles.

Résistant, médaillé militaire à 25 ans, blessé à Dien Bien Phu

Le Journaldici consacre un bel hommage au chef de bataillon Fleurot qui était un véritable héros.

Engagé dans l’armée régulière en 1942 dès l’âge de 17 ans, puis maquisard dans les FFI de Saône et Loire, il n’avait plus quitté le métier des armes jusqu’à sa retraite en 1979.

Blessé une première fois dans l’armée de De Lattre en octobre 1944 dans les Vosges, puis à nouveau en janvier 1945 en défendant Strasbourg, il avait ensuite débarqué en Indochine en décembre 1946.

Médaillé militaire comme sergent à l’âge de 25 ans, il avait été à nouveau grièvement blessé à Dien Bien Phu en 1952 au cours de son deuxième séjour en Indchine. Fait prisonnier par le Viet-minh, un rapatriement sanitaire lui avait probablement évité la mort, réservée à la grande majorité des rescapés du camp retranché par les traitements inhumains infligés par leurs geôliers communistes.

Nommé adjudant et cité à l’ordre de l’armée pendant sa captivité, puis envoyé en Algérie, il avait notamment participé à l’opération franco-britannique sur le canal de Suez.

Promu sous-lieutenant en 1960, Jacques Fleurot avait reçu la Légion d’honneur l’année suivante. Il avait 36 ans.

Revenu en Algérie dans la dernière partie du conflit, il avait ensuite enchaîné les affectations dans les troupes de marine en métropole, outre-mer et en Afrique. 

Retiré pendant dix ans à Fréjus, il y était devenu secrétaire général de l’association des amis du musée des troupes de marine dès sa création en 1979.

Source : Journaldici

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